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Conférence des Évêques Catholiques au Canada

4 octobre 2018 Articles


Conférence des Évêques Catholiques au Canada
24 septembre 2018

I. Défis et horizons des Églises d’Orient :
1. Défis des guerres en cours qui déracinent les chrétiens de leurs terres d’origine ou ils se trouvent depuis 1000 ans et y sont les gardiens des racines du Christianisme. Ce sont des guerres par procuration.
a) Guerre entre deux puissances régionales : Arabie Saoudite et Iran : entre Sunnites et Chiites. Elles s’effectuent en Irak, Syrie, Yémen. Le Liban est victime de leurs retombées politiques, économiques et sociales. A cause d’elles les chrétiens ont été obligés à quitter leurs patries.
b) La guerre sur l’Irak en 2000 a fait perdre un million des chrétiens qui ont quitte sur un total de 1500.000 chrétiens. La guerre civile subséquentes entre les Sunnites et les Chiites a crée une autre onde d’émigration chrétienne.
c) Guerre entre les organisations terroristes et les autorités locales en Irak et Syrie : Al Qaïda, Annusra, Daeche,(État Islamique) secondées par des mercenaires venant surtout de pays européens; et soutenues en armes , argent et couverture politique par de grands pays intéressés par les guerres en cours dans la région moyen-orientale, d’où agressions et menaces contre les chrétiens .
d) Conflits israélo-palestiens et ses effets : déracinent des palestiniens musulmanes et chrétiens de leurs terre d’origine depuis 1948; privation de leur droit de retour a leur terre d’origine ; privation de leur droit à un état Palestien propre à côte de l’état d’Israël; déclaration Américo-israélien de Jérusalem comme capitale d’Israël contre toute les résolutions de l’ONU et de conseil de sécurité. Jérusalem « Corpus separatum », ville ouverte avec statut propre international,; déclaration du Knesset qu’Israël est un Nations pour les Juif.
Les chrétiens furent et sont toujours victimes de toutes ces guerres et de tous ces conflits. Ils subissent par conséquents une hémorragie migratoire énorme. Ceux qui restent vivent dans la pauvreté et la sensation d’être étranger dans leurs propres nations ou ils ont vécu depuis 2000 ans et ont réussi à créer la modération musulmane, grâces au dialogue commun de vie, de culture et de destin.
Nos horizons sont de maintenir notre présence dans cette terre moyenne ou commence l’histoire du salut et s’est réalisé le Divin plan de salut du genre humain. N’oublions pas que la culture chrétienne couvrait toute cette région déjà 600 ans avant la parution de l’islam.
Nous comptons sur la communion et la solidarité de l’Église Universelle et celle du Canada.

II. Défis des Maronites au Canada : (il est celui des autres chrétiens orientaux)
a) Préserver leur patrimoine liturgique, spirituel et disciplinaire qui forme leur identité syriaque-Antiochienne et leur héritage chrétien vécu dans le monde arabe et dans le monde musulman du Moyen-Orient. En Gardant ce patrimoine ils collaboreront à enrichir le patrimoine de l’Église locale latine du Canada.
b) Préserver leurs traditions libanaises et moyen-orientales pour enrichir aussi la société canadienne pluriculturelle.
c) Garder les jeunes attaches a leur identité et aux valeurs humaines et chrétiennes : spirituelles et morales.
d) Entreprendre une démarche d’intégrations dans la société canadienne d’accueil, tout en évitant le risque d’assimilation. Il s’agit d’un apport d’inculturation. Cette intégration exige :
1. D’entretenir de bonnes relations avec les différentes églises du Canada : Latine, Orientales Catholiques et Orthodoxes et les communautés protestantes.
2. De préserver leur foi et leur héritage communautaire dans une société de sécularisation politique. Eux comme libanais viennent d’un état qui séparent entre religion et état, mais qui respectent toutes les religions de leurs statuts personnels. D’autres viennent de pays a système politique religieux.
3. De s’harmoniser avec une société multiculturelle avec des notes distinctives de la société anglophone du Canada et de celle francophone du Québec.

III. Comment l’Église au Canada peut aider les maronites et en particulier les jeunes?
a) Former les prêtres de l’église latine a la connaissance des églises patriarcales catholiques et de leurs patrimoines liturgiques, spirituelles, théologiques et disciplinaires. Et ce sous l’angle visuel de l’universalité de l’Église.
Cette formation est importante sur le plan pastoral et ecclésial, afin d’orienter les fideles maronites, surtout les jeunes, qui fréquentent leurs paroisses et sollicitent le baptême ou le mariage, de les adresser a leurs cures maronites s’ils s’y trouvent ou bien de leur administrer ces sacrements et maintenir leur inscription a l’Église Maronite et envoyer une notification a l’Évêque Maronite.
b) D’où la nécessité d’insérer dans la formation théologique de vos séminaristes un cours sur les Églises patriarcales Orientales en conformités avec l’enseignement du concile Vat. II dans son Décret sur « les Églises Orientales ».


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