Office byzantin des Grandes Complies, célébré notamment pendant le Grand Carême. Les indications en italique sont des rubriques.
Le prêtre : Béni soit notre Dieu, en tout temps, maintenant et toujours, et aux siècles des siècles.
Gloire à toi, notre Dieu, gloire à toi !
Roi céleste, Consolateur, Esprit de vérité, toi qui es partout présent et qui remplis tout, trésor des biens et donateur de vie, viens et demeure en nous, purifie-nous de toute souillure et sauve nos âmes, toi qui es bon.
Le lecteur : Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel, aie pitié de nous ! (3 fois)
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, maintenant et toujours, et aux siècles des siècles. Amen.
Très Sainte Trinité, aie pitié de nous ; Seigneur, pardonne nos péchés ; Maître, remets-nous nos fautes ; Saint, visite et guéris nos infirmités, à cause de ton nom.
Seigneur, aie pitié. Seigneur, aie pitié. Seigneur, aie pitié.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, maintenant et toujours, et aux siècles des siècles. Amen.
Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain substantiel. Remets-nous nos dettes, comme nous remettons à nos débiteurs. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Malin.
Le prêtre : Car à toi appartiennent le règne, la puissance et la gloire, Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours, et aux siècles des siècles.
Le lecteur : Amen. Seigneur, aie pitié (12 fois). Gloire… Maintenant…
Puis on dit ce qui suit, avec trois métanies :
Venez, adorons et prosternons-nous devant notre Roi et notre Dieu.
Venez, adorons et prosternons-nous devant le Christ, notre Roi et notre Dieu.
Venez, adorons et prosternons-nous devant le Christ lui-même, notre Roi et notre Dieu.
Psaume 4
Quand j’ai crié, tu m’as exaucé, ô Dieu de ma justice ; dans la détresse, tu m’as mis au large. Aie pitié de moi et écoute ma prière. Fils des hommes, jusqu’à quand aurez-vous le cœur pesant ? Pourquoi aimez-vous la vanité et recherchez-vous le mensonge ? Sachez que le Seigneur a glorifié son juste ; le Seigneur m’entend quand je crie vers lui. Mettez-vous en colère, mais ne péchez pas ; ce que vous dites dans vos cœurs, regrettez-le sur vos couches. Offrez un sacrifice de justice et confiez-vous au Seigneur. Beaucoup disent : « Qui nous fera voir le bonheur ? » La lumière de ta face s’est imprimée sur nous, Seigneur. Tu as mis la joie dans mon cœur ; ils se sont rassasiés de la récolte de leur blé, de leur vin et de leur huile. En paix je me couche et je m’endors, car c’est toi, Seigneur, qui me fais habiter en sécurité.
Psaume 6
Seigneur, ne me reprends pas dans ta colère, ne me châtie pas dans ta fureur. Aie pitié de moi, Seigneur, car je suis faible ; guéris-moi, Seigneur, car mes os sont ébranlés, et mon âme est profondément troublée. Et toi, Seigneur, jusqu’à quand ? Reviens, Seigneur, délivre mon âme ; sauve-moi à cause de ta miséricorde. Car dans la mort nul ne se souvient de toi ; et dans le séjour des morts, qui te rendra grâce ? Je suis épuisé à force de gémir ; chaque nuit je baigne mon lit, de mes larmes j’arrose ma couche. Mon œil est troublé par le chagrin ; j’ai vieilli au milieu de tous mes ennemis. Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal, car le Seigneur a entendu la voix de mes pleurs. Le Seigneur a entendu ma supplication, le Seigneur a accueilli ma prière. Que tous mes ennemis soient couverts de honte et d’effroi ; qu’ils reculent, soudain couverts de honte.
Psaume 12 (13)
Jusqu’à quand, Seigneur, m’oublieras-tu ? Pour toujours ? Jusqu’à quand me cacheras-tu ta face ? Jusqu’à quand aurai-je des soucis dans l’âme et le chagrin au cœur, jour et nuit ? Jusqu’à quand mon ennemi s’élèvera-t-il contre moi ? Regarde, exauce-moi, Seigneur mon Dieu ; illumine mes yeux, de peur que je ne m’endorme dans la mort, que mon ennemi ne dise : « Je l’ai vaincu », et que mes adversaires ne se réjouissent de ma chute. Mais moi, je me suis confié en ta miséricorde ; mon cœur exultera de ton salut. Je chanterai le Seigneur qui m’a fait du bien, je psalmodierai le nom du Seigneur Très-Haut. Regarde, exauce-moi, Seigneur mon Dieu ; illumine mes yeux, de peur que je ne m’endorme dans la mort, et que mon ennemi ne dise : « Je l’ai vaincu. »
Gloire… Maintenant… Alléluia, alléluia, alléluia, gloire à toi, ô Dieu (3 fois). Seigneur, aie pitié (3 fois). Gloire… Maintenant…
Psaume 24 (25)
Vers toi, Seigneur, j’élève mon âme. Mon Dieu, en toi je me confie : que je ne sois pas confondu à jamais, que mes ennemis ne rient pas de moi ! Car aucun de ceux qui t’attendent ne sera confondu ; qu’ils soient confondus, ceux qui pèchent sans raison. Seigneur, fais-moi connaître tes voies, enseigne-moi tes sentiers. Conduis-moi dans ta vérité et instruis-moi, car tu es le Dieu de mon salut, et c’est toi que j’espère tout le jour. Souviens-toi, Seigneur, de ta compassion et de tes miséricordes, car elles sont depuis toujours. Ne te souviens pas des péchés de ma jeunesse ni de mes ignorances ; selon ta miséricorde, souviens-toi de moi, à cause de ta bonté, Seigneur. Le Seigneur est bon et droit ; c’est pourquoi il montre aux pécheurs le chemin. Il guide les humbles dans la justice, il enseigne aux humbles sa voie. Tous les sentiers du Seigneur sont miséricorde et vérité pour ceux qui gardent son alliance et ses témoignages. À cause de ton nom, Seigneur, pardonne mon péché, car il est grand. Qui est l’homme qui craint le Seigneur ? Il lui montre le chemin qu’il doit choisir. Son âme demeurera dans le bonheur, et sa descendance possédera la terre. Le Seigneur est le rempart de ceux qui le craignent, et il leur révèle son alliance. Mes yeux sont toujours tournés vers le Seigneur, car il tire mes pieds du filet. Regarde-moi et aie pitié de moi, car je suis seul et malheureux. Les angoisses de mon cœur se sont multipliées ; tire-moi de mes détresses. Vois ma misère et ma peine, et pardonne tous mes péchés. Vois mes ennemis : ils se sont multipliés, ils me haïssent d’une haine injuste. Garde mon âme et délivre-moi ; que je ne sois pas confondu, car je me suis confié en toi. Les innocents et les justes se sont attachés à moi, car je t’ai attendu, Seigneur. Ô Dieu, rachète Israël de toutes ses détresses.
