Les quinze oraisons de Sainte Brigitte

Les quinze oraisons de Sainte Brigitte auraient été révélées par NOTRE-SEIGNEUR à Sainte Brigitte dans l`Église de Saint Paul à Rome. Mais elles ne figurent pas dans son livre des Révélations Célestes et personne ne les a  trouvées dans ses plus anciennes biographies. Il est ainsi difficile de soutenir que Sainte Brigitte les as reçues. Par cet exercice accompli chaque jour, on récite en un an autant d’oraisons avec Pater et Ave que NOTRE-SEIGNEUR a reçu de coups dans sa Douloureuse Passion. Selon Michael Martin (http://home.earthlink.net/~thesaurus/thesaurus/Filius/StBrigid.html) elles auraient été écrites dans les années 1400 par un mystique anglais de l’ordre des Brigittins , ordre fondé par sainte Brigitte, mais il ne donne pas ses sources. Tout le monde reconnait la valeur et la beauté de ses prières. Le Vatican a interdit de les publier avec les MAGNIFIQUES PROMESSES que, parait-il, JÉSUS aurait  accompagné cette révélation en faveur de ceux qui accompliraient avec foi et piété cette Sainte pratique, car il ne semble pas qu’elles soient authentiques. Il est permis de prier les 15 oraisons mais concernant la récompense que Dieu fera pour qui les dira en état de grâce pendant un an, c’est le secret de Dieu. On obtient de Dieu autant qu’on en espère. Lequel de nous sera déçu pour avoir trop espérer de Dieu ? Les dons de Dieu sont si grands que notre imagination ne peut les concevoir. Cependant ces oraisons, dans ce monde si séculier et en pleine voie d’apostasie, suscitant la ferveur des fideles et les conduisant à honorer les Saintes Plaies de Notre Seigneurs ne peuvent qu’être agréables à Dieu. Aussi  vous trouverez ces promesses, que l’on trouvent dans toutes les éditions, au bas de cette page.

Premier  ORAISON PATER, AVE O Jésus-Christ !  douceur éternelle à tous ceux qui vous aiment, Joie qui surpasse toute joie et tout désir, salut et espoir des pécheurs, qui avez témoigné n’avoir de plus grand contentement que d’être parmi les hommes, jusqu’à prendre la nature humaine en la plénitude des temps pour l’amour d’eux. Souvenez-vous des souffrances que vous avez endurées dès l`instant de votre conception, et surtout dans le temps de votre Sainte Passion, ainsi qu’il avait été décrété et ordonné de toute éternité dans la pensée divine. Souvenez-vous, Seigneur, que faisant la Cène avec vos disciples, après leur avoir lavé les pieds, vous leur avez donné votre Corps Sacré et votre Précieux Sang et tout en les consolant avec douceur, vous leur avez prédit votre prochaine Passion. Souvenez-vous de la tristesse et de l’amertume que vous avez éprouvées en votre âme, comme vous l’avez témoigné vous-même, disant :  « Mon âme est triste jusqu’à la mort. » Souvenez-vous, Seigneur, des craintes, angoisses et douleurs que vous avez endurées en votre corps délicat avant le supplice de la croix, quand, après avoir prié trois fois, en répandant une sueur de sang, vous avez été trahi par Judas, votre disciple, pris par la nation que vous aviez choisie et élevée, accusé par de faux témoins, injustement jugé, en la fleur de votre jeunesse et dans le temps solennel de la Pâque. Souvenez-vous que vous avez été dépouillé de vos propres vêtements et revêtu de ceux de la dérision ; qu’on vous a voilé les yeux et la face, qu’on vous a donné des soufflets, que vous avez été couronné d’épines, qu’on vous a mis un roseau à la main, et qu’attaché à une colonne, vous avez été déchiré de coups et accablé d’affronts et d’outrages. En mémoire de toutes ces peines et douleurs, que vous avez endurées avant votre Passion sur la croix, donnez-moi avant la mort une vraie contrition, une sincère et entière confession, une juste pénitence et la rémission de tous mes péchés.  Ainsi soit-il.

