HomePrièresPrière attribuée à saint Cyprien d'Antioche

Prière attribuée à saint Cyprien d’Antioche

Prière de saint Cyprien

Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre, bienveillance parmi les hommes. En ce dimanche que Dieu le Très-Haut a béni et sanctifié, car en ce jour notre Seigneur, notre Dieu et notre Sauveur Jésus-Christ est ressuscité, je l’ai imploré, je l’ai supplié et j’ai dit : Seigneur des seigneurs, Roi des rois, Dieu de toutes choses et Maître de l’univers, toi qui habites la grande lumière inaccessible, ô Saint, glorifié depuis toujours, tu connais mon secret, à moi ton serviteur : lorsque j’obéissais à Satan et que je ne connaissais pas ton saint nom, je liais le ciel, et la pluie ne descendait plus sur la terre, et la terre ne donnait plus ses récoltes.

Quand je passais près des troupeaux, les brebis perdaient leurs petits ; quand je passais près d’une femme enceinte, elle n’enfantait pas ; j’empêchais les serpents de la mer de parcourir les abîmes, tant mes méfaits étaient nombreux. Mais maintenant que j’ai connu ton saint nom, mon Seigneur, mon Dieu et mon Maître Jésus-Christ, que j’ai aimé ton pur souvenir, que je me suis détourné de la désobéissance et suis revenu à ton obéissance, je te demande, ainsi qu’à ton Père et à ton Esprit Saint, que le ciel soit délié et que la pluie descende sur la terre, que la terre donne ses récoltes et les arbres leurs fruits, que les femmes mettent au monde des enfants entiers et bien formés qui se nourrissent à leur sein, et que soient déliés la vie de la mer et tout ce qu’elle contient, les oiseaux du ciel et les bêtes de la terre.

Que tout homme qui a fait des œuvres mauvaises soit anéanti et défait ; que toute magie apprise par les hommes, tout mauvais œil, tout regard envieux et toute chose mauvaise soient déliés et anéantis par la puissance de ton saint nom, et qu’ils fuient loin de celui qui porte cet écrit (…) et de celui sur qui cette prière est lue. Que tout mal et toute chose mauvaise ne tiennent pas devant lui ; que soient déliés de lui toute magie, tout nœud et tout lien mauvais ; chasse loin de lui tout mauvais œil et tout regard envieux, et délivre-le de tout ce qui lui nuit.

Seigneur, rétablis sa vie dans l’âme et dans le corps, par ton grand nom, toi qui as fait jaillir l’eau du rocher pour que les fils d’Israël en boivent ; que de même ta main, pleine de grâce et de miséricorde, soit sur ton serviteur qui porte cet écrit (…).

Oui, Seigneur, toi qui as planté le paradis en Éden et y as fait couler quatre fleuves, le Pishôn et le Guihôn, le Tigre et l’Euphrate, ne laisse pas Satan, l’impur et le maudit, dominer celui qui porte cet écrit (…) ni lui nuire, par la puissance de ton grand nom ; que ni nœud, ni regard envieux, ni magie ne tiennent devant lui ; chasse loin de lui toute chose mauvaise, éloigne de lui tous ceux qui lui résistent, le tourmentent et s’opposent à lui, et fais que Gion soit privé et couvert de honte, lui et toutes ses puissances, et chassé de devant ce serviteur de Dieu.

Rétablis, Seigneur, sa conduite, ses chemins et ses voies, son corps et toutes ses articulations, sa force et tous ses mouvements, par la puissance du grand Dieu et de l’Esprit Saint, et des soixante-six anges qui descendirent sur Abi Fanous au nom des chérubins, et de ceux qui se prosternent devant le Seigneur et son Fils vivant et glorifié ; délie celui qui porte cet écrit (…) de toute magie, de tout lien, de tout mauvais œil et de tout méchant, par la prière des saints anges ; sauve-le, Seigneur, de tout ce que portent les hommes méchants ; sauve-le, Seigneur, au nom de celui qui siège sur les chérubins qui servent le grand trône.
Que rien du genre humain ne puisse tenir devant celui qui porte cet écrit (…), en quoi que ce soit, ni la nuit ni le jour ; et que Gion soit frappé d’anathème, lui et tous ses auxiliaires et ses soldats, par l’anathème de saint Pierre et de tous les saints apôtres, par les prières des êtres célestes, par la supplication des ancêtres, par la perfection des saints, par la perfection des étrangers, par la perfection de notre père Adam, par l’offrande d’Abel, par le corps de Seth, par la perfection d’Énosh, par l’humilité de Mahalaléel, par la sainteté de Noé, par la naissance de Sem, par la fidélité d’Abraham, par l’offrande d’Isaac, que Dieu racheta de l’immolation, par le sacerdoce de Melkisédek, par la prophétie de Jacob, par la perfection de Joseph, par l’amour de Benjamin, par l’humilité de Moïse, par la vaillance de Josué fils de Noun, par le sacerdoce de David, par l’allégresse d’Élisée, par l’annonce d’Isaïe, par la prophétie de Jérémie, par la résurrection de Zacharie, par la prophétie des prophètes et par la bienveillance de ceux qui ne dorment pas la nuit.

