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Jésus lui-même visite le malade et lui donne la guérison dans le sacrement de l’onction des malades

Beaucoup de gens ont peur du sacrement de l’onction des malades et pensent que la visite du prêtre au malade est « de mauvais augure », parce qu’ils croient que ce sacrement est donné au malade agonisant sur son lit de mort, juste avant qu’il meure. Pourtant, ce sacrement apporte souvent la guérison ; et si ce n’est pas la guérison physique, il apporte certainement au malade la guérison spirituelle et intérieure, et la paix…

En voici le meilleur exemple, un témoignage que le Père Joseph Abi Aoun a partagé avec nous : « Mon portable a sonné. “Allô…” – “Abouna, vous me reconnaissez ? C’est un tel…” – “Bien sûr que je te reconnais.” – “Ma mère est à l’hôpital depuis dix jours, et elle aimerait beaucoup que vous lui rendiez visite et lui donniez la communion.” – “Qu’elle se rétablisse vite, je ne le savais pas ; bien sûr, j’irai la voir demain, si Dieu le veut…” – “Son état est devenu un peu difficile, Abouna, et elle tient beaucoup à voir le prêtre.” J’ai été touché par la dégradation de sa santé, mais en même temps je me suis réjoui de sa demande, faite avec tant de confiance et de foi, sans peur ni hésitation. Le lendemain, j’ai prié, puis j’ai préparé l’hostie, l’huile des malades, le livre de prières et l’étole, et je suis parti à l’hôpital, plein d’affection pour cette dame malade et vertueuse qui attendait le prêtre avec impatience pour recevoir Jésus dans la sainte communion et être prête à toute éventualité… À mon arrivée, quelle joie sur son visage, avec une larme dans les yeux à cause de l’état dans lequel elle se trouvait.
“Abouna, mon Père, soyez le bienvenu… vous vous êtes dérangé… vous nous manquiez… J’ai demandé à mon fils si c’était possible que le prêtre vienne me voir.” – “Me voici. Vous nous manquiez aussi… Je ne savais pas que vous étiez à l’hôpital… Maintenant nous allons prier ensemble et recevoir Jésus, et bientôt, si Dieu le veut, nous vous reverrons à la maison.” »

« Qu’elle était belle ! Malgré sa douleur et sa souffrance, il y avait sur son visage la sérénité de la foi, l’abandon à la volonté du Seigneur et la tendresse de Marie, Notre-Dame de la Colline. Elle s’est mise à me raconter son état et la raison de son hospitalisation. Un apaisement total sur son visage. Pour elle, le prêtre, c’est Jésus lui-même qui vient la visiter, qui visite le malade.
Peu après, j’ai commencé la prière de l’onction des malades. Quand je suis arrivé au moment où j’oins son visage de l’huile sainte, ses yeux se sont de nouveau remplis de larmes ; elle a supplié le Seigneur de tout son cœur et lui a remis tout ce qu’elle vivait à ce moment-là… En un instant, j’ai fait en moi une comparaison rapide entre elle et ceux qui ont peur de la venue du prêtre et de prier avec lui et pour lui, ou l’attitude de certaines familles : “Ne lui faites pas peur avec le prêtre”… Des instants merveilleux de présence spirituelle et humaine, où j’ai senti que le ciel était là, présent parmi nous, tout près… nous regardant avec bonté et tendresse… C’est l’acte d’amour et de foi qui transforme la douleur, la maladie et les derniers instants en un élan de consolation et de vie… Quand j’ai eu fini et que je m’apprêtais à repartir, elle s’est tournée vers moi et, avec la supplication d’une croyante au cœur bon : “Abouna Joseph, ne m’oubliez pas dans vos prières, je vous attends, revenez me voir, même si je dois vous déranger…” »

« Des paroles qui vont au fond et touchent l’être. “Bien sûr que je prierai pour vous, et vous aussi priez pour moi. Jésus est tout proche de vous. Et je vous promets que je reviendrai. Et lundi, si Dieu le veut, je passerai vous voir…” Je suis rentré au presbytère en repassant en moi-même ce qui s’était dit entre moi et cette femme bonne et vertueuse. Elle a été pour moi comme un évangile, un témoignage de l’amour de Jésus dans la maladie et l’épreuve. Cet amour, on ne le voit que chez les gens bons et croyants… J’étais l’élève, et elle la maîtresse… Merci pour cette leçon gratuite sur la manière d’aimer Jésus, surtout dans des situations aussi difficiles… »

Mes frères, le sacrement de l’onction des malades est l’un des sacrements institués par le Seigneur Jésus lui-même, et de nombreux versets de l’Évangile en témoignent, dont : « Ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien » (Marc 16, 18). Et l’apôtre saint Jacques a exhorté les fidèles à appeler les prêtres, les anciens de l’Église, quand l’un d’eux est malade : « L’un de vous est malade ? Qu’il appelle les anciens de l’Église : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon » (Jacques 5, 14-15).

Préparé par Rita, de l’équipe Sawt El Rab

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