DEUXIÈME ORAISON PATER, AVE O Jésus !  vraie liberté des Anges.  Paradis de délices, ayez mémoire de l’horreur et de la tristesse que vous avez endurées lorsque vos ennemis, tels des lions furieux, vous entourèrent, et par mille injures, crachats, soufflets, égratignures et autres supplices inouïs, vous tourmentèrent à l’envi.  En considération de ces tourments, et de ces paroles injurieuses, je vous supplie, ô mon Sauveur, de me délivrer de mes ennemis visibles et invisibles, et de me faire arriver, sous votre protection, à la perfection du salut éternel.  Ainsi soit-il.

TROISIÈME ORAISON PATER, AVE Ô Jésus !  Créateur du Ciel et de la terre, que nulle chose ne peut contenir ni limiter.  Vous qui renfermez et tenez tout sous votre puissance, souvenez-vous de la douleur très amère que vous avez endurée lorsque les soldats, attachant vos mains sacrées et vos pieds très délicats à la croix, les percèrent de part en part avec de gros clous tout épointés, et ne vous trouvant pas dans l’état qu’ils voulaient, pour contenter leur rage ils agrandirent vos plaies y ajoutant douleur sur douleur, puis par une cruauté inouïe, vous allongèrent sur la croix et vous tirèrent de tous côtés en disloquant vos membres. Je vous conjure, ô Jésus, par la mémoire de cette très sainte et très aimante douleur de la croix, de me donner votre crainte et votre amour !  Ainsi soit-il.

QUATRIÈME ORAISON PATER, AVE O Jésus !  Céleste médecin, élevé en croix pour guérir nos plaies par les vôtres, souvenez-vous des langueurs et meurtrissures que vous avez souffertes en tous vos membres, dont aucun ne demeura en sa place, en sorte qu’il n’y avait douleur semblable à la vôtre. De la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête, aucune partie de votre corps n’était sans tourments; et cependant, oubliant vos souffrances, vous ne vous êtes point lassé de prier votre Père pour vos ennemis, lui disant :  «Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font». Par cette grande Miséricorde, et en mémoire de cette douleur, faites que le souvenir de votre très amère Passion opère en moi une parfaite contrition et la rémission de tous mes péchés.  Ainsi soit-il.

CINQUIÈME ORAISON PATER, AVE O Jésus !  miroir de splendeur éternelle, souvenez-vous de la tristesse que vous avez eue, lorsque, contemplant dans la lumière de votre divinité la prédestination de ceux qui devaient être sauvés par les mérites de votre Sainte Passion, vous voyiez en même temps la multitude des réprouvés qui devaient être damnés par leurs péchés, et vous plaigniez amèrement ces malheureux pécheurs perdus et désespérés. Par cet abîme de compassion et de pitié, et principalement par la bonté que vous avez manifesté envers le bon larron, lui disant : «Tu seras avec moi, aujourd’hui en Paradis.», je vous prie, ô doux Jésus, qu’à l’heure de ma mort, vous me fassiez miséricorde.  Ainsi soit-il.

SIXIÈME ORAISON PATER, AVE O Jésus !  Roi aimable et si désirable, souvenez-vous de la douleur que vous avez eue, quand nu et comme un misérable, attaché et élevé sur la croix, tous vos parents et vos amis vous abandonnèrent, excepté votre Mère bien-aimée qui demeura, en compagnie de saint Jean, très fidèlement auprès de vous dans l’agonie et que vous avez recommandés l’un à l’autre en disant : «Femme, voilà ton fils !», et à saint Jean : «Voilà ta mère !». Je vous supplie, ô mon Sauveur, par le glaive de douleur qui alors transperça l’âme de votre Sainte Mère, d’avoir compassion de moi en toutes mes afflictions et tribulations, tant corporelles que spirituelles, et de m’assister dans toutes mes épreuves, surtout à l’heure de la mort.  Ainsi soit-il.

SEPTIÈME ORAISON PATER, AVE O Jésus !  Fontaine inépuisable de compassion qui par une profonde affection d’amour avez dit sur la Croix : « J’ai soif », mais de la soif du salut du genre humain, je vous prie, ô mon Sauveur, d’exalter le désir de mon coeur de tendre à la perfection dans toutes mes œuvres ; et d’éteindre entièrement en moi la concupiscence charnelle et l’ardeur des appétits mondains.  Ainsi soit-il.

HUITIÈME ORAISON PATER, AVE O Jésus !  douceur des cœurs, suavité des esprits, par l’amertume du fiel et du vinaigre que vous avez goûtés sur la croix par amour pour nous, accordez-moi de recevoir dignement votre Corps et votre Sang Précieux pendant la vie et à l’heure de la mort, pour servir de remède et de consolation à mon âme.  Ainsi soit-il.

