Atteint d’un cancer, il est devenu le patron des malades du cancer
Pérégrin Laziosi naquit à Forlì, en Italie, vers 1260. Il vécut au Moyen Âge, à une époque où personne ne proclamait ouvertement son athéisme.
Pérégrin était fils unique et très aimé de ses parents. À cette époque, Forlì, comme les autres villes italiennes, était une seigneurie indépendante que le pape et l’empereur voulaient chacun rattacher à eux.
En 1277, les habitants de Forlì éprouvaient de l’hostilité envers la papauté, mais personne n’osait le dire ouvertement. En 1282, pour imposer son autorité sur la ville, le pape dut la frapper d’interdit.
Dans ce climat, Pérégrin faisait partie des jeunes opposés au pape. On raconte qu’au cours d’une émeute, il rencontra saint Philippe Benizi, né à Florence le 15 août 1233 et membre de l’Ordre des Servites de Marie. Philippe était alors prieur général de l’Ordre, et le pape l’avait chargé d’aller à Forlì pour apaiser les esprits. C’est là qu’eut lieu la rencontre avec Pérégrin, qui le gifla après un discours émouvant que saint Philippe avait prononcé devant la foule pour la calmer. La réaction de Pérégrin venait d’une grande peur de voir la papauté étendre son pouvoir sur la région.
Mais Pérégrin fut surpris par la réaction de saint Philippe, qui lui tendit l’autre joue. Il se convertit alors et entra dans l’Ordre des Servites de Marie, à Sienne. On dit que pendant trente ans il ne s’autorisa jamais à s’asseoir, et qu’il passait de longues heures en contemplation, retiré du monde.
Pérégrin était un prédicateur pieux et un confesseur sage. Il souffrit de varices à cause des longues heures qu’il passait debout. Sa maladie se transforma bientôt en cancer, qui exigea l’amputation d’une de ses jambes. La veille de l’opération, Pérégrin passa la nuit en prière et en contemplation, demandant à Dieu de le guérir. Le lendemain matin, toute trace de la maladie avait disparu : le miracle de sa guérison s’était accompli. La nouvelle se répandit dans tout le pays.
Saint Pérégrin mourut en 1345, à un âge avancé (environ quatre-vingts ans), et le pape Benoît XIII le canonisa en 1726.
Comme saint Paul, saint Pérégrin avait combattu l’Église, jusqu’à ce qu’il reçoive la grâce de la conversion et marche à la suite du Christ ; beaucoup se convertirent avec lui, se repentirent et revinrent sur le chemin du Seigneur. Saint Pérégrin est considéré comme le patron des malades du cancer. Demandons son intercession en ces jours où règne l’épée de cette maladie, en suppliant Dieu de l’éloigner de tous. Amen.






