La bienheureuse Sandra Sabattini
Sandra Sabattini naquit à Riccione, en Italie, le 19 août 1961, de parents pieux, Giuseppe et Agnese, qui firent grandir en elle la foi et l’amour du Christ.
Elle ne se contenta pas d’une vie ordinaire : dès son enfance, elle désira la sainteté. Elle commença à tenir son journal dès l’âge de dix ans.
Les feuilles sur lesquelles elle notait ses remarques et ses pensées l’accompagnèrent tout au long de sa vie ; après sa mort, elles devinrent son plus grand héritage.
Elle utilisait son argent de poche pour aider les pauvres, sans rien garder pour elle.
Son cœur était tourné vers les faibles et les personnes ayant des besoins particuliers, et elle cherchait à les aider par tous les moyens.
Elle obtint son diplôme d’études secondaires en 1980, puis entra à l’université de Bologne pour étudier la médecine. Son rêve était de devenir médecin missionnaire pour aider les nécessiteux et les abandonnés en Afrique, répondre à leurs besoins et prendre soin d’eux.
Elle rencontra le serviteur de Dieu Oreste Benzi, fondateur de la Communauté Pape Jean XXIII en Italie. Elle passa l’été comme bénévole à la maison de Canazei, aidant des jeunes ayant des besoins particuliers. Cette expérience la marqua si profondément qu’elle dit plus tard à sa mère : « Nous avons travaillé comme des fous, mais ce sont des personnes que je n’abandonnerai jamais. »
Elle donna sa vie, au sein de la Communauté Pape Jean XXIII, au service des personnes handicapées et des toxicomanes, tout en poursuivant ses études universitaires.
Au cours d’une rencontre de la Communauté Pape Jean XXIII, elle fit la connaissance d’un jeune homme nommé Guido Rossi. Ils s’aimèrent et partageaient les mêmes principes et le même idéal. Ils se fiancèrent, et l’on s’attendait à ce qu’ils se marient, unis par leur amour de Dieu et des pauvres.
Sandra tenait toujours à prier chaque jour ; la plupart du temps, elle se levait tôt pour aller prier dans une église voisine. Elle s’agenouillait ou s’asseyait par terre, par humilité, pour passer un moment d’intimité avec Jésus.
Le 29 avril 1984, alors qu’elle se rendait à une rencontre de la Communauté Pape Jean XXIII, elle fut renversée par une voiture au moment où elle sortait de la sienne. Elle mourut à l’hôpital le 2 mai 1984, à l’âge de vingt-deux ans.
Elle laissa derrière elle un bel héritage : un cœur brûlant d’amour pour Dieu. Sa vie fut une source d’inspiration pour beaucoup, grâce à son zèle pastoral et à son amour des pauvres.
Le 6 mars 2018, le pape François la déclara vénérable ; le 2 octobre 2019, il approuva un miracle obtenu par son intercession, et elle fut béatifiée le 24 octobre 2021.
Son fiancé a dit d’elle :
« J’ai eu parfois du mal à suivre ses pas et à garder son rythme quand nous étions ensemble. Mais je peux témoigner de sa volonté de m’associer, ou plutôt de nous faire choisir ensemble et clairement, non pas ce que nous devions faire, mais la volonté du Seigneur. J’ai toujours été touché par sa manière joyeuse et profonde de regarder la vie, par sa confiance dans le Seigneur et son abandon à lui dans les événements. »
Quelques-unes de ses paroles :
« L’amour est la synthèse de la contemplation et de l’action ; c’est le point où le ciel rejoint la terre, où l’homme rencontre Dieu. »
– « Si j’aime vraiment, comment puis-je supporter qu’un tiers de l’humanité meure de faim, tandis que je préserve ma sécurité et ma stabilité économique ? Ainsi, je serais seulement une bonne chrétienne, mais pas une sainte ! Il y a aujourd’hui une inflation de bons chrétiens, alors que le monde a besoin de saints ! »
– « Une vie vécue sans Dieu n’est qu’une perte de temps, qu’elle soit ennuyeuse ou amusante : ce n’est qu’un temps passé à attendre la mort. »
– « Elle n’est pas à moi, cette vie qui se déroule au rythme d’une respiration régulière qui n’est pas la mienne, animée par une journée paisible qui n’est pas à moi. Il n’y a rien qui soit à toi, Sandra, il faut que tu le comprennes ! »
Préparé par Rita, de l’équipe de Sawt el Rab