Psaume 30 (31)
En toi, Seigneur, je me suis confié : que je ne sois pas confondu à jamais ; dans ta justice, délivre-moi et sauve-moi. Incline vers moi ton oreille, hâte-toi de me délivrer. Sois pour moi un Dieu protecteur, une maison de refuge pour me sauver. Car tu es ma force et mon refuge ; à cause de ton nom, tu me conduiras et me nourriras. Tu me tireras de ce filet qu’ils m’ont tendu en secret, car c’est toi, Seigneur, mon protecteur. En tes mains je remets mon esprit ; tu m’as racheté, Seigneur, Dieu de vérité. Tu détestes ceux qui s’attachent en vain aux vanités ; mais moi, je me suis confié au Seigneur. J’exulterai et me réjouirai de ta miséricorde, car tu as regardé ma misère, tu as sauvé mon âme des détresses ; tu ne m’as pas livré aux mains de l’ennemi, tu as établi mes pieds au large. Aie pitié de moi, Seigneur, car je suis dans l’angoisse ; mon œil, mon âme et mes entrailles sont troublés par le chagrin. Car ma vie s’épuise dans la douleur, et mes années dans les gémissements ; ma force a faibli dans la misère, et mes os sont ébranlés. Je suis devenu un objet d’opprobre pour tous mes ennemis, plus encore pour mes voisins, et un effroi pour ceux qui me connaissent ; ceux qui me voient dehors s’enfuient loin de moi. Je suis oublié des cœurs comme un mort ; je suis devenu comme un vase perdu. J’ai entendu les calomnies de beaucoup de ceux qui m’entourent ; quand ils se rassemblaient tous contre moi, ils complotaient de m’ôter la vie. Mais moi, je me suis confié en toi, Seigneur ; j’ai dit : « Tu es mon Dieu ; mon sort est entre tes mains. » Délivre-moi de la main de mes ennemis et de mes persécuteurs. Fais briller ta face sur ton serviteur, sauve-moi dans ta miséricorde. Seigneur, que je ne sois pas confondu, car je t’ai invoqué ; que les impies soient confondus et descendent au séjour des morts. Qu’elles deviennent muettes, les lèvres trompeuses qui disent le mal contre le juste avec orgueil et mépris. Qu’elle est grande, Seigneur, la bonté que tu réserves à ceux qui te craignent, et que tu accomplis pour ceux qui espèrent en toi, à la vue des fils des hommes ! Tu les caches à l’abri de ta face, loin des intrigues des hommes ; tu les protèges sous ta tente contre les langues querelleuses. Béni soit le Seigneur, qui a fait de sa miséricorde une ville forte et admirable ! Moi, je disais dans mon trouble : « Je suis rejeté loin de tes yeux. » C’est pourquoi tu as entendu la voix de ma supplication quand j’ai crié vers toi. Aimez le Seigneur, vous tous ses saints, car le Seigneur recherche la vérité, et il rétribue largement ceux qui agissent avec orgueil. Soyez forts, et que votre cœur s’affermisse, vous tous qui espérez dans le Seigneur.
Psaume 90 (91)
Celui qui habite sous le secours du Très-Haut demeurera à l’abri du Dieu du ciel. Il dit au Seigneur : « Tu es mon protecteur et mon refuge, mon Dieu, en qui je me confie. » Car il te délivrera du filet des chasseurs et de toute parole qui trouble. De ses épaules il te couvrira, et sous ses ailes tu trouveras refuge ; sa vérité t’entourera comme une armure. Tu ne craindras ni la terreur de la nuit, ni la flèche qui vole de jour, ni ce qui rôde dans les ténèbres, ni le fléau et le démon de midi. Mille tomberont à ta gauche et dix mille à ta droite, mais rien ne t’atteindra. Tu regarderas seulement de tes yeux, et tu verras la rétribution des pécheurs. Car toi, Seigneur, tu es mon espérance ; tu as fait du Très-Haut ton refuge. Aucun mal ne t’arrivera, aucun fléau n’approchera de ta demeure. Car il donnera pour toi des ordres à ses anges, pour qu’ils te gardent dans toutes tes voies. Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. Tu marcheras sur l’aspic et la vipère, tu fouleras le lion et le dragon. « Puisqu’il s’est attaché à moi, je le délivrerai ; je le protégerai, puisqu’il connaît mon nom. Il criera vers moi, et je l’exaucerai ; je suis avec lui dans la détresse, je le délivrerai et le glorifierai. Je le rassasierai de longs jours, et je lui ferai voir mon salut. »
Gloire… Maintenant… Alléluia, alléluia, alléluia, gloire à toi, ô Dieu (3 fois). Seigneur, aie pitié (3 fois). Gloire… Maintenant…
« Dieu est avec nous »
Puis on chante les versets suivants (d’après Isaïe 8 et 9), avec le refrain « Car Dieu est avec nous » :
Dieu est avec nous : sachez-le, nations, et soyez vaincues ! Car Dieu est avec nous.