NEUVIÈME ORAISON PATER, AVE O Jésus !  Vertu royale, joie de l’esprit,  souvenez-vous de la douleur que vous avez endurée, lorsque, plongé dans l’amertume à l’approche de la mort, insulté, outragé par les hommes, vous avez  crié avoir été abandonné par votre Père, lui disant :  « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? ». Par cette angoisse, je vous conjure, ô mon Sauveur, ne m’abandonnez pas dans les terreurs et les douleurs de la mort.  Ainsi soit-il. DIXIÈME ORAISON PATER, AVE O Jésus !  qui êtes en toutes choses commencement et fin, vie et vertu, souvenez-vous que vous vous êtes plongé pour nous dans un abîme de douleurs, de la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête.  En considération de la grandeur de vos plaies, apprenez-moi à garder vos commandements par une vraie charité, ces commandements dont la voie est large et aisée pour ceux qui vous aiment.  Ainsi soit-il.

ONZIÈME ORAISON PATER, AVE O Jésus ! abîme très profond de Miséricorde, je vous supplie, en mémoire de vos plaies qui ont pénétré jusqu’à la moelle de vos os et de vos entrailles, de me tirer, moi, misérable submergé par mes offenses, hors du péché, et de me cacher de votre face irritée dans les trous de vos plaies, jusqu’à ce que votre colère et votre juste indignation soient passées.  Ainsi soit-il.

DOUZIÈME ORAISON PATER, AVE O Jésus !  miroir de vérité, marque d’unité, lien de charité, souvenez-vous de la multitude de plaies dont vous avez été blessé de la tête aux pieds, déchiré et tout rougi par l’effusion de votre sang adorable.  O grande et universelle douleur que vous avez soufferte, pour l’amour de nous, en votre chair virginale !… Très doux Jésus, qu’auriez-vous pu faire pour nous que vous n’ayez fait !…Je vous conjure, O mon Sauveur, de marquer avec votre Précieux Sang toutes vos plaies dans mon cœur, afin que j’y lise sans cesse vos douleurs et votre amour. Que par le fidèle souvenir de votre Passion, le fruit de vos souffrances soit renouvelé dans mon âme, et que votre amour s’y augmente chaque jour, jusqu’à ce que je parvienne à vous qui êtes le trésor de tous les biens et de toutes les joies, que je vous supplie de me donner, O très doux Jésus, dans la vie éternelle.  Ainsi soit-il.

TREIZIÈME ORAISON PATER, AVE O Jésus ! lion de Juda, roi immortel et invincible, ayez mémoire de la douleur que vous avez endurée, lorsque toutes vos forces, tant du cœur que du corps, étant épuisées, vous avez  incliné la tête en disant : « Tout est consommé ». Par cette angoisse et cette douleur, je vous supplie, Seigneur Jésus, d’avoir pitié de moi, en la dernière heure de ma vie, lorsque mon âme sera dans l’angoisse et que mon esprit sera troublé.  Ainsi soit-il.

QUATORZIÈME ORAISON PATER, AVE O Jésus !  fils unique du Père, splendeur et figure de sa substance, souvenez-vous de l’humble recommandation que vous avez faite à votre Père, lui disant : « Mon Père, je remets mon esprit entre tes mains ».  Puis, votre corps déchiré, votre cœur brisé, et les entrailles de votre miséricorde ouvertes pour nous racheter, vous avez expiré. —— Par cette précieuse mort, je vous conjure, O Roi des saints, de me conforter et de me secourir pour résister au démon à la chair et au sang, afin qu’étant mort au monde, je vive en vous seul. Recevez, je vous prie, à l`heure de ma mort, mon âme pèlerine et exilée qui retourne à vous.  Ainsi soit-il.

