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Méditation du dimanche de la guérison du lépreux

« Je le veux, sois purifié »

La veille de sa rencontre avec le lépreux, Jésus était triste devant la multitude des maladies des hommes, au point qu’il a laissé tous ceux qui venaient le voir et l’écouter, et s’est levé avant l’aube pour aller seul auprès du Père céleste et de l’Esprit Saint (Marc 1, 35). Et qui sait ce qu’ils se disaient ? La réponse n’est pas difficile : Jésus pleurait certainement sur notre situation et notre faiblesse humaine, et demandait à son Père de hâter la mort de la croix pour que le salut soit offert à tous. Et le Père céleste était déchiré entre la croix de son Fils et la croix de l’humanité, l’une plus amère que l’autre. Bref, Jésus savait qu’il allait rencontrer le lépreux et il avait hâte de lui dire : « Je le veux, sois purifié. » Il a fait sa tournée et il attendait que le lépreux vienne à lui. Pendant ce temps, le lépreux vivait sa vie en attendant la mort, sans savoir que le Seigneur de la vie était sur la terre, et qu’avec lui il n’y aurait pas de mort. Puis l’occasion est venue de rencontrer le Seigneur de la vie, et sa confiance en Jésus a suffi pour qu’il résume tout en disant : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Très peu de mots, et la réponse de Jésus tenait aussi en très peu de mots (Marc 1, 40-41).
Mes frères, nous vivons aujourd’hui la lèpre sous une forme moderne : le coronavirus nous a isolés les uns des autres, nous avons peur les uns des autres et les uns pour les autres, et nous disons : « Mon Dieu, où es-tu ? Pourquoi n’interviens-tu pas ? Pourquoi nous abandonnes-tu à notre sort ? » Mais nous ne savons pas que le remède est très simple : il faut être comme le lépreux et faire confiance à Jésus, parce qu’il est la Vie, parce qu’il est le Chemin, parce qu’il est le Sauveur.
Il y a deux mille ans, le lépreux a dit avec confiance : « Si tu le veux, tu peux me purifier », et la réponse de Jésus a été un acte de miséricorde. Et Jésus lui-même a demandé à l’apôtre de la Miséricorde divine, sainte Maria Faustine
(le 22 février 1931), de peindre son image et d’écrire en dessous : « Jésus, j’ai confiance en toi. » Une phrase qui, si nous la disons du fond du cœur, peut nous guérir de nos maladies spirituelles et physiques ; et alors Jésus nous répondra comme il a répondu au lépreux : « Je le veux, sois purifié. »
Jésus, en ce temps béni, et surtout en ce dimanche de la guérison du lépreux, nous te disons : « Nous avons confiance en toi », car le salut ne viendra que par toi, et nous sommes sûrs de ta réponse qui guérit.

Préparé par Élie Abou Zeidan

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