Écoutez, jusqu’aux extrémités de la terre ! Car Dieu est avec nous.
Puissants, soyez vaincus ! Car Dieu est avec nous.
Car même si vous redevenez forts, vous serez encore vaincus. Car Dieu est avec nous.
Quel que soit le dessein que vous formiez, le Seigneur le réduira à néant. Car Dieu est avec nous.
Quelle que soit la parole que vous prononciez, elle ne tiendra pas. Car Dieu est avec nous.
Votre crainte, nous ne la craindrons pas, et nous ne serons pas troublés. Car Dieu est avec nous.
Le Seigneur notre Dieu, c’est lui que nous sanctifierons, et c’est lui que nous craindrons. Car Dieu est avec nous.
Et si je me confie en lui, il sera pour moi un sanctuaire. Car Dieu est avec nous.
Je mettrai en lui ma confiance, et par lui je serai sauvé. Car Dieu est avec nous.
Me voici, moi et les enfants que Dieu m’a donnés. Car Dieu est avec nous.
Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Car Dieu est avec nous.
Vous qui habitez au pays de l’ombre de la mort, une lumière se lèvera sur vous. Car Dieu est avec nous.
Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné. Car Dieu est avec nous.
La souveraineté est sur son épaule. Car Dieu est avec nous.
Et sa paix n’a pas de limite. Car Dieu est avec nous.
On l’appellera Messager du grand dessein. Car Dieu est avec nous.
Conseiller admirable. Car Dieu est avec nous.
Dieu fort, Souverain, Prince de la paix. Car Dieu est avec nous.
Père du siècle à venir. Car Dieu est avec nous.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. Car Dieu est avec nous.
Maintenant et toujours, et aux siècles des siècles. Amen. Car Dieu est avec nous.
Dieu est avec nous : sachez-le, nations, et soyez vaincues ! Car Dieu est avec nous.
Puis ces tropaires :
Ayant traversé le jour, je te rends grâce, Seigneur, et je te demande de m’accorder de passer le soir et la nuit sans péché, ô Sauveur, et sauve-moi.
Gloire… Ayant traversé le jour, je te glorifie, ô Maître, et je te demande, ô Sauveur, de m’accorder un soir et une nuit sans chute, et sauve-moi.
Maintenant… Ayant traversé le jour, je te chante, ô Saint, et je te demande de m’accorder un soir et une nuit à l’abri des embûches, ô Sauveur, et sauve-moi.
Aussitôt, les deux chœurs chantent en alternance :
La nature incorporelle des chérubins te glorifie par des hymnes incessantes ;
les séraphins, vivants aux six ailes, t’exaltent de leurs voix infatigables ;
et toutes les armées des anges te louent par le chant trois fois saint.
Car tu es avant toutes choses, ô Père, et ton Fils, égal à toi, est comme toi sans commencement ;
et portant l’Esprit de vie, égal à toi en honneur, tu manifestes la Trinité indivisible.
Très sainte Vierge, Mère de Dieu, et vous, témoins oculaires et serviteurs du Verbe,
chœurs des prophètes et des martyrs, vous qui possédez la vie immortelle,
intercédez sans cesse pour tous, car nous sommes tous dans les détresses,
afin que, délivrés de l’égarement du Malin, nous criions avec l’hymne des anges : Saint, saint, saint, Seigneur trois fois saint, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Symbole de la foi
Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de toutes les choses visibles et invisibles. Et en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré, non pas créé, consubstantiel au Père, par qui tout a été fait. Qui pour nous les hommes et pour notre salut est descendu des cieux, s’est incarné du Saint-Esprit et de la Vierge Marie, et s’est fait homme. Il a été crucifié pour nous sous Ponce Pilate, a souffert et a été enseveli. Il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures. Il est monté aux cieux et siège à la droite du Père. Et il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts, et son règne n’aura pas de fin. Et en l’Esprit Saint, Seigneur qui donne la vie, qui procède du Père, qui avec le Père et le Fils est adoré et glorifié, qui a parlé par les prophètes. En l’Église, une, sainte, catholique et apostolique. Je confesse un seul baptême pour la rémission des péchés. J’attends la résurrection des morts et la vie du siècle à venir. Amen.
Puis on chante ces versets :
Très sainte Souveraine, Mère de Dieu, intercède pour nous, pécheurs. (3 fois)
Toutes les puissances célestes des anges et des saints archanges, intercédez pour nous, pécheurs. (2 fois)
Saint Jean, prophète, Précurseur et Baptiste de notre Seigneur Jésus-Christ, intercède pour nous, pécheurs. (2 fois)
Saints glorieux apôtres, prophètes et martyrs, et tous les saints, intercédez pour nous, pécheurs. (2 fois)
Nos justes Pères théophores, pasteurs et docteurs de l’univers, intercédez pour nous, pécheurs. (2 fois)
Puissance divine, invincible et incompréhensible de la précieuse et vivifiante Croix, ne nous abandonne pas, nous pécheurs. (2 fois)
Ô Dieu, pardonne-nous, pécheurs (3 fois), et aie pitié de nous.
« Saint Dieu… » et la suite, jusqu’à « Car à toi appartiennent le règne… »
Puis on dit les tropaires suivants :
Illumine mes yeux, ô Christ Dieu, de peur que je ne m’endorme dans la mort, et que mon ennemi ne dise : « Je l’ai vaincu. »
Gloire… Ô Dieu, sois le défenseur de mon âme, car je marche au milieu de nombreux pièges ; délivre-m’en et sauve-moi, ô toi qui es bon, car tu aimes les hommes.