Par la profondeur des abîmes, par la voix du tonnerre, par le retrait des nuées du ciel, par les rangs des anges, par la vision de Moïse, par la contemplation de la grande lumière, par la retenue des nuées, par la naissance de notre Seigneur, notre Dieu et notre Sauveur Jésus-Christ, par son baptême par Jean dans le Jourdain.
Par la voix du Père qui l’appela du ciel : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie », lui qui changea l’eau en vin aux noces de Cana en Galilée, qui rassasia des milliers de personnes sur la terre avec cinq pains, qui menaça le vent et il se calma, qui rendit la vie au fils de la veuve, qui fit sortir Lazare du tombeau, qui fut crucifié, enseveli et ressuscita du tombeau le troisième jour ; par son ascension au ciel, par les louanges des anges, par le Seigneur de milliers de milliers et le Seigneur des milliers qui l’entouraient lors de son ascension au ciel, par la voix des apôtres.
Par l’élévation de Jésus-Christ, que soient déliés toute magie, tout nœud et tout lien, par la puissance du Dieu Créateur, par le cri que le Seigneur poussa sur le bois de la croix : « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? », au nom du grand Dieu glorifié et adoré, Père, Fils et Saint-Esprit : que cela se trouve dans une porte, dans du plomb, du coton, du lin, de la laine ou du fer, dans une morsure d’homme, dans une bête, un oiseau, un quadrupède ou un poisson, que tout cela soit délié ; que cela se trouve dans du bois, dans un arbre, dans une construction, dans une réserve, dans un puits, une source, un canal, un bain, dans la tombe d’un chrétien, d’un musulman ou d’un juif, dans un sarcophage, dans une grotte, dans une montagne, au linteau d’une porte, dans une bergerie, un champ, une ferme, une vigne, un jardin, sur un homme tué, crucifié ou pendu, dans l’os d’un mort ou dans le crâne d’une bête : que tout cela soit délié par la puissance de Dieu, de son Fils bien-aimé et de son autorité ; et si cela a été fait dans une idole de plomb, d’argent ou de pâte, ou dans un cadenas de fer, que tout cela soit délié, ainsi que tout ce que font les hommes méchants, par Abraham, Isaac et Jacob, par le grand Roi ; que tout cela soit délié de lui et de ceux qui sont dans sa maison ; que Dieu lui ouvre la miséricorde et suscite pour lui l’amour dans le cœur des fils d’Adam et des filles d’Ève, par les rayons du soleil, la clarté de la lune et la lumière des étoiles, par les quatre évangélistes Matthieu, Marc, Luc et Jean, par l’intercession de celle qui intercède, notre Dame la Mère de Dieu, la Vierge Marie, des apôtres et des douze saints, de tous les martyrs, de l’archidiacre Étienne, des grands saints Georges et Théodore, vainqueurs des démons, du grand martyr saint Démétrius, de la ville de Sébaste, d’Agromanios, d’Épiphane, de Benjamin et de tous les saints que nous n’avons pas nommés et que nous avons nommés, des femmes porteuses de la croix, de sainte Barbe et de ses sept filles, de saint Syméon le Thaumaturge et de Syméon le Stylite, de saint Isaïe, de saint Christophe et de tous les saints connus pour leur amour du Christ. Et nous scellons cela par la puissance du Dieu vivifiant et de la sainte Croix qui donne la vie, et par l’intercession des apôtres, des prophètes et des martyrs qui ont plu à Dieu par leurs bonnes œuvres : j’ai délié et je délie ton serviteur qui porte cet écrit (…), au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Arrière, Satan ! Je t’adjure, esprit impur et maudit, et je te conjure, au nom du Seigneur tout-puissant et éternel, qui n’a ni commencement ni fin, qui demeure pour les siècles des siècles, et par la crainte des anges qui se tiennent devant lui en se voilant la face devant la majesté de sa gloire, pour ne pas regarder la grande et redoutable vision : le fleuve de feu qui coule et où brûlent tous les esprits impurs, d’où descendit le feu qui consuma les cinquante-cinq qui étaient avec Élie, devant le Dieu des dieux et le Seigneur des seigneurs ; je vous adjure, je vous conjure et je vous chasse, esprits impurs, et je vous ordonne de ne pas vous approcher de celui qui porte cet écrit (…), ni la nuit ni le jour, ni dans son sommeil ni à son réveil, ni assis ni debout, ni en sa présence ni en son absence, ni quand il s’en va ; qu’aucun de vous n’entre dans sa maison ni ne lui apparaisse sous aucune forme : vous n’avez sur lui aucun pouvoir.

