Saint François de Sales, évêque et docteur de l’Église
(Fête le 24 janvier)
François de Sales naquit en Savoie en 1567. Il étudia chez les jésuites à Paris, puis alla à Padoue, où il obtint le doctorat en droit civil et en droit canonique. Ordonné prêtre en décembre 1593, il fut nommé prévôt du chapitre de Genève. Il se consacra aussitôt à l’évangélisation des calvinistes et y réussit brillamment ; il fut alors nommé coadjuteur de l’évêque de Genève.
Dès ses premières années, François fut fortement attiré par les choses de Dieu, et les divers événements de sa vie furent autant de signes que sa vocation au sacerdoce venait directement de Dieu. Il déploya de grands efforts pour la réforme catholique dans son pays. Choisi comme évêque de Genève, il fut un pasteur actif auprès du clergé et des fidèles, qu’il enseigna par ses œuvres et ses nombreux écrits. Il mourut en paix à Lyon, en France, le 28 décembre 1622 ; son corps repose encore aujourd’hui à Annecy. On l’a surnommé « le père de la spiritualité moderne ».
Quelques-unes de ses paroles les plus connues
« Il y a certaines choses que plusieurs estiment vertus, et qui ne le sont nullement… Je veux dire les ravissements, les extases, les insensibilités, les unions déifiques, les élévations, les transformations et autres telles perfections, desquelles certains livres traitent, qui promettent d’élever l’âme jusqu’à la contemplation purement intellectuelle, à l’application essentielle de l’esprit et à la vie suréminente… Ces perfections ne sont pas des vertus, mais plutôt des récompenses que Dieu donne pour les vertus, ou plutôt encore des échantillons des félicités de la vie future… Il ne faut donc point aspirer à de telles grâces, puisqu’elles ne sont nullement nécessaires pour bien servir et aimer Dieu, qui doit être notre unique prétention. »
« Je ne connais point d’autre perfection chrétienne que d’aimer Dieu de tout son cœur et son prochain comme soi-même ; toute autre perfection que celle-ci est une fausse perfection. »