Maintenant… Puisque nous n’avons pas d’assurance à cause de la multitude de nos péchés, intercède toi-même auprès de celui qui est né de toi, ô Vierge Mère de Dieu, car la prière d’une mère a un grand pouvoir pour obtenir la bienveillance du Maître. Ne méprise pas les supplications des pécheurs, ô toute vénérable, car il est miséricordieux et capable de nous sauver, lui qui a accepté de souffrir pour nous.
Tropaires supplémentaires, ajoutés le mardi et le jeudi (ton 8) :
Seigneur, tu connais la vigilance sans sommeil de mes ennemis invisibles, et la faiblesse de ma pauvre chair, tu la connais, toi mon Créateur. C’est pourquoi je remets mon esprit entre tes mains : couvre-moi des ailes de ta bonté, de peur que je ne m’endorme dans la mort ; illumine les yeux de mon esprit par les délices de tes divines paroles, et éveille-moi au moment favorable pour te glorifier, car tu es bon et tu aimes les hommes.
Verset : Regarde-moi et aie pitié de moi.
Seigneur, ton jugement est redoutable, quand les anges seront debout, que les hommes seront rassemblés, que les livres seront ouverts, que les œuvres seront dévoilées et les pensées examinées. Quel sera alors mon jugement, à moi qui suis pris dans les péchés ? Qui éteindra pour moi la flamme du feu ? Qui éclairera mes ténèbres, si toi, Seigneur, tu n’as pas pitié de moi, toi qui aimes les hommes ?
Gloire… Donne-moi des larmes, ô Dieu, comme tu en as donné jadis à la femme pécheresse, et rends-moi digne de baigner tes pieds, qui m’ont délivré du chemin de l’égarement, et de t’offrir un parfum de bonne odeur : une vie pure acquise par la repentance, afin que j’entende moi aussi ta douce voix : « Ta foi t’a sauvé, va en paix. »
Maintenant… Ô Mère de Dieu, puisque j’ai mis en toi une confiance qui ne déçoit pas, je serai sauvé ; et puisque j’ai obtenu ta protection, ô toute pure, je ne craindrai rien : je chasserai et mettrai en déroute mes ennemis, ayant pour seule armure ton abri, et je crie vers toi en implorant ton secours tout-puissant : sauve-moi, ô Souveraine, par tes intercessions, et éveille-moi du sommeil ténébreux pour te glorifier, par la puissance du Fils de Dieu qui s’est incarné de toi.
Le lecteur : Seigneur, aie pitié (40 fois). Gloire… Maintenant…
Plus vénérable que les chérubins et incomparablement plus glorieuse que les séraphins, toi qui sans corruption as enfanté Dieu le Verbe, toi, vraiment Mère de Dieu, nous te magnifions. Au nom du Seigneur, bénis, père.
Le prêtre : Par les prières de nos saints Pères…
Et il lit cette prière de saint Basile le Grand :
Seigneur, Seigneur, toi qui nous as délivrés de toute flèche qui vole de jour, délivre-nous aussi de tout ce qui rôde dans les ténèbres. Reçois l’élévation de nos mains comme sacrifice du soir. Rends-nous dignes de traverser la nuit sans reproche, sans être éprouvés par le mal, et délivre-nous de tout trouble et de toute frayeur venant des démons. Donne à nos âmes la componction, et à nos pensées le souci de l’examen à ton jugement juste et redoutable. Cloue nos corps à ta crainte et fais mourir nos membres terrestres, afin que, même dans le calme du sommeil, nous soyons illuminés par la méditation de tes jugements. Éloigne de nous toute imagination mauvaise et tout désir nuisible. Relève-nous à l’heure de la prière, affermis dans la foi et progressant dans tes commandements, par la bienveillance et la bonté de ton Fils unique, avec qui tu es béni, ainsi que ton Esprit très saint, bon et vivifiant, maintenant et toujours, et aux siècles des siècles. Amen.
Le lecteur : Venez, adorons… (3 fois)
Psaume 50 (51)
Aie pitié de moi, ô Dieu, selon ta grande miséricorde ; dans l’abondance de ta compassion, efface mes transgressions. Lave-moi entièrement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché.
Car je connais mon iniquité, et mon péché est sans cesse devant moi.
Contre toi seul j’ai péché, j’ai fait ce qui est mal à tes yeux ; ainsi tu seras juste dans tes paroles et vainqueur quand on te jugera.
Voici, j’ai été conçu dans l’iniquité, et dans le péché ma mère m’a enfanté.
Car tu aimes la vérité ; tu m’as révélé les secrets et les mystères de ta sagesse.
Tu m’aspergeras avec l’hysope, et je serai pur ; tu me laveras, et je serai plus blanc que la neige. Tu me feras entendre l’allégresse et la joie, et mes os humiliés exulteront.
Détourne ta face de mes péchés, et efface toutes mes iniquités.
Crée en moi un cœur pur, ô Dieu, et renouvelle au fond de moi un esprit droit.
Ne me rejette pas loin de ta face, et ne me retire pas ton Esprit Saint.
Rends-moi la joie de ton salut, et affermis-moi par un esprit souverain.
J’enseignerai tes voies aux pécheurs, et les impies reviendront à toi.
Délivre-moi du sang versé, ô Dieu, Dieu de mon salut, et ma langue exultera de ta justice.
Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.
Si tu avais voulu un sacrifice, je te l’aurais offert ; mais les holocaustes ne te plaisent pas. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; un cœur brisé et humilié, Dieu ne le méprise pas.
Dans ta bienveillance, Seigneur, fais du bien à Sion, et que les murs de Jérusalem soient rebâtis.
Alors tu agréeras le sacrifice de justice, les offrandes et les holocaustes.
