Pourquoi tant de couples mariés ne s’aiment-ils pas ?
L’amour et le mariage… Pourquoi tant de personnes qui s’aiment ne sont-elles pas ensemble ? Et pourquoi tant de personnes engagées ou mariées ne s’aiment-elles pas, comme le dit ce dicton :
la première année de mariage, l’homme parle et la femme écoute ;
la deuxième année, la femme parle et l’homme écoute ;
la troisième année, l’homme et la femme parlent, et ce sont les voisins qui écoutent.
Mes frères,
le mariage chrétien doit être un mariage heureux et joyeux pour les époux, sur le plan spirituel, psychologique et physique. Dieu aime l’homme et veut qu’il soit heureux, surtout dans le mariage. Le premier poème d’amour qui exprime cette joie, c’est Adam qui l’a prononcé en voyant Ève : « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os et la chair de ma chair ! On l’appellera femme, car c’est de l’homme qu’elle a été tirée » (Genèse 2, 23). Adam avait cherché une aide qui lui corresponde, et il n’en avait pas trouvé. Quand Dieu a créé Ève, le cœur d’Adam s’est rempli d’amour et de bonheur, car il avait enfin trouvé cette aide. Cette joie devrait être le titre de tout mariage : la joie d’Adam devant sa compagne, sa joie devant son épouse Ève. Par la chute dans le péché, la belle image du premier mariage de l’histoire a été défigurée, et toutes sortes de problèmes, de disputes et de querelles sont entrés dans la vie conjugale.
Pour revenir à ma première question, il faut, pour y répondre, regarder les types de personnes qui s’aiment sans être ensemble et qui échouent à s’engager parce qu’elles entrent dans cette liste :
– Les gâtés : ils comptent sur leurs parents pour tout, s’en remettent à eux en tout, leurs réponses deviennent celles de leurs parents, et ils oublient qu’ils doivent compter sur eux-mêmes, devenir autonomes et avoir leur propre pensée et leurs propres opinions.
– Les attachés : ils sont attachés à des personnes, des amis ou des choses qu’ils ne quittent pas par amour, et qui deviennent des conditions préalables à l’amour : « Je veux vivre au Liban », « J’ai mon ami, tu dois l’accepter », « Je ne t’accepte que si ma mère vit avec nous », etc.
– Les snobs : ils aiment une personne d’un niveau social inférieur au leur… en oubliant que ce n’est pas l’argent qui fait les personnes… Ils attendent ce miracle, « il deviendra peut-être riche un jour », qui ne vient pas… Ils restent ensemble, malheureux, comme si le Seigneur avait des classes sociales ! Et ils vivent dans la peur : « Mes parents ne t’accepteront pas, il te faut des diplômes supérieurs »… etc.
– Les exigeants : ils veulent tout pour le mariage, pour la maison : « Je veux la plus belle voiture et le plus beau téléphone… Et si ce n’est pas comme ça, je ne veux plus te voir… », « Pourquoi es-tu en retard ? Où étais-tu ?… ». Avec eux, l’amour est exigeant, et ils ne supportent pas d’être ensemble.
– Les perfectionnistes : on ne les présente plus… Si un seul cheveu n’est pas à sa place, c’est la fin du monde et ça crie.
– Les légalistes : ils aiment la lettre et n’ont pas de miséricorde… « Tu dois t’habiller comme ceci… tu dois parler de cette façon… tu ne dois jamais te tromper, quelle que soit la raison… tu ne dois pas être en retard… tu dois travailler de cette manière… » Ce sont les religieux compliqués qui croient que la vie est sans erreurs… comme les pharisiens qui suivent la lettre et non l’esprit de la Loi.
– Les non-croyants : ils ne craignent pas le Seigneur, leurs relations sont sans conscience, ils brûlent les étapes de l’amour à toute vitesse et n’ont d’autre loi que leurs désirs.
Quant à la réponse à la question « Pourquoi tant de personnes engagées ou mariées ne s’aiment-elles pas ? », c’est qu’elles ont oublié la source de l’amour et oublié le psaume 127, 1 : « Si le Seigneur ne bâtit la maison, c’est en vain que peinent les bâtisseurs. »
Aujourd’hui, la plupart des mariages se font « pour l’argent » ou « parce qu’il faut se marier », sans amour ni volonté… en comptant sur les parents… ou parce qu’on « ne peut plus contenir ses désirs ». Aucun mariage ne se fait alors en vérité, avec volonté et confiance. Tout se fait dans la précipitation, sans prière ni réflexion… ou, si l’on a pris de l’âge, « pour faire comme tout le monde ».
Où est le Seigneur dans tout cela ?
Si les deux personnes engagées n’ont pas le cœur ouvert au Seigneur et à sa Parole, et si la Bible n’est pas la constitution de leur vie, c’est en vain qu’elles peinent !
« Homme et femme il les créa… C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’une seule chair » (Genèse 1, 27 ; 2, 24).
Ils doivent tout laisser derrière eux et construire leur famille par eux-mêmes, sans l’ingérence des parents !
« Maris, aimez votre femme, comme le Christ a aimé l’Église et s’est livré lui-même pour elle » (Éphésiens 5, 25).
L’amour doit jaillir de la source de l’amour, c’est-à-dire du Seigneur, et à l’image du Seigneur : un amour qui se sacrifie et meurt pour l’être aimé !
« Femmes, soyez soumises à votre mari comme au Seigneur » (Éphésiens 5, 22).
La femme d’aujourd’hui fait-elle confiance à son mari et se soumet-elle à lui ? Nous ne parlons pas d’une soumission d’esclave… mais d’une soumission selon le Seigneur, c’est-à-dire d’amour et de fidélité.
« L’amour est patient, il est plein de bonté ; l’amour n’est pas envieux ; il ne se vante pas, il ne s’enfle pas d’orgueil ; il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il ne soupçonne pas le mal ; il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il trouve sa joie dans la vérité ; il supporte tout, il croit tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne passera jamais » (1 Corinthiens 13, 4-8).
Est-ce que nous vivons cela ?
Je conclus en disant : pour qu’il y ait un amour vrai, nous devons être avec le Seigneur, aimer le Seigneur d’abord et nous soumettre à lui ; c’est lui qui sème en nous l’amour pour que nous nous aimions les uns les autres. Et n’oublions pas : celui qui a Jésus a tout ! Amen.
Père Milad Salloum



