L’icône « Vierge des douleurs, Consolatrice des Syriens » bénie par le pape pour parcourir la Syrie
Aucune voix ne s’élève plus haut que celle de la souffrance : cette souffrance que ressentit le Christ après son entrée à Jérusalem, et dont l’écho résonne en Syrie depuis 2011 ; ces voix ne se sont toujours pas tues aujourd’hui.
Dans les circonstances de cette guerre cruelle, le père Spiridon Fadi Kabbash, de l’Église orthodoxe de Homs, a écrit l’icône « Vierge des douleurs, Consolatrice des Syriens » au mois d’août dernier, à la demande de l’Aide à l’Église en Détresse et des Églises catholiques et orthodoxes de Syrie. Elle a été présentée au pape François lors d’une prière célébrée à Rome pour la paix en Syrie et pour implorer la miséricorde envers tous les martyrs, les personnes enlevées et les disparus.
Le dimanche 15 septembre 2019, le pape François a béni l’icône « Vierge des douleurs, Consolatrice des Syriens » en présence d’une délégation de l’Aide à l’Église en Détresse conduite par le cardinal Mauro Piacenza, président international de la fondation, du père Spiridon Fadi Kabbash, auteur de l’icône, et de Mme Marie-Claude Lalonde, directrice de l’Aide à l’Église en Détresse Canada, à la Maison Sainte-Marthe, au Vatican. L’icône devait ensuite visiter trente-quatre diocèses de Syrie, dans un pèlerinage où monteraient les prières pour la paix dans ce pays blessé par la guerre, en commençant par Damas, la capitale, où le nonce apostolique en Syrie, le cardinal Mario Zenari, devait la présenter. Son voyage devait s’achever à Damas en mai 2020.
Mme Marie-Claude Lalonde a déclaré : « C’est une grande joie pour moi de participer à cet événement, qui a eu lieu juste avant l’Angélus du dimanche. » Cette bénédiction est un pur bonheur, car nous étions au cœur de notre mission de soutien aux pasteurs chrétiens qui en ont le plus besoin. Elle ajoute : « Cette initiative s’inscrit dans la ligne de tous les autres appels à la paix lancés par le pape François pour mettre fin à ce conflit odieux, dont les civils syriens ont terriblement souffert. » Par ce geste, le pape a fermement réaffirmé son soutien au peuple syrien brisé par la guerre.
Le père Spiridon Fadi Kabbash, auteur de l’icône, a dit : « Nous enverrons l’icône en de nombreux lieux du monde, parce que les gens ont besoin de la consolation de Dieu. La guerre pèse très lourd sur les gens. »
Le pape a adressé un message aux familles qui accompagnaient l’icône : « Vous n’êtes pas seuls, nous sommes avec vous. »
Le pape François a dit lors de la prière mariale en la fête de l’Ascension : « Nous continuerons à prier le Rosaire pour la paix au Moyen-Orient et dans le monde. » C’était en présence du président exécutif international de la fondation pontificale, Thomas Heine-Geldern, qui se tenait aux côtés du pape dans cet engagement à continuer de prier pour la paix, en solidarité avec le peuple syrien.
Le pape avait déjà allumé un cierge pour la paix en Syrie le dimanche 2 décembre 2018, après l’Angélus, parmi les 50 000 cierges allumés à Noël 2018 pour soutenir la campagne de prière de l’Aide à l’Église en Détresse : « Cierges pour la paix en Syrie ».
En même temps, 6 000 chapelets bénis par le pape François un mois plus tôt ont été distribués aux paroisses de Syrie, en réponse aux informations selon lesquelles 2 000 familles chrétiennes avaient perdu au moins un de leurs membres pendant la guerre, et au moins 800 familles avaient un proche enlevé pendant la crise.
Nous demandons à la Vierge des douleurs, Consolatrice des Syriens, de bénir et de protéger la Syrie blessée, qui saigne encore des suites de cette guerre accablante, et de bénir le peuple syrien, dispersé jusqu’aux extrémités de la terre pour fuir la peur, la mort et la destruction.
Le sens de l’icône « Vierge des douleurs, Consolatrice des Syriens »
Au centre de l’icône, la Vierge porte l’Enfant Jésus, qui tient dans sa main une carte de la Syrie…
De l’autre main, il bénit, à sa droite, le peuple syrien de toutes ses communautés, parmi lesquels les deux évêques enlevés…
qui ont détourné leur visage des groupes terroristes armés…
En haut, le Seigneur de gloire accueille dans ses bras les martyrs, civils et militaires, au milieu desquels se trouve le père martyr Frans van der Lugt…
Par Mireille Sayes, équipe Sawt el Rab



