Vie de sainte Bernadette Soubirous
Sainte Bernadette naquit en 1844 à Lourdes, en France. Au baptême, elle reçut le nom de Marie-Bernarde, mais elle fut connue sous le nom de Bernadette.
Son père s’appelait François Soubirous et sa mère Louise Castérot. C’étaient de bons parents, qui l’élevèrent bien. Son père était meunier au service d’une famille très riche, et il vivait avec sa famille au moulin. Puis le pays traversa une crise économique, et les dettes obligèrent la famille à quitter le moulin et à s’installer dans une petite pièce à l’intérieur d’une ancienne prison, le « cachot », qui appartenait à un cousin de François.
La famille, six personnes, le père, la mère et les quatre enfants, vivait dans une seule pièce. Les filles étaient les aînées : Bernadette, l’aînée, et Toinette (de deux ans et demi plus jeune), puis venaient Jean-Marie et Justin. François et Louise faisaient tous les travaux qu’ils trouvaient pour nourrir leurs enfants. La famille avait encore quelques ressources à la naissance de Bernadette, puisqu’elle fut confiée pendant six mois à une nourrice. Cette nourrice, Marie Aravant-Lagües, vivait à Bartrès, près de Lourdes ; elle s’occupa de la petite Bernadette et l’allaita, et des liens profonds restèrent entre les deux familles, comme le voulait la tradition. Les difficultés économiques de la famille permirent à Marie de prendre Bernadette en charge, sous prétexte de l’aider avec d’autres enfants ; mais ce n’était qu’un prétexte pour lui confier la garde des moutons : Bernadette travailla ainsi comme bergère, sans être payée.
Pour l’inciter à aller à Bartrès, on avait dit à Bernadette qu’elle pourrait s’y préparer avec le curé à sa première communion ; elle avait quatorze ans et n’avait pas encore reçu ce sacrement. Mais ses employeurs, voyant son application au travail, l’obligèrent à passer plus de temps à garder les moutons, ce qui l’empêcha de suivre le catéchisme.
Les deux enfants de la famille qui l’accueillait allaient chaque matin au catéchisme, tandis qu’elle devait aller aux champs, ce qui la fit beaucoup souffrir. Les gens commencèrent à douter de l’intelligence de Bernadette.
Il est vrai qu’elle apprenait avec difficulté, et elle-même disait qu’elle avait peu de mémoire ; mais, privée de la possibilité d’étudier, elle arriva à l’âge de treize ans sans savoir ni lire ni écrire. L’instituteur Jean Barbet, qui eut l’occasion de lui faire le catéchisme, disait : « Elle a de la peine à retenir les mots du catéchisme, parce qu’elle ne peut pas l’étudier, ne sachant pas lire ; mais elle fait de grands efforts pour saisir le sens des explications.
De plus, elle est très attentive, pieuse et très modeste. » Il ne fait aucun doute que Bernadette sut faire fructifier le grand trésor que Dieu lui avait donné : un cœur rempli de merveilleuses vertus chrétiennes, l’innocence, la tendresse, la bonté, la charité et la douceur. Le curé de la paroisse, l’abbé Ader, put percevoir la profondeur du cœur de Bernadette au cours de quelques rencontres.
Elle croyait fermement aux apparitions de La Salette (1846), et on la compara même aux enfants de La Salette. Quand Bernadette vit qu’il lui était impossible de se préparer à la première communion à Bartrès, elle demanda à Marie Lagües de la laisser rentrer à Lourdes et pria ses parents de la reprendre à la maison. Elle voulait recevoir la première communion et commencer tout de suite le catéchisme. Ses parents acceptèrent son retour à Lourdes, qui eut lieu le 28 janvier 1858, deux semaines avant la première apparition de la Vierge.
Il faut noter que, ne pouvant recevoir la première communion, Bernadette se tourna vers la Vierge Marie et pria le chapelet chaque jour. La Vierge lui ouvrit alors les portes et lui confia son message pour le monde entier. Elle révéla à cette sainte enfant de quatorze ans qu’elle était « l’Immaculée Conception ». La Vierge lui apparut dix-huit fois et lui demanda de dire aux prêtres de lui bâtir une chapelle au lieu des apparitions. Mais pendant cette période, sainte Bernadette rencontra beaucoup de difficultés. Elle vécut plusieurs combats spirituels, comme les tentations du démon contre Jésus après quarante jours au désert, mais elle tint bon, parce que la Vierge l’accompagnait. Dans ses apparitions, la Vierge lui demandait d’appeler les pécheurs à la conversion et de prier pour eux. À la demande de la Vierge, Bernadette creusa la terre près de la grotte (le lieu des apparitions), et aussitôt jaillit une eau pure. Bernadette en but, et cette petite source devint une source de grâces qui a guéri, et guérit encore aujourd’hui, beaucoup de malades de l’âme et du corps.
Les foules se pressaient en ce lieu, priant et suppliant du fond du cœur. Après la fin des apparitions, Bernadette entra au couvent des Sœurs de la Charité de Nevers et devint religieuse. Elle aida beaucoup les nécessiteux. Atteinte de tuberculose, elle supporta les douleurs de la maladie avec joie et paix intérieure pendant son noviciat, et elle fut admise à la profession sur son lit de malade. Elle passa sa vie au service des malades et de l’Église. Malgré ses grandes souffrances, elle resta aimable et toujours souriante, comme on l’avait toujours connue. Elle entra dans la vie éternelle le 16 avril 1879, à l’âge de trente-cinq ans. Son corps est conservé jusqu’à aujourd’hui, intact, dans une châsse de verre dans la chapelle du couvent Saint-Gildard, à Nevers. Elle fut canonisée le 8 décembre 1933. Sa fête est célébrée en France le 18 février, car c’est à cette date, lors de la troisième apparition, que la Vierge, sans lui dire encore son nom, lui promit de la rendre heureuse, non pas en ce monde, mais dans l’autre, car elle habiterait le ciel. Dans d’autres pays, on la fête le jour de sa mort, le 16 avril.
Que sa prière soit avec nous.
Préparé par Rita, de l’équipe de Sawt el Rab






