Saint André
Il était le frère de saint Simon-Pierre et l’un des douze apôtres.
Voici son histoire selon la tradition copte (Synaxaire). Selon la tradition la plus répandue, saint André est mort crucifié à Patras, en Grèce.
Il fut désigné pour aller à la ville de Lydda et au pays des Kurdes. Il entra à Lydda, dont la plupart des habitants avaient déjà cru grâce à Pierre. Il avait avec lui son disciple Philémon, qui avait une belle voix ; il lui demanda de monter à l’ambon et de faire la lecture. Quand les prêtres des idoles apprirent l’arrivée de l’apôtre André, ils prirent leurs lances et vinrent à l’église ; ils s’arrêtèrent pour écouter s’il blasphémait contre leurs dieux. Ils l’entendirent lire la parole du prophète David : « Leurs idoles : or et argent, ouvrage de mains humaines. Elles ont une bouche et ne parlent pas, des yeux et ne voient pas, des oreilles et n’entendent pas, des narines et ne sentent pas. Leurs mains ne peuvent toucher, leurs pieds ne peuvent marcher, pas un son ne sort de leur gosier ! Qu’ils deviennent comme elles, tous ceux qui les font, ceux qui mettent leur foi en elles » (Psaume 113B [115], 4-8). Leurs cœurs furent réjouis par la beauté de sa voix, leurs sentiments s’adoucirent, et ils entrèrent dans l’église et tombèrent aux pieds de l’apôtre André. Il les instruisit ; ils crurent au Seigneur Christ, et il les baptisa, ainsi que tous ceux qui adoraient encore les idoles.
Puis il vint au pays des Kurdes et dans les villes d’Axis, d’Argenas et d’Asifos. Auparavant, il était allé avec Barthélemy à la ville d’Azarinos, dont les habitants étaient méchants et ne connaissaient pas Dieu. Ils ne cessèrent de les évangéliser et de les instruire jusqu’à ce qu’un grand nombre d’entre eux parvienne à la connaissance de Dieu, grâce aux signes et aux prodiges qu’ils accomplirent devant eux. Quant à ceux qui ne crurent pas, ils complotèrent contre lui et envoyèrent des messagers pour le faire venir, afin de se jeter sur lui et de le tuer quand il arriverait. Mais quand les messagers arrivèrent auprès de lui, entendirent ses bons enseignements et virent la joie lumineuse de son visage, ils crurent au Seigneur Christ et ne retournèrent pas vers ceux qui les avaient envoyés. Alors les incroyants décidèrent d’aller eux-mêmes le brûler. Quand ils se rassemblèrent autour de lui pour exécuter leur projet, l’apôtre pria le Seigneur, et ils virent un feu tomber du ciel sur eux ; ils eurent peur et crurent.
La renommée de l’apôtre se répandit dans tout ce pays, et beaucoup crurent au Seigneur. Malgré cela, les prêtres des idoles ne cessèrent de rechercher André : ils vinrent le trouver, le ligotèrent et le frappèrent durement ; après l’avoir promené nu dans la ville, ils le jetèrent en prison pour le crucifier le lendemain. Leur coutume était, lorsqu’ils mettaient quelqu’un à mort par crucifixion, de le lapider aussi. L’apôtre passa la nuit à prier Dieu ; le Seigneur Christ lui apparut, le fortifia et lui dit : « Ne sois ni inquiet ni abattu, car ton départ de ce monde est proche. » Il lui donna la paix et disparut, et son âme se réjouit de ce qu’il avait vu. Le lendemain, ils le prirent, le crucifièrent sur un bois et le lapidèrent jusqu’à ce qu’il meure. Des fidèles vinrent prendre son saint corps et l’ensevelirent. De nombreux signes et prodiges se manifestèrent par lui.
Sa fête est le 30 novembre de chaque année.
Préparé par Rita, de l’équipe de Sawt el Rab






