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Ce qu’il faut savoir sur la Dormition de la Vierge Marie et son Assomption au ciel

Informations très importantes sur la Dormition de la Vierge Marie et son Assomption au ciel

On dit que c’est le peuple fidèle qui a introduit le jeûne de la Mère de Dieu dans le calendrier de l’Église, car jusqu’au XIe siècle il ne figurait pas parmi les jeûnes prescrits par le droit canonique, et on ne le trouve dans aucun canon sur le jeûne.

Ce jeûne était connu comme le jeûne des vierges ; on le considérait comme un soutien de la pureté et de la virginité, et c’est pourquoi il était surtout pratiqué par les ascètes et les moines.

Puis le peuple se mit à le pratiquer à tous les niveaux, en faisant une occasion de renouveau de la vie spirituelle et un temps de conversion.

Dans ce jeûne, la Vierge Marie est le modèle vivant de la pureté et de la virginité, mais aussi l’intercesseur fidèle par qui nous recevons de Dieu la force et la grâce de mener cette vie.

La Vierge Marie tient dans l’Église orthodoxe une place éminente et singulière dans la liturgie et la vie des fidèles. Elle a cinq fêtes :
sa Nativité (8 septembre), son Entrée au Temple (21 novembre), la Présentation du Seigneur au Temple (2 février), l’Annonciation (25 mars) et sa Dormition (15 août).

Il faut remarquer ici que même les fêtes liées à la Vierge Marie sont à l’origine liées au Seigneur Jésus : on les appelle « fêtes du Seigneur », parce qu’elles sont rattachées au Seigneur. La raison en est que la théologie de l’Église orthodoxe est liée au Seigneur Jésus et tourne autour de lui, car il en est le centre.

La Dormition de la Mère de Dieu

La Sainte Écriture ne dit rien de la Dormition de la Mère de Dieu, mais les Pères, dans leurs homélies, citent de nombreux versets bibliques qui évoquent la Dormition de la Vierge et son élévation avec son corps :

– La parole de David : « Monte, Seigneur, vers le lieu de ton repos, toi, et l’arche de ta force » (Ps 131, 8 selon la Septante ; Ps 132, 8). Selon l’interprétation des Pères, ce verset signifie que le Christ a fait entrer au ciel le corps d’où il était né selon la chair.
– On s’appuie aussi sur cette parole de David : « À ta droite, la reine, parée de l’or d’Ophir » (Ps 44, 10 selon la Septante ; Ps 45, 10). Nous voyons dans ce verset la Vierge Marie parée d’un vêtement royal, se tenant à la droite du Seigneur, c’est-à-dire au ciel.

On cite aussi un verset de l’Apocalypse de Jean : « Un grand signe apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles » (Ap 12, 1).
Les versets cités ne sont que des symboles bibliques qui touchent au thème de la Dormition de la Mère de Dieu et de son élévation au ciel avec son corps. Le fondement du récit de la Dormition de la Vierge nous vient de la Tradition.

La Dormition de la Vierge et son élévation au ciel avec son corps

La source où les Pères ont puisé le récit de la Dormition de la Vierge et de son élévation au ciel avec son corps est un écrit apocryphe (les récits du « Transitus Mariae ») qui circulait dès les premiers siècles, y compris dans des milieux gnostiques. Il rapporte sa dormition et son élévation corporelle au ciel telles que nous les connaissons aujourd’hui. Cet écrit fait partie des apocryphes qui racontent la vie de la Vierge Marie et dont l’Église a retenu certains éléments.
Dans les premiers siècles, l’Église fit circuler le récit de la Dormition de la Vierge avec une grande prudence, entre acceptation et refus, et cela jusqu’au VIe siècle.

Mais, à cause de l’apparition de l’hérésie nestorienne, l’Église accueillit de la tradition transmise tout ce qui concernait la glorification de la Vierge et son honneur. De nombreux Pères consolidèrent ce récit dans leurs écrits et leurs homélies, notamment saint Modeste de Jérusalem et André de Crète,

ainsi que saint Grégoire, évêque de Tours, saint Germain, patriarche de Constantinople, et saint Jean Damascène.

À la fin du VIe siècle, saint Grégoire le Grand, dans son sacramentaire, mentionna la Dormition de la Vierge Marie et son Assomption.

La fixation de la date de la fête de la Dormition

La tradition ecclésiale de l’Assomption de la Vierge Marie au ciel après sa dormition remonte, dit-on, aux temps apostoliques ; sinon, l’Église tout entière ne la célébrerait pas.
Le premier à fixer cette fête au 15 août et à ordonner qu’elle soit célébrée dans tout l’Orient avec une grande solennité fut l’empereur Maurice, vers l’an 600. Le pape Grégoire le Grand, lui aussi, prescrivit la célébration de la fête. En Occident, avant cette date, on la célébrait le 18 janvier.

La fête fut ensuite introduite dans le calendrier de l’Église de Rome. Au VIIe siècle, le pape Serge ajouta une procession pour rehausser l’éclat de la fête. Puis, au IXe siècle, le pape Léon IV lui donna une octave. En Orient, la fête reçut une clôture (apodose), une vigile monastique (qui dure toute la nuit) et un jeûne de quatorze jours (du 1er au 14 août).
L’empereur Andronic consacra tout le mois d’août à la glorification et à l’honneur de la Mère de Dieu, en 1297. C’est pourquoi l’Église appelle ce mois d’août le mois de la Vierge Marie, très sainte Mère de Dieu.
Le mois d’août a donc un caractère marial : les quatorze premiers jours ne sont qu’une préparation à la fête, et les jours suivants, jusqu’à la clôture, n’en sont que le prolongement.

Règle du jeûne pour les paroisses :
À partir du 1er août :
abstinence de viande et de produits d’origine animale ;
le poisson est permis le jour de la fête de la Transfiguration.
Père Boutros al-Zein

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