En cette fête, les prêtres bénissent des cierges au cours d’un rite propre à la fête, et on les distribue aux fidèles pour qu’ils les allument et les rapportent chez eux. L’origine de cette tradition est ce que le vieillard Syméon a dit du Seigneur Christ, qu’il est la lumière qui se révèle aux nations :
« lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël » (Luc 2, 32).
Les cierges allumés signifient le Christ et la vie divine. C’est ce que symbolisait le cierge du baptême, et ce que symbolisent les cierges allumés pendant la célébration des saints sacrements.
Le cierge béni le jour de la Présentation du Christ au Temple symbolise la lumière du Christ, qui est la lumière du monde :
« Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie » (Jean 8, 12).
Nous attendons la lumière et nous la portons, comme Syméon l’attendit, la contempla et la porta. Les cierges sont bénis en cette fête et distribués aux fidèles, signe que le Seigneur, par sa Passion vivifiante, a fait rayonner sa grâce sur ceux qui étaient assis dans les ténèbres du péché et l’ombre de la mort. Nous rapportons ce cierge chez nous, signe que nous portons la lumière du Christ dans notre foyer. On l’allume souvent dans les moments d’épreuve, de maladie et de détresse, et la piété populaire rapporte de nombreuses grâces obtenues en allumant ces cierges bénis. Il est donc bon de les garder dans nos maisons : on les allume pour demander la protection contre les malheurs et les tremblements de terre, pour un accouchement heureux, et pour soutenir ceux dont l’heure de la mort approche, afin qu’ils soient éclairés, comme les vierges sages, par la lumière de ces cierges bénis. De même, si un membre de la famille s’endort dans le Seigneur, on les allume autour du cercueil, une belle coutume chrétienne ; et on peut aussi les allumer quand le prêtre apporte au malade le dernier viatique et l’onction des malades.
Selon l’homélie du pape Paul VI aux religieux et religieuses de Rome, le 2 février 1973, le cierge est le symbole de la vie consacrée, embrasée par l’amour qui vient du Père, par le Christ, dans l’Esprit Saint. La cire se consume en silence… et, comme le cœur de la personne consacrée qui ne s’éteint pas au dernier jour, elle brille toujours à la rencontre de l’Époux divin.
Parmi les prières dites pendant la bénédiction des cierges :
« Père saint, toi qui as tout créé de rien et qui as voulu que le miel, œuvre des abeilles, devienne cire, nous te prions en ce jour, où tu as comblé l’attente du juste vieillard Syméon : daigne bénir et sanctifier ces cierges, et fais qu’ils servent à éclairer les hommes et à les guérir dans leur âme et dans leur corps, par l’invocation de ton saint Nom, par l’intercession de la sainte Marie toujours vierge et par les prières des saints.
Écoute, Seigneur, du haut de ton ciel saint et du trône de ta gloire, la prière de ton peuple qui désire porter ces cierges avec respect et te louer par ses chants. Aie pitié de ceux qui crient vers toi et que tu as rachetés par le sang précieux de ton Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, qui vit et règne avec toi et ton Esprit Saint pour les siècles. »
Et aussi :
« Réjouis-toi, Mère de Dieu pleine de grâce, car de toi s’est levé le Soleil de justice, le Christ notre Dieu, illuminant ceux qui sont dans les ténèbres. Réjouis-toi aussi, juste vieillard, qui reçois dans tes bras le Libérateur de nos âmes, celui qui nous accorde la résurrection. »
Préparé par Rita, de l’équipe Sawt el Rab