Alors on offrira des taureaux sur ton autel.
Psaume 101 (102)
Seigneur, écoute ma prière, et que mon cri parvienne jusqu’à toi. Ne détourne pas de moi ta face ; au jour de ma détresse, incline vers moi ton oreille ; au jour où je t’invoque, hâte-toi de m’exaucer. Car mes jours se sont dissipés comme la fumée, et mes os se sont desséchés comme du bois sec. J’ai été fauché comme l’herbe, et mon cœur s’est desséché, car j’ai oublié de manger mon pain. À force de gémir, mes os collent à ma chair. Je ressemble au pélican du désert, je suis devenu comme le hibou des ruines. Je veille, et je suis comme le passereau solitaire sur le toit. Tout le jour mes ennemis m’insultent, et ceux qui me louaient se sont ligués contre moi. Car j’ai mangé la cendre comme du pain, et j’ai mêlé mes larmes à ma boisson, à cause de ta colère et de ton indignation, car tu m’as élevé puis jeté à terre. Mes jours ont décliné comme l’ombre, et moi, je me suis desséché comme l’herbe. Mais toi, Seigneur, tu demeures à jamais, et ton souvenir de génération en génération. Tu te lèveras et tu auras pitié de Sion, car il est temps de lui faire grâce, l’heure est venue. Car tes serviteurs ont aimé ses pierres et ont eu pitié de sa poussière. Les nations craindront ton nom, Seigneur, et tous les rois de la terre ta gloire. Car le Seigneur rebâtira Sion et apparaîtra dans sa gloire. Il a regardé la prière des humbles et n’a pas méprisé leur supplication. Que cela soit écrit pour la génération à venir, et le peuple qui sera créé louera le Seigneur. Car il s’est penché du haut de son sanctuaire ; du ciel, le Seigneur a regardé la terre, pour entendre le gémissement des captifs et délivrer les fils des condamnés à mort, afin que l’on proclame dans Sion le nom du Seigneur, et sa louange dans Jérusalem, quand les peuples et les rois s’assembleront pour servir le Seigneur. Il lui a dit dans la vigueur de sa force : « Fais-moi connaître le petit nombre de mes jours ; ne m’emporte pas au milieu de mes jours. » Tes années durent de génération en génération. Au commencement, Seigneur, tu as fondé la terre, et les cieux sont l’ouvrage de tes mains. Ils périront, mais toi, tu demeures ; ils s’useront tous comme un vêtement ; tu les rouleras comme un manteau et ils seront changés ; mais toi, tu es le même, et tes années ne finiront pas. Les fils de tes serviteurs habiteront la terre, et leur descendance sera affermie à jamais.
Prière de Manassé, roi de Juda
Le prêtre lit la prière de Manassé :
Seigneur tout-puissant, Dieu de nos pères, Abraham, Isaac et Jacob, et de leur juste descendance, toi qui as fait le ciel et la terre avec toute leur parure ; toi qui as lié la mer par la parole de ton commandement, toi qui as fermé l’abîme et l’as scellé de ton nom redoutable et glorieux ; toi devant qui tout tremble et frémit, devant la face de ta puissance : car la majesté de ta gloire est insoutenable, la colère de ta menace contre les pécheurs est irrésistible, et la miséricorde de ta promesse est sans mesure et insondable. Car tu es le Seigneur Très-Haut, compatissant, patient et plein de miséricorde, qui te repens du mal fait aux hommes. Toi, Seigneur, selon l’abondance de ta bonté, tu as promis la repentance et le pardon à ceux qui ont péché contre toi, et dans la multitude de ta compassion, tu as fixé aux pécheurs une repentance pour le salut. Toi donc, Seigneur, Dieu des puissances, tu n’as pas institué la repentance pour les justes, pour Abraham, Isaac et Jacob, qui n’ont pas péché contre toi ; mais tu as institué la repentance pour moi, pécheur, car j’ai péché plus que les grains de sable de la mer. Mes iniquités se sont multipliées, Seigneur, mes iniquités se sont multipliées, et je ne suis pas digne de lever les yeux et de regarder la hauteur du ciel, à cause de la multitude de mes injustices. Je suis courbé sous de nombreuses chaînes de fer, au point de ne pouvoir relever la tête, et je n’ai pas de repos, car j’ai provoqué ta colère et j’ai fait le mal devant toi, n’ayant pas fait ta volonté ni gardé tes commandements. Et maintenant, je fléchis les genoux de mon cœur, implorant ta bonté. J’ai péché, Seigneur, j’ai péché, et je connais mes iniquités ; mais je te demande en suppliant : pardonne-moi, Seigneur, pardonne-moi, ne me fais pas périr avec mes iniquités, ne garde pas contre moi ta rancune à jamais en réservant mes fautes, et ne me condamne pas aux profondeurs de la terre. Car tu es le Dieu, le Dieu de ceux qui se repentent, et en moi tu montreras toute ta bonté : car, bien que j’en sois indigne, tu me sauveras selon l’abondance de ta miséricorde, et je te louerai sans cesse tous les jours de ma vie. Car toutes les puissances des cieux te chantent, et à toi est la gloire aux siècles des siècles. Amen.
« Saint Dieu… » et la suite, jusqu’à « Car à toi appartiennent le règne… »
Puis les tropaires suivants :
Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous, car, ne sachant que répondre, nous, pécheurs, t’offrons cette supplication, ô Maître : aie pitié de nous.
Gloire… Aie pitié de nous, Seigneur, car nous avons mis en toi notre confiance ; ne t’irrite pas trop contre nous et ne te souviens pas de nos iniquités. Mais regarde-nous maintenant, puisque tu es compatissant, et délivre-nous de nos ennemis, car tu es notre Dieu et nous sommes ton peuple ; nous sommes tous l’œuvre de tes mains, et nous invoquons ton nom.
