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Pourquoi Dieu peut vous dire ce qui va arriver, mais pas votre signe astrologique

Pourquoi Dieu peut vous dire ce qui va arriver, mais pas votre signe astrologique

La Bible est remplie de prophéties sur des événements à venir, qui viennent généralement de Dieu par l’intermédiaire des anges ou des prophètes. Dans le livre d’Isaïe, le prophète annonce la venue du Messie lorsqu’il dit au roi Acaz : « C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel » (Is 7, 14). Dans le Nouveau Testament, l’ange apparaît à Joseph en songe pour lui révéler les desseins de Dieu sur Marie et Jésus, et lui dit que Jésus « sauvera son peuple de ses péchés ». Mais si Dieu se sert des prophètes et des anges pour annoncer des événements futurs, il rejette les faux prophètes et tout ce qui touche à la prédiction de l’avenir par l’homme. Dans toute la Bible, on trouve un rejet ferme de ces pratiques, notamment au chapitre 18 du Deutéronome : « On ne trouvera chez toi personne qui fasse passer au feu son fils ou sa fille, ni personne qui pratique la divination, la magie, les présages ou la sorcellerie, qui jette des sorts, qui interroge les spectres et les esprits, ou qui consulte les morts. Car quiconque fait cela est en abomination au Seigneur. » L’Église catholique a rejeté à maintes reprises, à travers l’enseignement des Pères de l’Église et d’autres saints, le recours à tout moyen comme la magie ou l’astrologie pour prédire l’avenir. Malgré cela, un sondage récent du Pew Research Center a montré que 33 % des catholiques aux États-Unis disent croire à l’astrologie, et 46 % aux médiums et voyants.

Mais si Dieu peut se servir des prophètes et des anges pour annoncer l’avenir, pourquoi les catholiques ne peuvent-ils pas lire leur horoscope quotidien ou consulter des voyants sur leur avenir ? La question de la prédiction de l’avenir, en particulier par l’astrologie, est une question à laquelle le frère Guy Consolmagno, astronome américain et directeur de l’Observatoire du Vatican, est constamment confronté. Il a déclaré à l’agence CNA : « Le premier problème est celui que la Bible signale en de nombreux endroits : mettre sa foi dans ces puissances spirituelles, c’est ne pas mettre sa foi en Dieu. Si vous croyez que la position des planètes commande votre destin, vous niez finalement la puissance de Dieu et vous niez le libre arbitre de l’homme, deux choses mauvaises du point de vue théologique. » Il a souligné que l’Église ne rejette pas l’étude de l’univers, mais qu’elle reconnaît que tout dans l’univers créé est soumis à la volonté de Dieu. De même, l’Église rejette les faux prophètes comme les voyants, parce qu’ils cherchent à s’appuyer sur leur propre puissance et non sur celle de Dieu. Denise Gustafson, enseignante à l’École biblique catholique de Denver, a déclaré à CNA : « Souvenez-vous que les prophètes sont choisis par Dieu pour dire la parole de Dieu. La prophétie est un don, une grâce divine, un cadeau de Dieu qui confère aux hommes ce qu’ils ne peuvent obtenir par leurs propres forces. Les voyants, en revanche, font partie de l’occultisme, et ils ne disent jamais la parole de Dieu. Je dirais qu’ils sont des instruments du démon. La Bible est très claire sur ces questions. » Daniel Campbell, autre enseignant de l’École catholique de Denver, a expliqué à CNA qu’il était interdit au peuple juif de consulter les devins afin de se distinguer des païens, qui croyaient aux puissances démoniaques. « C’est démoniaque, a-t-il dit. Un voyant peut vous dire quelque chose de vrai, mais la source en est démoniaque (que ce voyant en ait conscience ou non, qu’il recherche cette influence ou non). C’est là l’origine de toutes les religions païennes dont ces pratiques font partie : derrière chaque idole il y a un démon, comme l’écrit Paul en 1 Corinthiens 10. C’est pourquoi tous les exorcistes disent que jouer avec les choses du Nouvel Âge est un moyen sûr de s’exposer à une influence démoniaque. »

Le deuxième problème du désir de prédire l’avenir, selon Consolmagno, est le gnosticisme, c’est-à-dire le désir d’une « connaissance secrète » pour avoir un avantage sur les autres. « Il y a quelque chose de fondamentalement non chrétien dans le fait de voir le monde comme une compétition entre vous et moi, où tout est permis, y compris tricher grâce à une connaissance secrète à laquelle personne d’autre n’a accès. » Le troisième problème est que l’astrologie est fausse,
a fait remarquer Consolmagno : « L’astrologie est fausse au sens où c’est un mensonge : elle promet ce qu’elle ne peut pas tenir. Ceux qui vous vendent leur savoir mentent, et s’y fier, c’est comme se fier à un remède de charlatan : en mettant votre espoir dans un mensonge, vous risquez de vous priver du remède qui, lui, est vrai. » Saint Augustin a rejeté l’astrologie comme « une perte de temps ridicule » et manifestement fausse, notamment parce que des jumeaux nés sous le même signe peuvent avoir des personnalités et des comportements très différents. De plus, le ciel s’est beaucoup déplacé depuis l’apparition des signes astrologiques, et ceux-ci n’ont jamais été mis à jour pour en tenir compte, a souligné Consolmagno. Il a ajouté que les astrologues et les voyants font souvent des pauvres et des faibles leurs proies.
« Si l’astrologie était vraie, tous les voyants et astrologues seraient riches, ou du moins contrôlés par les riches. Au lieu de cela, on les voit se jeter sur les pauvres, en leur offrant des réponses faciles mais fausses. » Et Gustafson conclut : « En résumé, ceux qui mettent leur confiance dans les moyens de l’occultisme la mettent dans autre chose que Dieu. Nous avons confiance en Dieu seul ; c’est lui qui nous le dit. »

Source : https://www.catholicnewsagency.com/news/why-god-can-tell-you-what-will-happen-but-your-astrological-sign-cannot-97215

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