Jeudi 28 décembre
Mémoire de l’adoration de l’Enfant Jésus par les mages
Apocalypse de saint Jean 21, 9-10. 21-27
Mes frères, l’un des sept anges qui tenaient les sept coupes remplies des sept derniers fléaux vint me parler et me dit : « Viens, je te montrerai la Femme, l’Épouse de l’Agneau. »
Il m’emporta en esprit sur une grande et haute montagne, et il me montra la Ville sainte, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu.
Les douze portes sont douze perles, chacune des portes faite d’une seule perle ; et la place de la ville est d’or pur, comme un cristal transparent.
Je n’ai pas vu de sanctuaire dans la ville, car son sanctuaire, c’est le Seigneur Dieu, Souverain de l’univers, et l’Agneau.
La ville n’a pas besoin du soleil ni de la lune pour l’éclairer, car la gloire de Dieu l’illumine, et sa source de lumière, c’est l’Agneau.
Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre lui apporteront leur gloire.
Ses portes ne seront jamais fermées le jour, car là il n’y aura plus de nuit.
On lui apportera la gloire et l’honneur des nations.
Rien de souillé n’y entrera jamais, ni personne qui pratique abomination et mensonge, mais seulement ceux qui sont inscrits dans le livre de vie de l’Agneau.
Évangile de saint Matthieu 2, 1-12
Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem
et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’Orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui.
Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ.
Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète :
Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef qui sera le berger de mon peuple Israël. »
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;
puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’Orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie.
Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère, et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.
Méditation :
« En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé. »
Il y a deux mille ans, Hérode fut bouleversé parce qu’il craignait pour son royaume ; et aujourd’hui encore, les dirigeants des nations sont troublés et craignent pour leur pouvoir face au Roi de la paix, le Seigneur Jésus-Christ.
Aujourd’hui encore, les marchands d’armes et les fauteurs de guerre ont peur de ceux qui cherchent la paix et défendent les droits de l’homme ;
les marchands de corps et les promoteurs de l’avortement, de la fabrication d’enfants en laboratoire et des manipulations génétiques ont peur des défenseurs de la dignité de la personne humaine et du droit à la vie ;
aujourd’hui encore, les trafiquants de drogue et ceux qui vivent de la débauche des boîtes de nuit ont peur des défenseurs des valeurs évangéliques et de la morale ;
les adeptes des sectes, des hérésies, des techniques de méditation qui fuient le réel et des thérapies de charlatans ont peur de la vraie science et de la foi droite ;
et aujourd’hui encore, ceux qui détiennent le pouvoir, les postes et l’argent craignent pour leurs intérêts et leurs fauteuils face aux réformateurs et aux serviteurs dévoués.
Car en tout temps et en tout lieu,
il y a un Hérode et ceux qui lui ressemblent,
serviteurs du diable et de son royaume.
Mais le Roi de la paix, Emmanuel, reste avec nous :
il nous soutient, nous fortifie et nous guide,
pour le salut de nos âmes et pour la gloire de son nom.
Le Christ est né, alléluia !
Gisèle Farah Tarabay



