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Dieu est mon Père et ne me prive pas de la communion

Dieu est mon Père et ne me prive pas de la communion

Imaginons qu’un enfant attrape le coronavirus. Que se passe-t-il ?
Il est séparé de ses parents, hospitalisé et mis en quarantaine ; ses parents n’ont pas le droit de s’approcher de lui. Peut-être y a-t-il une vitre à travers laquelle ils peuvent le voir, peut-être pas.
L’enfant est soigné : solitude, piqûres, médicaments, enfermement. Il pense que ses parents l’ont abandonné et ne s’intéressent pas à lui. C’est une douleur physique et une douleur morale.
Les parents, eux, voient et savent que leur enfant souffre ; ils entendent ses cris, mais ne peuvent pas le serrer dans leurs bras, le consoler, ne serait-ce que d’un mot, d’une étreinte, d’un baiser.
Dans cette situation, qui souffre le plus : les parents ou l’enfant ?
Le Seigneur dit : « Si vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux ! » (Matthieu 7, 11)
Si nous, les hommes, souffrons de la souffrance de nos enfants, combien plus notre Père céleste !
Si Dieu est notre Père, comment pourrait-il nous envoyer le coronavirus ?
Comment Dieu, qui est surabondance d’amour, pourrait-il donner des choses mauvaises ?
Comment accepterait-il de se priver de la rencontre avec ses enfants et de l’union avec eux dans la communion ?
Non, certainement pas !
Notre Dieu est un Dieu qui souffre :
il souffre de l’éloignement de ses enfants et attend leur retour ;
il souffre de la souffrance de ses enfants, parce qu’il est un Père plein de tendresse.
Il nous a créés par surabondance d’amour et a envoyé son Fils unique pour nous sauver, et non pour nous punir.
Dieu peut-il arrêter le coronavirus ?
Oui, bien sûr, il le peut.
Mais Dieu a créé l’homme libre et lui a donné cette occasion : la vie sur la terre, pour exercer sa liberté.
Si l’homme fait mauvais usage de sa liberté, c’est sa faute, et c’est à lui d’en assumer les conséquences.
Si Dieu intervenait dans la vie de l’homme pour corriger ses erreurs, ce serait une violation de la liberté humaine et une atteinte à son humanité, car cela ferait de l’homme une marionnette dans la main de Dieu, et non son enfant.
Alors, au lieu de rejeter la faute et les accusations sur Dieu, qui est innocent de tout mal,
examinons-nous nous-mêmes sur les fautes que nous avons commises et que nous commettons chaque jour. Que la conversion soit le titre de cette période, et approchons-nous davantage de Dieu pour qu’il puisse entendre nos voix ; il attend toujours ses enfants, comme dans la parabole du fils prodigue, ou du père miséricordieux.
Dieu n’abandonne jamais ses enfants, quoi qu’il arrive, et les portes de sa miséricorde sont toujours ouvertes à ceux qui le craignent.

Layal El Richane, de Sawt El Rab

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