Saint Charles de Foucault

Saint Charles de Foucault
(1858-1916)
Sa fête est le 1er décembre

Charles de Foucault est né en 1858 à Strasbourg, d’une famille chrétienne.  Sa mère était une pieuse chrétienne, qui a planté dans son cœur et dans le cœur de sa sœur Marie l’amour de Dieu dès l’enfance.  Ses parents sont morts quand il avait 6 ans, ce qui lui a causé une grande douleur. Son grand-père a pris soin de lui, qui l’a comblé de son amour, de sa gentillesse et de sa tendresse.  Son grand-père est mort quand il était encore jeune, et il a laissé entre ses mains une grande fortune.  Il est allé en Algérie pour le service militaire, et là il a travaillé sur des découvertes scientifiques qui lui ont valu une grande renommée dans le domaine de la science.

Il a vécu sa jeunesse avec une grande insouciance, les tentations et les plaisirs de la vie l’ont tenté à cette époque.  Ainsi il commença à s’éloigner peu à peu de Dieu, mais en même temps il ressentait au fond de lui un vide douloureux et une profonde tristesse.

Il a rencontré les musulmans dans le désert d’Algérie, et a été influencé par la façon dont ils ont prié et se sont prosternés..leur croyance en Dieu lui a causé un choc, créant en lui la question de son propre croyance.

Après son retour en France, ses amis et ses proches l’accueillent avec une grande joie comme le retour de l’enfant prodigue qui l’aide à se convertir à sa première foi et il répète cette prière : « Seigneur, si tu existes vraiment, fais-le-moi savoir toi. »

Le curé avait l’intention d’en apprendre davantage sur le christianisme, alors le prêtre lui a demandé de s’agenouiller et de se confesser, car son vrai besoin n’est pas de science ou de philosophie, mais d’une rencontre vivante avec Dieu.

Cette rencontre a été une conversion pour Charles, et elle a changé toute sa vie.  Ainsi, puisqu’il croyait à l’existence de Dieu, il comprit qu’il ne pouvait vivre pour personne d’autre.  Sa vocation monastique remonte à l’heure de sa conversion.

Il a commencé à rechercher avec son guide comment donner toute sa vie à Dieu, alors il a rejoint l’Ordre écossais dans un monastère très pauvre de la région « Aqbis » au nord de la Syrie. Il y a rencontré des chrétiens de ce pays, qui ont enduré de nombreuses tortures et persécutions. à cause de leur foi.

Par ses relations avec les familles chrétiennes voisines du monastère, il a touché à leurs conditions pauvres et difficiles, il a donc voulu que sa vie monastique soit plus proche d’eux, comme l’était la vie de Jésus avec ses proches à Nazareth.

Il est allé à Nazareth, où il a été attiré par la vie simple et humble de Jésus, dans laquelle se révèlent le mystère de Dieu et le mystère de son amour pour chaque personne.Il a voulu que cette méthode soit un chemin de sa vie.  Avec l’aide de son guide, il a décidé de retourner vivre dans le désert d’Algérie parmi les tribus marginalisées et pauvres, et il était comme l’une d’entre elles.

Il a vécu dans le silence du désert une vie de prière et de contemplation. Il passait de longues heures devant le Saint-Sacrement. Sa présence était toujours la présence d’un frère et d’un ami pour tous ceux qui frappent à sa porte. Ainsi, le frère Charles a forgé un nouveau chemin dans la vie monastique, une vie qui combine la prière et l’unité avec Dieu, et aussi la participation des personnes à leur vie, en particulier La participation des pauvres et des abandonnés. Il a vécu une vie de prière et de travail, une vie non loin du monde, comme la vie de Jésus à Nazareth

Frère Charles prêchait la fraternité universelle… un Français qui vivait avec les Arabes, un Chrétien qui vivait avec les Musulmans, un riche qui vivait avec les pauvres… Ainsi il brisa toutes les barrières…
Peu de temps après sa mort, des groupes spirituels sont apparus, saturés de sa spiritualité, et ont suivi ses traces.  Le pape Jean-Paul II l’a déclaré honorable en 2001, et le pape Benoît XVI l’a déclaré béatifié en 2005, puis le miracle attribué à son intercession a été approuvé par le pape François et le déclarera saint.

Parmi ses prières : La prière d’abandon de soi
Père… je m’abandonne à toi, alors fais de moi ce que tu voudras,
Quoi que vous me fassiez, je vous remercie.
Je suis prêt à tout, et je suis satisfait de tout.
Je n’ai pas d’autre désir, mon Dieu,
Sauf que ta volonté sera parfaite en moi et dans toutes tes créatures.
Je mets mon âme entre tes mains,
Je te le donne, mon Dieu, avec tout l’amour dans mon coeur,
Parce que je t’aime, et parce que l’amour exige que je me donne,
Pour le laisser entre vos mains, sans mesure, et avec une confiance illimitée,
Parce que tu es mon père.

Préparé par Rita de l’équipe Voix du Seigneur