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« Et nous sommes venus nous prosterner devant lui ! »

« Et nous sommes venus nous prosterner devant lui ! »

Le mot « mages » vient du perse magu, qui désigne un prêtre ou un savant versé dans l’astronomie.

On trouve dans l’Ancien Testament le titre de « Rab-Mag », chef des mages, en Jérémie 39, 3 et 13, et dans le Nouveau Testament les mages apparaissent en Matthieu 2, 1. Le mot grec employé est μάγοι (magoi), traduit en arabe par « majous » ; les traductions anglaises le rendent par wise men, c’est-à-dire « les sages ».

Cela signifie que les mages étaient des hommes sages et savants, qui servaient à la cour des rois et des empereurs comme grands conseillers. Pourtant, ils ont obéi au message qu’ils avaient reconnu en voyant l’étoile, et ils ont consenti des sacrifices et pris le risque d’un long voyage. On dit qu’ils venaient de Perse, l’Iran d’aujourd’hui, jusqu’à Jérusalem.

Ils ont donc parcouru des routes difficiles pour être auprès de l’enfant nouveau-né, le grand Roi. Les mages demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? » (Matthieu 2, 2). Par cette question, nous savons qu’ils avaient la ferme conviction que la naissance du roi des Juifs avait eu lieu : leur question était celle de gens sûrs d’eux, et non de sceptiques. Ce qu’ils voulaient, c’était le voir de leurs propres yeux.

Ils ont cru à sa naissance de toute leur intelligence et de tout leur cœur, et leur foi était vivante. Ce sont des hommes qui ont quitté leur maison, leur rang, leur richesse et leur confort, et qui sont venus à Bethléem en quête de lui : « Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : “Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’Orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui.” En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : “À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef qui sera le berger de mon peuple Israël.” Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem en leur disant : “Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui.” Après avoir entendu le roi, ils partirent.
Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’Orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère, et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. Après leur départ, voici que l’ange du Seigneur apparut en songe à Joseph et lui dit : “Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr.” Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : D’Égypte, j’ai appelé mon fils » (Matthieu 2, 1-15).

Les mages connaissaient leur but avant même de commencer leur voyage : ils voulaient trouver le Roi nouveau-né pour lui rendre l’adoration et la prosternation qui lui étaient dues, et lui offrir des présents précieux dignes de lui.

Les présents offerts par les mages ont une signification essentielle :

– L’or symbolise la gloire et la royauté du Christ. C’est un don que l’on offre aux rois, et il symbolise la richesse : le présent de l’or convient donc parfaitement au Seigneur de gloire. Dieu mérite que nous lui offrions ce que nous avons de plus précieux.

– L’encens symbolise la divinité du Christ, Dieu fait chair. L’encens était d’ordinaire offert au prêtre pour qu’il l’élève vers Dieu : ce présent désigne donc le sacerdoce et la divinité du Seigneur Jésus. Le Seigneur Jésus est Dieu, à qui nous offrons l’encens qui symbolise l’adoration des hommes pour leur Seigneur, leur Créateur et leur Dieu. L’encens est la sève d’un arbre qui sèche et durcit avant de servir d’encens dans le culte de Dieu. Et la sève de nos cœurs, c’est l’amour de Dieu et la prière adressée à sa personne sainte : il mérite le meilleur de ce qui peut sortir de nos cœurs et de nos esprits, c’est-à-dire que nous l’adorions en esprit et en vérité.

– La myrrhe symbolise l’humanité du Christ : le Seigneur Jésus est venu sous la forme d’un homme pour mourir sur la croix pour nos péchés. C’est l’annonce d’une réalité qui s’est accomplie plus tard, lorsque le Seigneur Jésus-Christ est mort sur la croix pour racheter l’humanité entière et expier les péchés du monde.

Donne-nous, Seigneur, d’être sages à l’exemple des mages dans notre adoration, notre culte et notre prière envers l’Enfant nouveau-né. Donne-nous de comprendre, comme eux, que nous sommes en présence de Dieu incarné, le Dieu qui a créé l’homme et qui peut aussi prendre la forme d’un homme, par amour pour lui. Donne-nous, comme à eux, la sagesse dans nos dons et nos offrandes précieuses au Dieu Roi. Donne-nous aussi la sagesse des mages dans leur obéissance à la révélation de Dieu, lorsqu’ils ne sont pas retournés chez le roi Hérode, qui projetait de tuer l’Enfant nouveau-né : obéir à Dieu était pour eux plus grand et plus important qu’obéir à un roi de la terre. Donne-nous, Jésus, de te chercher et de t’accueillir comme notre Sauveur. Les richesses du monde, les religions du monde et toutes les joies du monde n’ont aucune valeur à côté de la connaissance du vrai Dieu, incarné en la personne de l’Enfant nouveau-né, Jésus-Christ. Dieu veut que nous venions à Jésus, le Roi de la vie, et que nous nous prosternions devant lui avec respect, en lui offrant nos cœurs pour qu’il y habite, qu’il soit au milieu de nos familles et la source de la joie dans notre vie ; ainsi nous vivrons dans une paix et une sécurité véritables, que personne ne pourra nous enlever.

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