Maintenant… Ouvre-nous la porte de la compassion, ô bienheureuse Mère de Dieu ; en espérant en toi, nous ne serons pas déçus, et par toi nous serons délivrés de toutes les détresses, car tu es le salut du peuple chrétien.
Le lecteur : Seigneur, aie pitié (40 fois). Gloire… Maintenant… Plus vénérable que les chérubins… Au nom du Seigneur, bénis, père.
Le prêtre : Par les prières de nos saints Pères… (et il dit la prière suivante 🙂
Maître, Père tout-puissant, Seigneur, Fils unique, Jésus-Christ, et Saint-Esprit, divinité unique et puissance unique, aie pitié de moi, pécheur, et par les jugements que tu connais, sauve-moi, ton serviteur indigne, car tu es béni aux siècles des siècles.
Le lecteur : Venez, adorons… (3 fois)
Psaume 69 (70)
Ô Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, hâte-toi de me secourir. Qu’ils soient honteux et confondus, ceux qui en veulent à ma vie. Qu’ils reculent et soient couverts de honte, ceux qui me veulent du mal. Qu’ils se retirent aussitôt, couverts de honte, ceux qui me disent : « Bien fait ! Bien fait ! » Qu’ils exultent et se réjouissent en toi, tous ceux qui te cherchent, ô Dieu ; et que ceux qui aiment ton salut disent sans cesse : « Que le Seigneur soit magnifié ! » Mais moi, je suis pauvre et malheureux ; ô Dieu, viens à mon aide. Tu es mon secours et mon libérateur, Seigneur, ne tarde pas.
Psaume 142 (143)
Seigneur, écoute ma prière ; dans ta fidélité, prête l’oreille à ma supplication ; exauce-moi dans ta justice.
N’entre pas en jugement avec ton serviteur, car aucun vivant ne sera trouvé juste devant toi.
Car l’ennemi a persécuté mon âme, il a écrasé ma vie contre terre.
Il m’a fait habiter dans les ténèbres comme les morts d’autrefois ; mon esprit est accablé en moi, et mon cœur est troublé au-dedans de moi.
Je me suis souvenu des jours anciens, j’ai médité sur toutes tes œuvres, j’ai réfléchi aux ouvrages de tes mains.
J’ai tendu mes mains vers toi ; mon âme a soif de toi comme une terre sans pluie.
Hâte-toi de m’exaucer, Seigneur, car mon esprit défaille.
Ne me cache pas ta face, de peur que je ne ressemble à ceux qui descendent dans la fosse.
Fais-moi entendre dès le matin ta miséricorde, car c’est en toi que j’ai mis ma confiance.
Fais-moi connaître, Seigneur, le chemin où je dois marcher,
car vers toi j’ai élevé mon âme.
Délivre-moi de mes ennemis, Seigneur, car je me suis réfugié auprès de toi ; enseigne-moi à faire ta volonté, car tu es mon Dieu.
Que ton bon Esprit me conduise sur une terre unie.
À cause de ton nom, Seigneur, tu me feras vivre.
Dans ta justice, tu feras sortir mon âme de la détresse, et dans ta miséricorde tu anéantiras mes ennemis.
Tu feras périr tous ceux qui affligent mon âme, car je suis ton serviteur.
Grande Doxologie
Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre, bienveillance parmi les hommes. Nous te louons, nous te bénissons, nous t’adorons, nous te glorifions, nous te rendons grâce pour ta grande gloire. Seigneur Roi, Dieu céleste, Père tout-puissant ; Seigneur, Fils unique, Jésus-Christ, et Saint-Esprit. Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, Fils du Père, qui portes le péché du monde, aie pitié de nous ; toi qui enlèves les péchés du monde, reçois notre prière, toi qui es assis à la droite du Père, et aie pitié de nous. Car toi seul es saint, toi seul es Seigneur, Jésus-Christ, dans la gloire de Dieu le Père. Amen. Chaque jour je te bénirai, et je louerai ton nom à jamais et pour les siècles des siècles. Seigneur, tu as été notre refuge de génération en génération. J’ai dit : Seigneur, aie pitié de moi, guéris mon âme, car j’ai péché contre toi. Seigneur, je me suis réfugié auprès de toi ; enseigne-moi à faire ta volonté, car tu es mon Dieu. Car en toi est la source de la vie, et dans ta lumière nous verrons la lumière. Étends ta miséricorde sur ceux qui te connaissent. Daigne, Seigneur, nous garder sans péché cette nuit. Tu es béni, Seigneur, Dieu de nos pères, et ton nom est loué et glorifié dans les siècles. Amen. Que ta miséricorde, Seigneur, soit sur nous, comme nous avons espéré en toi.
Tu es béni, Seigneur, enseigne-moi tes commandements. Tu es béni, Maître, fais-moi comprendre tes préceptes. Tu es béni, Saint, éclaire-moi par tes préceptes. Seigneur, ta miséricorde est éternelle ; ne méprise pas l’œuvre de tes mains. À toi convient la louange, à toi convient le chant, à toi est due la gloire, Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours, et aux siècles des siècles. Amen.
(Ici, pendant la première semaine du Grand Carême, on chante le canon du jour.)
« Saint Dieu… » et la suite, jusqu’à « Car à toi appartiennent le règne… »
Puis ces tropaires avec leurs versets :
Seigneur des puissances, sois avec nous, car nous n’avons pas d’autre secours que toi dans nos afflictions ; Seigneur des puissances, aie pitié de nous.
