Elle naquit à Alençon, en France, le 2 janvier 1873.
Elle entra au Carmel Notre-Dame de Lisieux, où trois de ses sœurs l’avaient précédée. Elle parvint très loin sur le chemin de la sainteté, s’adonnant à la prière et à la contemplation et pratiquant toutes les vertus, surtout la charité et l’humilité. Elle était éperdument éprise de l’Enfant divin, et elle disait : le chemin de la sainteté est le chemin de l’amour.
À force de mortifications, de sacrifices et de travaux au service du monastère, malgré sa santé fragile, elle tomba gravement malade. Du haut de la croix de la souffrance, son âme sainte s’envola pour s’unir à son divin Époux dans les demeures célestes, à Lisieux, le 30 septembre 1897, à l’âge de vingt-quatre ans.
Du haut du ciel, elle a fait pleuvoir sur la terre une pluie de grâces. Sa devise constante était la parole du Seigneur Jésus : « Si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux » (Mt 18, 3).
Elle vécut l’enfance spirituelle et en fut le témoin ; c’est pourquoi elle disait : « Je resterai toujours devant Lui une petite enfant de deux ans, pour qu’Il redouble de soins envers moi… Le petit enfant accepte sa petitesse et sa faiblesse, et il accepte d’avoir besoin d’aide… Je m’en remettrai en tout à Dieu mon Père, je Lui demanderai tout et j’espérerai tout de Lui.
Je Lui laisserai le passé, avec ses peines et ses fautes, pour qu’Il le pardonne… et j’accepterai d’avance le présent et l’avenir tels que sa main tendre voudra les tisser pour moi…
Tout finit par tourner à mon salut, à mon bonheur et à sa gloire… Dieu sait tout, Il peut tout… et Il m’aime… Je resterai toujours petite enfant devant Lui, et je tâcherai toujours de m’élever vers Lui malgré ma faiblesse… Le petit enfant peut passer partout à cause de sa petitesse… Comme j’aspire au Ciel, où l’on aime Jésus sans réserve et sans limites… Dans le Cœur de Jésus, je serai toujours heureuse… La seule chose que mon âme désire demander, c’est la grâce d’aimer Jésus et de le faire aimer autant que je le peux… Le plus petit mouvement de pur amour est plus utile que toutes les autres œuvres réunies… »
Elle fut canonisée le 17 mai 1925, puis proclamée patronne des missions le 14 décembre 1927.
À l’occasion du centenaire de sa mort, elle fut proclamée Docteur de l’Église, le 19 octobre 1997.
Avec la fête de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus s’ouvre le mois consacré aux missions, qui culmine avec la Journée mondiale des missions, célébrée chaque année l’avant-dernier dimanche d’octobre.
Préparé par Rita, de l’équipe Sawt el Rab