Ni sur le lieu où se trouve cet écrit. Mais que toute chose mauvaise et maudite fuie loin de lui et s’éteigne comme s’éteignit le feu de la fournaise devant les trois jeunes gens ; que toutes les choses impures fuient loin de lui comme Goliath tomba devant David, et qu’elles s’écroulent comme s’écroulèrent les murs de Jéricho devant Josué. Et si vous osez, ô esprits, franchir les limites de ces paroles ou de cette prière, un jour mauvais viendra sur toi, Satan, avec ses ténèbres, et t’enveloppera, par la louange des anges célestes, par le grand trône adoré, par la voix qui retentissait sur le mont Sinaï embrasé de lumière, qui parla au prophète Moïse et donna la Loi aux fils d’Israël de la main du Dieu vivant, par qui ils connurent son grand nom, saint et glorifié, par les œuvres et la foi, par le miracle qui ne change pas, par la grande puissance, par les trois ordres, par Michel l’archange et toutes ses armées, par la prière des trois jeunes gens dans la fournaise ardente, qui ne brûla pas un cheveu de leur tête : que de même soient déliés toute ligne écrite, tout nœud et tout lien ; qu’il porte sur la tête la couronne d’Étienne, premier martyr et archidiacre, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ tout-puissant, par la croix, par son Sang versé sur le bois de la croix, par le Golgotha, par la main droite de Jean-Baptiste et la main droite des saints, par la couronne du roi David, par le jeûne des martyrs qui se sont offerts, par la grande puissance de Dieu, par le char que vit le prophète Ézéchiel, par les quatre visages inscrits sous le char du grand Seigneur, le visage du lion, le visage du taureau, le visage de l’aigle et le visage de l’homme : j’ai délié et je délie celui qui porte cet écrit (…) de toute mauvaise pensée venant de Satan, et je demande que les portes de la miséricorde s’ouvrent devant lui, qu’il soit aimé et agréé de Dieu et des hommes, qu’aucune magie, aucun nœud, aucun mauvais œil n’ait d’effet sur lui, ni par derrière, ni des soixante-douze langues. Voici la limite que j’ai déliée, par le grand Esprit avec lequel tu as crié : « Adam, où es-tu ? » J’ai délié et je délie celui qui porte cet écrit (…), par sa grâce, qui a créé et façonné Adam ; j’ai délié et je délie tous ceux sur qui cette prière est lue, par sa puissance qui a fendu la mer pour les fils d’Israël, et ils y passèrent ; par la voix qui appela Lazare : « Viens dehors ! » ; par la voix avec laquelle tu dis au paralytique : « Prends ton brancard et marche », lui qui gisait à terre depuis trente-six ans ; par celui qui délia les liens de Paul : de même, Seigneur, délie ton serviteur qui porte cet écrit (…), et tous ceux qui sont dans sa maison, de toute chose mauvaise, de tout nœud, de toute magie et de toute chose fabriquée ; garde-le de ta droite puissante, abrite-le à l’ombre de tes ailes, et éloigne de lui, de sa famille et de tous ceux qui sont dans sa maison toute chose impure et tout mauvais œil ; car le ciel et la terre passeront, mais aucune de tes paroles ne passera, et toute parole mauvaise, Dieu l’anéantit. Nous te demandons donc, ô notre Dieu, par les prières de tous les saints qui t’ont plu, que fuient et s’éloignent de celui qui le porte (…) et de sa maison toute magie et tout nœud mauvais, par la puissance du grand Dieu ; qu’aucune chose mauvaise ni aucune des choses pénibles et mauvaises ne s’approche de lui, ni la nuit ni le jour, ni dans aucune de ses œuvres ; et que Dieu fasse périr au plus vite tous ceux qui pratiquent la magie. Une grande détresse viendra sur toi, esprit impur ; Dieu fera ton ciel d’airain et ta terre de plomb ; comme la cire fond devant le feu, ainsi tu fondras, esprit impur, toi et toutes tes puissances, tous tes auxiliaires et toutes les puissances de l’ennemi, devant celui qui porte cet écrit (…), au nom du Dieu vivant et éternel, par l’intercession de notre Dame, la Vierge Marie, Mère de Dieu et toujours vierge, de sainte Thècle, égale aux apôtres et première martyre, patronne du monastère de Maaloula, et de tous les saints qui t’ont plu depuis toujours. Amen.

Souviens-toi de ceux que nous n’avons pas nommés, avec l’intercession des Innocents, l’intercession de saint Cyprien, auteur de cette prière, de tous les saints et saintes, et des saints justes Joachim et Anne, ancêtres de Dieu Jésus : guéris tous les enfants du baptême et celui qui porte cet écrit (…).

Cette prière est aussi appelée « le talisman de Cyprien » ; elle délivre de la magie, protège des obstacles et des démons, et chasse les esprits mauvais loin de celui sur qui elle est lue, de celui qui la porte et de celui qui la garde dans sa maison.

RELATED ARTICLES

Most Popular