QUINZIÈME ORAISON PATER, AVE O Jésus !  vraie et féconde vigne, souvenez-vous de l’abondante effusion de sang que vous avez si généreusement répandue de votre Corps sacré, comme le raisin sous le pressoir. De votre côté, perforé d’un coup de lance par un soldat, vous avez donné du sang et de l’eau, de telle sorte qu’il n’en est plus demeuré une seule goutte, et enfin, comme un faisceau de myrrhe élevé du haut de la croix, votre chair délicate s’est anéantie, l’humeur de vos entrailles s’est tarie, la moelle de vos os s’est desséchée. Par cette amère Passion et par l’effusion de votre Précieux Sang, je vous supplie, ô bon Jésus, de recevoir mon âme lorsque je serai à l’agonie. Ainsi soit-il. PRIÈRE FINALE O doux Jésus ! Blessez mon cœur, afin que des larmes de pénitence et d’amour, nuit et jour, me servent de pain ; convertissez-moi entièrement à vous ; que mon cœur vous soit une perpétuelle habitation, que ma conduite vous soit agréable, et que la fin de ma vie vous soit tellement louable qu’après ma mort je puisse mériter votre paradis et vous louer à jamais avec tous vos saints.  Ainsi soit-il.

—–PROMESSES—– De magnifiques promesses ont été faites à sainte Brigitte par une image de Notre-Seigneur Jésus Christ crucifié, à condition qu’elle dise tous les jours ces Oraisons, et elles sont aussi promises à tous ceux qui les diront dévotement chaque jour pendant l`espace d’un an. Comme il y avait fort longtemps que Brigitte désirait savoir le nombre des coups que Notre-Seigneur reçut en sa passion, un jour Il lui apparut en lui disant:  « J’ai reçu en mon corps 5480 coups, si vous voulez les honorer par quelque vénération, vous direz 15 Pater et 15 Ave avec les Oraisons suivantes ( qu’Il lui enseigna pendant un an entier ).  L’année écoulée, vous aurez salué chacune de mes plaies. Il ajouta ensuite que quiconque dirait ces Oraisons pendant un an : 1 -Délivrera 15 âmes de sa lignée du Purgatoire. 2 -15 justes de sa même lignée seront confirmés et conservés en état de grâce. 3 -Et 15 pécheurs de sa même lignée seront convertis. 4 -La personne qui les dira aura les premiers degrés de perfection. 5 -Et 15 jours avant sa mort je lui donnerai mon Précieux Corps, afin que par celui-ci elle soit délivrée de la faim éternelle ; je lui donnerai mon Précieux Sang à boire de peur qu’elle n’ait soif éternellement. 6 -Et 15 jours avant sa mort, elle aura une amère contrition de tous ses péchés et une parfaite connaissance de ceux-ci. 7 -Je mettrai le signe de ma très victorieuse Croix devant elle, pour son secours et sa défense contre les embûches de ses ennemis. 8 -Avant sa mort, je viendrai avec ma très chère et bien-aimée Mère. 9 -Et recevrai bénignement son âme, et la mènerai aux joies éternelles. 10-Et l’ayant menée jusque-là, je lui donnerai un singulier trait à boire de la fontaine de ma Déité, ce que je ne ferai point à d’autres ne disant pas mes Oraisons. 11-Celui qui dira ces Oraisons est assuré d’être joint au suprême choeur des anges. 12-Quiconque les enseignera à un autre, sa joie et son mérite ne manqueront jamais, mais seront stables et dureront à perpétuité. 13-Là où sont et où seront dites ces Oraisons, Dieu y est présent avec sa grâce.

—–APPROBATIONS—– Ces oraisons et les promesses qui s’y rattachent ont été copiées sur un livre imprimé à Toulouse en 1740, et publié par le Père Adrien Parvilliers de la Compagnie de Jésus, Missionnaire Apostolique de la Terre Sainte, avec approbation, permission et recommandation de les répandre. Du temps de sainte Brigitte au XIVe siècle, l’imprimerie n’était pas encore inventée; on avait recours aux copistes.  Le Pape Urbain VI les encourageait à multiplier les exemplaires des révélations de sainte Brigitte, que se disputaient les rois, les souverains, les évêques, les Universités, les Couvents, les Bibliothèques. Les livres contenant ces Oraisons et promesses ont été approuvés par un très grand nombre de Prélats parmi lesquels son Eminence le Cardinal Giraud de Cambrai en 1845, Monsieur Florian, Archevêque de Toulouse en 1863.  La collection des petits livres, parmi lesquels étaient ces Oraisons, a été bénite par Sa Sainteté le Pape Pie IX le 31 mai 1862.  Enfin cette collection a été recommandée par le Grand Congrès de Malines, le 22 août 1863.

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