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Pourquoi visite-t-on sept églises le Jeudi saint ?

Pourquoi visite-t-on sept églises le Jeudi saint ?

Le Jeudi saint, appelé aussi jeudi du Lavement des pieds ou jeudi des Mystères, les fidèles visitent sept églises, en méditant les étapes du procès de Jésus et de sa Passion dans l’ordre suivant :

1 – Le Cénacle de la dernière Cène
2 – Gethsémani (le jardin des Oliviers)
3 – Au Sanhédrin, chez Caïphe
4 – À la forteresse Antonia, chez Pilate
5 – Chez Hérode
6 – De nouveau chez Pilate
7 – Le Golgotha

Cette coutume est née à Jérusalem, dès les premiers temps du christianisme. Les fidèles s’y rassemblaient chaque année, la nuit du Jeudi saint, « à la première heure de la nuit (c’est-à-dire vers sept heures du soir) à l’église de l’Éléona », sur le mont des Oliviers, pour prier et chanter ; puis, vers minuit, ils montaient en procession priante jusqu’au sommet, à l’Imbomon, et y restaient à prier et à écouter l’Évangile. Avant le chant du coq, ils descendaient à l’église bâtie à l’endroit où Jésus « se mit à genoux et pria » (Luc 22, 41), puis à Gethsémani, où Jésus fut arrêté ; ils y priaient et écoutaient l’Évangile, puis se dirigeaient vers la porte de la ville, et à travers la ville jusqu’à la Croix… (récit de la pèlerine Égérie, Journal de voyage, l’un des plus anciens textes chrétiens de ce genre, vers 383).

Au XVIe siècle, cette dévotion fut organisée à Rome par saint Philippe Néri. Rome, la ville aux sept collines, est devenue pour les chrétiens la ville des sept grandes basiliques de pèlerinage, élevées sur les tombeaux des martyrs, qui sont des lieux de pèlerinage depuis des siècles.
Cette coutume se poursuit jusqu’à nos jours ; son but est de méditer les étapes du procès de Jésus et de sa Passion.
Les papes ont encouragé cette dévotion, qui durait vingt-quatre heures, car les fidèles devaient marcher au moins vingt milles. Le pape Sixte V publia une bulle où il évoquait le sens symbolique des sept églises de l’Apocalypse. En 1935, le pape Pie XI donna un nouvel élan à cette dévotion, accorda une indulgence plénière aux pèlerins et demanda aux chrétiens vivant hors de Rome de la pratiquer à leur tour. Et en ouvrant le synode de 1960, le pape saint Jean XXIII insista sur l’importance de cette pratique.

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