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Sainte Faustine, apôtre de la Miséricorde divine

Sainte Faustine, apôtre de la Miséricorde divine
(1905-1938)

Hélène Kowalska naquit en Pologne dans une famille modeste ; elle était la troisième de dix enfants.
La Vierge Marie fut présente dans sa vie dès son enfance.
Sœur Faustine raconte un rêve qu’elle fit à l’âge de cinq ans : elle se promenait au paradis, main dans la main avec la Vierge Marie. Mais personne n’accorda d’importance à ce rêve, vu son jeune âge.

Elle n’alla à l’école que deux ans, car ses parents n’avaient pas les moyens de payer davantage ; elle les aida ensuite aux travaux des champs et aux soins du bétail.
Lors de sa première communion, elle découvrit la grandeur de la prière. Elle disait souvent : « Je crois que c’est mon ange gardien qui me réveille la nuit pour prier. »

Elle passait beaucoup de temps dans les champs à méditer et à prier. Un jour, elle décida d’entrer au couvent, mais ses parents s’y opposèrent fermement, car ils n’avaient pas de quoi payer son trousseau de religieuse. Elle en fut attristée,
et ce refus la plongea dans l’abattement : elle chercha à faire taire la voix qui l’appelait à consacrer sa vie au Seigneur, en se tournant vers les vanités de la vie.

Hélène raconte ce qui lui arriva :
« Un soir, j’étais avec l’une de mes sœurs à un bal. Alors que tous s’amusaient, je ressentais en moi une grande inquiétude. Quand je commençai à danser, je vis soudain près de moi Jésus, souffrant, dépouillé de ses vêtements, couvert de plaies, qui me dit :
Jusqu’à quand vais-je te supporter, et jusqu’à quand me décevras-tu ?
À cet instant, la douce musique cessa pour moi, toute l’assistance disparut à mes yeux, et il ne resta que Jésus et moi. »

Hélène quitta alors discrètement ses amis et se rendit à la cathédrale Saint-Stanislas-Kostka. Devant le Saint-Sacrement, elle demanda au Seigneur de lui faire connaître sa volonté, et soudain elle entendit ces paroles : « Pars immédiatement pour Varsovie ; là, tu entreras au couvent. »
Elle quitta la maison de ses parents et dit à la Vierge : « Marie, ma Mère, guide mes pas. »
Elle travailla d’abord comme domestique, jusqu’au jour où elle frappa à la porte de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde, où elle prononça plus tard ses vœux perpétuels et reçut son nouveau nom : « Marie Faustine ».
Au couvent, elle fut d’abord cuisinière, puis, en raison de sa santé, elle travailla tour à tour au jardin et comme portière.
Elle gardait toujours son calme, sa gaieté et sa simplicité ; équilibrée et travailleuse, elle était un exemple pour toutes
par son zèle et son dévouement sans limites. Malgré sa santé fragile, son obéissance, son humilité et sa charité étaient exemplaires.

Jésus lui apparut pour la première fois vêtu d’un vêtement blanc resplendissant, dans une lumière éclatante, et lui demanda de faire peindre ce qu’elle voyait et d’écrire sous l’image : « Jésus, j’ai confiance en toi. »
Avec l’aide de son confesseur, le père Michel Sopoćko, elle fit exécuter l’image par un peintre, selon la demande de Jésus,
et la présenta à ses supérieures.
Elle commença ensuite à faire connaître au monde la Miséricorde divine.

Les quatorze années de sa vie religieuse furent un dialogue ininterrompu avec le Seigneur Jésus, et un long martyre physique et moral qu’elle accepta et offrit pour le salut du monde.
Atteinte de tuberculose, elle resta alitée à l’hôpital ; selon son Petit Journal, elle recevait chaque jour la sainte communion des mains d’un séraphin (un ange) qui venait la visiter pour cela.

Elle entra dans la demeure céleste
le 5 octobre 1938, au couvent de Cracovie, les yeux fixés sur l’image du Christ et sur celle de l’Immaculée Conception,
à l’âge du Christ, trente-trois ans.

Dans ses visions, elle avait vu le paradis et le purgatoire, et elle avait compris que la sainteté ne tient pas aux apparitions ni aux visions, mais à la pratique des vertus unie à la dévotion à la Miséricorde divine. Parmi les vertus les plus importantes : la véritable humilité, la pureté du cœur et l’amour de Dieu.
Jésus lui dit : « Sache, ma fille, que mon Cœur est la miséricorde même. De cet océan de miséricorde, les grâces se déversent sur le monde entier. Aucune âme qui s’est approchée de moi n’est repartie sans consolation. Toute misère s’engloutit dans ma miséricorde, et de cette source jaillissent toutes les grâces de salut et de sanctification. »
Sa cause de béatification fut ouverte en 1965-1966. La guérison d’une Américaine, Maureen Digan, survenue en mars 1981, fut étudiée et reconnue comme miracle en 1992.
En 1993, le pape Jean-Paul II la proclama bienheureuse, le jour de la fête de la Miséricorde divine, et le 30 avril 2000 il la canonisa.

Préparé par Rita, de l’équipe Sawt el Rab

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