Verset : Louez Dieu dans ses saints, louez-le au firmament de sa puissance. – Seigneur des puissances, sois avec nous…
Verset : Louez-le pour ses hauts faits, louez-le selon l’immensité de sa grandeur. – Seigneur des puissances, sois avec nous…
Verset : Louez-le au son de la trompette, louez-le sur la harpe et la cithare. – Seigneur des puissances, sois avec nous…
Verset : Louez-le par le tambourin et la danse, louez-le par les cordes et la flûte. – Seigneur des puissances, sois avec nous…
Verset : Louez-le par les cymbales sonores, louez-le par les cymbales d’allégresse ; que tout ce qui respire loue le Seigneur. – Seigneur des puissances, sois avec nous…
Verset : Louez Dieu dans ses saints, louez-le au firmament de sa puissance. – Seigneur des puissances, sois avec nous…
Et aussitôt :
Gloire… Seigneur, si tes saints n’étaient pas nos intercesseurs et si ta bonté n’avait pas pitié de nous, comment oserions-nous te chanter, ô Sauveur, toi que les anges bénissent sans relâche ? Toi qui connais les secrets des cœurs, aie pitié de nos âmes.
Maintenant… Mes fautes se sont multipliées à l’excès, ô Mère de Dieu ; c’est vers toi que je me suis réfugié, ô toute pure, pour demander le salut. Visite mon âme affaiblie et intercède auprès de ton Fils et notre Dieu, afin qu’il m’accorde le pardon du mal que j’ai commis, ô toi seule bénie.
Très sainte Mère de Dieu, ne m’abandonne pas au cours de ma vie, toi l’intercesseur des hommes, mais soutiens-moi et aie pitié de moi.
En toi j’ai mis toute mon espérance, ô Mère de Dieu : garde-moi sous ta protection.
Le lecteur : Seigneur, aie pitié (40 fois).
Toi qui en tout temps et à toute heure, au ciel et sur la terre, es adoré et glorifié, Christ Dieu, patient, plein de miséricorde et de compassion, qui aimes les justes et as pitié des pécheurs, qui appelles tous les hommes au salut par la promesse des biens à venir. Toi-même, Seigneur, reçois en cette heure nos prières, et dirige notre vie vers l’accomplissement de tes commandements. Sanctifie nos âmes, purifie nos corps, redresse nos pensées, purifie nos intentions ; délivre-nous de toute tristesse, de tout mal et de toute douleur. Entoure-nous de tes saints anges, afin que, gardés et guidés par leur armée, nous parvenions à l’unité de la foi et à la connaissance de ta gloire inaccessible, car tu es béni aux siècles des siècles. Amen.
Seigneur, aie pitié (3 fois). Gloire… Maintenant… Plus vénérable que les chérubins… Au nom du Seigneur, bénis, père.
Le prêtre : Que Dieu ait pitié de nous et nous bénisse, qu’il fasse briller sur nous sa face et nous prenne en pitié.
Puis il dit la prière de saint Éphrem le Syrien, avec les trois grandes métanies :
Seigneur et Maître de ma vie, éloigne de moi l’esprit de paresse, de curiosité, d’ambition et de vaines paroles.
Accorde-moi, à moi ton serviteur, un esprit de chasteté, d’humilité, de patience et d’amour.
Oui, mon Roi et mon Dieu, donne-moi de voir mes fautes et de ne pas juger mes frères, car tu es béni aux siècles des siècles. Amen.
« Saint Dieu… » et la suite, jusqu’à « Car à toi appartiennent le règne… »
Le lecteur : Amen. Seigneur, aie pitié (12 fois).
Prière à la très sainte Mère de Dieu
(De Paul, moine et higoumène du monastère de l’Évergétis)
Souveraine immaculée, Vierge pure, Épouse de Dieu sans tache, exempte de toute souillure, toi qui, par ton enfantement merveilleux, as uni le Verbe de Dieu aux hommes et as réuni aux êtres célestes la nature exilée de notre race ; espérance de ceux qui n’ont d’autre espérance que toi, secours de ceux qui combattent, aide toujours prête pour ceux qui accourent vers toi, refuge de tous les chrétiens : ne me rejette pas, moi, pécheur coupable, souillé tout entier par des pensées, des paroles et des actes honteux, devenu par ma paresse l’esclave des plaisirs de cette vie. Mais, puisque tu es la Mère du Dieu ami des hommes, penche-toi avec compassion sur moi, pécheur sans mesure, et reçois la supplication que je t’offre de mes lèvres impures. Par la confiance maternelle que tu as auprès de ton Fils, notre Seigneur et Maître, supplie-le d’ouvrir pour moi les entrailles de son amour pour les hommes, de sa compassion et de sa bonté, de passer sur mes fautes innombrables, de me ramener à la repentance et de faire de moi un ouvrier éprouvé de ses commandements. Sois toujours près de moi, toi qui es miséricordieuse, compatissante et pleine de bonté. Dans cette vie présente, par ta fervente intercession et ton secours, écarte de moi les assauts mauvais de l’adversaire et conduis-moi au salut. À l’heure où mon âme malheureuse quittera ce monde, viens à mon aide et éloigne de moi les sombres visions des esprits mauvais. Et au jour terrible du jugement, délivre-moi des châtiments éternels et fais de moi l’héritier de l’honneur et de la gloire ineffables de ton Fils et notre Dieu, que je puisse obtenir par ta médiation et ton secours, ô très sainte Mère de Dieu, ma Souveraine, par la grâce et la bonté de ton Fils unique, notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus-Christ, et par son amour pour les hommes ; à lui conviennent toute gloire, tout honneur et toute adoration, avec son Père sans commencement et son Esprit très saint, bon et vivifiant, maintenant et toujours, et aux siècles des siècles.
