Comme nous sommes en période de jeûne, j’ai été très frappée par ce que saint Basile le Grand a dit du jeûne et de la prière. Ce grand saint de l’Église est l’une des figures les plus célèbres de l’Église universelle et l’organisateur de la vie monastique. (On l’a appelé « le Grand » parce qu’il était grand dans sa foi et ses œuvres, dans son humilité et sa conduite. Il a travaillé et excellé, il a pensé et créé, il a cru et il est devenu saint. Il fut grand en son temps, et il est resté grand au fil des siècles.)
Il a beaucoup écrit : des œuvres doctrinales, ascétiques et catéchétiques. Voici en bref ce qu’il a écrit sur la prière : la prière a des conditions pour être exaucée. L’une d’elles est que notre demande soit conforme à la volonté de Dieu. Jésus dit : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. »
D’autres conditions sont la persévérance et l’insistance ; ou encore la volonté de Dieu que nous corrigions notre vie avant d’être exaucés ; parfois nous ne sommes pas dignes de ce que nous demandons, ou celui pour qui nous le demandons ne l’est pas ; parfois il vaut mieux ne pas être exaucé que de l’être. Mais si toutes les conditions sont réunies, il ne fait aucun doute que Dieu exauce notre prière.
Saint Basile nous enseigne ici comment prier pour que notre prière soit exaucée par Dieu.
Quant au jeûne, il a dit dans l’une de ses homélies : le jeûne a commencé au paradis, quand le Seigneur dit à Adam : « Tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. » Nos premiers parents furent chassés du paradis pour ne pas avoir jeûné. C’est donc par le jeûne que nous entrons dans le Royaume. Tu objectes au jeûne en disant : « Ma santé ne me le permet pas, je ne peux pas m’abstenir complètement de manger et de boire. » Mais dis-moi, je t’en prie : quel est le remède que certains médecins prescrivent aux malades ?
N’est-ce pas l’abstinence de nourriture et de boisson, ou une alimentation légère et simple ? Prends garde de jeûner seulement de viande en pensant que c’est cela qui t’est demandé : le vrai jeûne est de s’abstenir de tout vice… Peut-être ne manges-tu pas de viande, mais tu dévores la chair de ton frère ; tu t’abstiens de vin, mais tu ne mets pas de frein aux désirs brûlants qui s’enflamment en ton âme… Et par jeûne, je n’entends pas la privation de la nourriture nécessaire, car cela mène à la mort, mais la privation de la nourriture qui nous donne du plaisir et provoque la révolte du corps. Bonne continuation de ce jeûne béni, mes frères, et que nos œuvres soient une prière et une louange continuelles au Seigneur.
Préparé par Rita, de l’équipe Sawt el Rab




