HomeVie des Saints27 avril : mémoire de saint Siméon, fils de Clopas

27 avril : mémoire de saint Siméon, fils de Clopas

27 avril : mémoire de saint Siméon, fils de Clopas

Aujourd’hui, 27 avril, nous faisons mémoire de saint Siméon, fils de Clopas (Alphée), évêque de Jérusalem.

Siméon était fils de Clopas. Ses frères étaient Jacques le Mineur, l’apôtre Jude et José, comme le rapporte l’Évangile selon saint Matthieu (13, 55). Il était l’un des soixante-douze disciples.

Il se trouvait à Jérusalem le jour où la foule se souleva contre son frère Jacques, premier évêque de Jérusalem, et le précipita du haut du pinacle du Temple, où il mourut martyr. Les apôtres s’accordèrent alors pour élire son frère Siméon comme successeur. Il gouverna son troupeau avec sagesse et zèle apostolique. À cette époque, les Juifs se soulevèrent contre la garnison romaine et la massacrèrent, dans l’espoir de retrouver leur indépendance et la gloire de leurs pères, sans se douter de ce qui allait leur arriver. L’évêque Siméon comprit la situation et prévit la ruine qui allait frapper Jérusalem. Il quitta la ville avec tout son troupeau et le conduisit à l’est du Jourdain, où ils vécurent en sécurité.

Peu après, les armées romaines arrivèrent, encerclèrent Jérusalem en l’an 70, y entrèrent de force, passèrent ses habitants au fil de l’épée, en tuèrent des dizaines de milliers, et le feu dévora son magnifique Temple. Ainsi s’accomplit la prophétie du Seigneur : « Il ne restera pas ici pierre sur pierre : tout sera détruit » (Matthieu 24, 2). Les chrétiens rendirent grâce à Dieu d’avoir échappé à l’épée des Romains grâce à leur évêque, saint Siméon. Quand le calme revint, l’évêque retourna à Jérusalem avec son troupeau et y poursuivit son œuvre pour le bien de ses enfants pendant environ trente-cinq ans. Le nombre des croyants augmenta de son temps.

Il était très âgé, âgé, dit-on, de cent vingt ans, lorsque l’empereur Trajan déclencha la persécution contre les Juifs et les chrétiens. Siméon fut dénoncé à Atticus, gouverneur de Palestine. N’obtenant rien de lui, celui-ci le fit arrêter sans égard pour sa vieillesse. On lui infligea toutes sortes d’humiliations et de cruels tourments pendant plusieurs jours ; il les supportait avec patience en louant Dieu. Finalement, le gouverneur le fit crucifier. Il rendit son âme pure sur la croix, heureux de mourir comme son Seigneur et divin Rédempteur. C’était vers l’an 107.

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