Autre prière, à notre Seigneur Jésus-Christ
(D’Antiochos, moine, auteur des Pandectes)
Et accorde-nous, ô Maître, au moment où nous allons dormir, le repos de l’âme et du corps ; garde-nous du sombre sommeil du péché et de toute volupté ténébreuse. Apaise l’élan des passions, éteins les traits enflammés du Malin lancés perfidement contre nous ; calme les révoltes de notre chair et endors toute pensée terrestre et charnelle. Donne-nous, ô Dieu, un esprit vigilant, une pensée pure, un cœur éveillé et un sommeil léger, libre de toute imagination diabolique. Relève-nous à l’heure de la prière, affermis dans tes commandements et gardant toujours en nous le souvenir de tes jugements. Accorde-nous de chanter ta gloire toute la nuit, pour louer, bénir et glorifier ton nom très vénérable et magnifique, Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours, et aux siècles des siècles. Amen.
Très glorieuse, toujours vierge, bienheureuse Mère de Dieu, présente notre prière à ton Fils et notre Dieu, et supplie-le de sauver nos âmes par toi.
Le Père est mon espérance, le Fils est mon refuge, l’Esprit Saint est ma protection : Sainte Trinité, gloire à toi.
En toi j’ai mis toute mon espérance, ô Mère de Dieu : garde-moi sous ta protection.
Ici, pendant la première semaine du Carême, on lit le saint Évangile.
Le prêtre : Paix à tous.
Le chantre : Et à ton esprit.
Le prêtre : Inclinez la tête devant le Seigneur.
Le chantre : Devant toi, Seigneur.
Le prêtre : Maître plein de miséricorde, Seigneur Jésus-Christ notre Dieu, par les intercessions de notre Souveraine toute pure, la Mère de Dieu et toujours vierge Marie, par la puissance de la précieuse et vivifiante Croix, par les supplications des vénérables puissances célestes incorporelles, par les prières du vénérable et glorieux prophète, Précurseur et Baptiste Jean, des saints, glorieux et très louables apôtres, des saints, glorieux et victorieux martyrs, de nos Pères justes et théophores, des saints et justes ancêtres du Christ Dieu, Joachim et Anne, et de tous tes saints : rends nos prières agréables, accorde-nous le pardon de nos fautes, abrite-nous à l’ombre de tes ailes, chasse loin de nous tout ennemi et tout adversaire, garde notre vie en paix, Seigneur ; aie pitié de nous et de ton monde, et sauve nos âmes, car tu es bon et tu aimes les hommes.
Le prêtre fait une métanie jusqu’à terre et dit aux frères : Pardonnez-moi, mes frères, à moi pécheur.
Les frères répondent : Que Dieu te pardonne, saint père.
Puis le prêtre dit les demandes suivantes, et le peuple répond à chacune : « Seigneur, aie pitié » :
- Prions pour la paix du monde.
- Pour les chrétiens pieux et orthodoxes.
- Pour le succès et le soutien de l’armée qui aime le Christ.
- Pour notre évêque N. et tous nos frères dans le Christ.
- Pour nos pères et nos frères absents.
- Pour ceux qui nous haïssent et ceux qui nous aiment.
- Pour ceux qui ont pitié de nous et ceux qui nous servent.
- Pour ceux qui nous ont demandé, à nous indignes, de prier pour eux.
- Pour la délivrance des captifs.
- Pour ceux qui voyagent sur mer, sur terre et dans les airs.
- Pour ceux qui sont alités par la maladie.
- Prions encore pour l’abondance des fruits de la terre.
- Et pour tous nos pères et frères orthodoxes défunts, qui reposent ici et en tout lieu.
- Disons aussi pour nous-mêmes.
Le chantre : Seigneur, aie pitié (3 fois).
Le prêtre : Pardonne, Seigneur, à ceux qui nous haïssent et nous font du tort ; fais du bien à ceux qui font le bien ; accorde à nos frères et à nos proches tout ce qui sert au salut et la vie éternelle ; visite ceux qui sont malades et accorde-leur la guérison. Guide ceux qui sont en mer, accompagne ceux qui voyagent sur terre et dans les airs ; accorde le pardon des péchés à ceux qui nous servent et ont pitié de nous ; et ceux qui nous ont demandé, à nous indignes, de prier pour eux, prends-les en pitié selon ta grande miséricorde. Souviens-toi, Seigneur, de nos pères et de nos frères qui se sont endormis avant nous, et donne-leur le repos là où brille la lumière de ta face. Souviens-toi, Seigneur, de nos frères captifs, et délivre-les de toute détresse. Souviens-toi, Seigneur, de ceux qui apportent des offrandes et font le bien dans tes saintes églises, et accorde-leur tout ce qui sert au salut et la vie éternelle. Souviens-toi aussi de nous, Seigneur, tes serviteurs pécheurs, humbles et indignes, et guide-nous sur le chemin de tes commandements, par les intercessions de ta Mère toute pure, notre Souveraine, la Mère de Dieu et toujours vierge Marie, et de tous tes saints, car tu es béni aux siècles des siècles. Amen.
Puis on chante l’un des deux tropaires suivants, selon le jour :
Le lundi et le mercredi (ton 2) :
Ô toi qui es bonne, protège tous ceux qui se réfugient avec foi sous ta précieuse protection ; car nous, pécheurs, courbés par la multitude de nos fautes, nous n’avons pas d’autre médiatrice constante auprès de Dieu dans les détresses et les afflictions que toi, ô Mère du Dieu Très-Haut. C’est pourquoi nous nous prosternons devant toi : délivre tes serviteurs de toute détresse.
Le mardi et le jeudi (ton 1) :
Ô Christ Dieu, quand la Vierge vit ta mise à mort injuste, elle se lamenta et te cria : « Mon enfant très doux, comment meurs-tu injustement ? Comment as-tu été suspendu au bois, toi qui as suspendu toute la terre sur les eaux ? Je t’en prie, ne me laisse pas seule, moi ta mère et ta servante, ô Bienfaiteur plein de miséricorde. »
Puis le prêtre conclut :
Le prêtre : Par les prières de nos saints Pères, Seigneur Jésus-Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.





