C’est une parole que certains moines avaient autrefois l’habitude d’entendre au début de chaque jeûne… L’un des pères du monastère faisait le tour des cellules en tenant un tambourin, le frappait et répétait cette phrase à haute voix, pour que tous les moines l’entendent dans leurs cellules, le matin du premier jour du grand Carême. Le but était d’avertir les moines qu’avec le début du jeûne, les combats du diable allaient redoubler.
Cet avertissement ne vaut pas seulement pour les moines, mais pour toute personne qui commence un jeûne, et surtout le plus beau jeûne de l’année, le grand Carême, qui nous conduit à la fête des fêtes et à la solennité des solennités. †† Le jeûne, dans sa définition la plus simple, est un sacrifice d’amour offert à Dieu. Le saint jeûne de quarante jours est un voyage où nous goûtons la douceur du Seigneur et jouissons de sa compagnie à travers les différentes pratiques spirituelles de ces jours.
C’est pourquoi nous prions le Seigneur pour que les jours du grand Carême soient des jours de bénédiction pour l’Église et pour le monde entier. Jeûnons tous d’un seul cœur et prions d’une seule âme, afin que le Seigneur nous exauce et nous délivre de toute détresse. Prions pour le bien de notre Église et pour les âmes persécutées ; prions pour que la paix règne dans la sainte Église catholique (universelle) et dans le monde entier. Prions pour que tous connaissent le Christ, vrai Dieu, que le Seigneur leur révèle sa lumière et ôte les ténèbres de leurs cœurs. Prions pour que le Seigneur défende, fortifie et affermisse les pas de son Église sur le chemin de la vérité, et en particulier notre père et patriarche Jean X, le saint synode, le clergé et tout le peuple.
P. Boutros Zein