Nous sommes tous coupables


Il n’est pas raisonnable et il est faux de diminuer l’extrême importance de l’unification de la Fête de Pâques et de toutes les autres fêtes chrétiennes. Il est temps pour nous chrétiens de nous souvenir du commandement du Seigneur Jésus qui a prié ainsi : « Que tous soient uns,, comme toi, ô Père, tu es en moi et moi en toi, qu’ils soient eux aussi uns en nous » ( Jn 17, 21 ).
Puisque notre division est une blessure permanente dans le cœur de notre Rédempteur, qui ne guérit pas par la violence et la révolution, mais par la charité et la prière. Est-ce de la foi de mettre le tort de nos divisions sur les autres ? Est-ce de la justice de mettre le fardeau de notre séparation sur ceux qui n’ont ni pouvoir ni décision? Ceux-là, si la décision revenait à eux, auraient unifié la fête en un instant.
Je prie chaque jour et demande à Dieu, dans l’espoir d’obtenir l’unité complète et totale entre les chrétiens, en souhaitant que sa sainteté le pape François, avec leurs Béatitudes les patriarches orthodoxes et catholiques ainsi que tous les responsables des Églises et des communautés protestantes, de prendre ensemble une décision unanime, obligeant tous les chrétiens à fêter Pâques ensemble, et de renoncer à ce qui nous sépare, quant au calendrier, puisque le samedi est au service de l’homme.
Joyeuses Pâques à mes bien-aimés frères orthodoxes, avec qui mon amitié, mon engagement catholique ainsi que mon obéissance à sa sainteté le pape ne m’empêchent pas de proclamer mon ardent désir d’unité et de communion complètes avec eux.
Mgr Ibrahim M. Ibrahim
Évêque de Canada pour les grecs Melkites catholiques