Litanie de saint Élie (Mar Elias)
(Traduction du sens de cette hymne en vers arabes.)
Sois pour nous, ô Élie, l’étendard de la vérité et le phare.
Tu es feu, et c’est dans le feu que tu es monté vers Dieu.
Quand la pluie fut retenue, la terre devint désert ;
ton Jourdain s’assécha, sans laisser une goutte à l’assoiffé.
L’Esprit te conduisit vers une veuve dans le besoin ;
sa jarre se réjouit de ta venue : la mort par la faim mourut,
et sur la cruche d’huile les bénédictions débordèrent.
Tu dissipas sa peine, tu rendis la vie à l’enfant.
Jézabel fit périr les prophètes de vérité, les guides ;
elle rejeta leur Créateur et éleva Baal.
La main d’Élie se leva et abattit la tour de l’erreur ;
la générosité du Seigneur se répandit et coula sur le Carmel.
Jézabel médita pour Élie une mort cruelle ;
fuyant la fureur de Jézabel, il erra jusqu’à l’Horeb.
Dans le souffle de l’ouragan, le Seigneur Dieu n’était pas ;
dans la colère du tremblement de terre, le Seigneur Dieu n’était pas ;
dans le grondement du feu, le Seigneur Dieu n’était pas ;
puis une brise, comme la rosée, où fondait la douceur de Dieu.
Une voix de vérité fit trembler Achab, l’usurpateur du droit ;
le pilier de l’injustice tomba entre les crocs des chiens.
Porté par le souffle de l’Esprit sur le feu, le ciel vint à ta rencontre ;
Élisée le voulut, et revêtit avec ton « manteau » l’esprit du mystère.
Demande pour nous au Seigneur un esprit d’amour et de don.






