Un cri de conversion
Depuis le commencement, il nous accompagne ; plus encore, il est devenu l’ombre qui ne nous quitte pas. De peur que nous nous éloignions de lui, il nous a séduits par les convoitises terrestres et les plaisirs de la vie passagère. C’est le péché destructeur, ce sont les ruses du diable perfide. Et quelle honte ! Nous, enfants de la vie, enfants de la joie, enfants de la liberté, enfants de l’espérance, enfants du Père créateur du ciel et de la terre, qui donne la vie, la joie et la liberté, nous sommes devenus téléguidés, programmés comme des machines, conduits par nos actes à la perdition. « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume ; il y aura des famines, des épidémies et des tremblements de terre en divers lieux. Or tout cela n’est que le commencement des douleurs… Car il y aura alors une grande détresse, telle qu’il n’y en a pas eu depuis le commencement du monde jusqu’à maintenant, et telle qu’il n’y en aura jamais plus » (Matthieu 24, 7-8.21). Voilà la série de films d’horreur qui a ébranlé l’humanité au cours de l’histoire, et contre laquelle notre Dieu Jésus Christ nous a mis en garde, sans parler des apparitions et des messages de notre Mère la Vierge Marie, qui nous a appelés à la prière et à la conversion. Le coupable est unique : nos péchés et notre éloignement du Seigneur notre Dieu ; mais les conséquences sont nombreuses. Je commence par les épidémies, nées dans certains pays pour envahir ensuite toute la planète et la transformer en un effroyable massacre, aux victimes innombrables : de la peste antonine à la peste de Justinien, puis la peste noire, la grande peste de Londres, la fièvre jaune, la grande peste de Marseille, le choléra, la peste de Mandchourie, la grippe espagnole et la grippe asiatique, puis le sida, la grippe porcine, Ebola, et enfin, et ce n’est pas la dernière, l’épidémie de coronavirus qui a paralysé le monde entier. Je continue avec les guerres immenses et destructrices qui ont déversé leur fureur sur chaque âme, chaque corps, chaque maison et chaque nid, et n’ont laissé que des victimes, la famine, la pauvreté et l’exil. Et maintenant, les scènes de tremblements de terre, de volcans, d’inondations, d’incendies, et tant d’autres catastrophes naturelles. Quelle série sans fin ! Elle continue encore aujourd’hui, sous des noms et des formes différents. Ces catastrophes ne se sont souciées ni de la puissance de l’argent ni du pouvoir des gouvernants. Elles n’ont pas distingué le pauvre du riche. Elles n’ont pas eu peur du fort et n’ont pas épargné le faible. Et nous faisons des reproches au Seigneur, notre Maître et notre Dieu : pourquoi, Seigneur, as-tu permis cela ? Pourquoi, Jésus, es-tu en colère contre nous ? Pourquoi, ô Dieu, nous envoies-tu ces malheurs et ces catastrophes ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?
Est-ce le Seigneur qui t’a dit, femme, d’avorter ton enfant ?
Est-ce Jésus qui t’a dit que la cohabitation avant le mariage t’est permise ?
Est-ce Dieu qui vous a dit que vous pouviez changer de sexe et vivre des relations homosexuelles ?
Est-ce ton Dieu qui t’a dit de consommer de la drogue et d’autres substances interdites ?
Est-ce ton Sauveur qui t’a dit de mettre fin à ta vie ?
Est-ce ton Seigneur qui t’a dit de ne pas respecter les commandements et de ne pas les observer ?
Est-ce le Seigneur Christ qui t’a dit d’adorer l’argent et de courir après les chefs et les gouvernants ?
Est-ce ton Créateur qui t’a dit de te séparer de l’Église chrétienne et de suivre les sectes et les hérésies ?
Toutes ces catastrophes, c’est nous qui les fabriquons, nous, gens de peu de foi et aux âmes faibles.
Assez donc de blâmer notre Sauveur et Rédempteur pour nos fautes et les péchés que nous commettons !
Assez de débauche et d’égoïsme !
Assez de haine et de manque d’amour !
Assez d’avidité et de cupidité !
Assez d’orgueil et de vanité !
Assez de corruption et d’immoralité !
Je parle en disant « nous », car je me sens moi-même coupable, et je ne sais par quel moyen vous amener à vous tourner vers moi et à vous souvenir de moi.
Le gémissement de mes pleurs fend le rocher quand j’entends et vois notre Seigneur Jésus Christ souffrir terriblement et crier avec force et douleur à cause de vos péchés.
La blessure de mon cœur saigne abondamment quand je vois notre Mère Marie ouvrir les bras pour vous serrer contre elle, et vous restez indifférents.
Mon âme gémit de douleur quand je vous vois vous éloigner toujours plus, alors que le chemin du salut est à quelques pas de vous.
Ah ! Ah ! Ah !
C’est moi qui vous sauve, sous la protection de votre Mère, la Vierge Marie.
C’est moi la planche de votre salut, avec la prière et le rosaire.
C’est moi qui vous secours, avec le jeûne, la pénitence et le repentir.
C’est moi le navire qui vous conduit vers le port divin.
C’est moi le commencement du chemin vers Dieu, et la compagne de route jusqu’au bout.
C’est moi le moyen de passer de vos péchés mortels à la vie éternelle.
Mes frères, je suis la conversion !
Mes larmes se sont taries et mon âme a souffert à vous attendre ! Qu’en est-il alors de Dieu le Père et de la Vierge Marie ?
N’ayez pas peur, car il n’existe aucun péché qui épuise la générosité, l’amour et la miséricorde de Dieu. La puissance de l’amour de Dieu est immense : elle fait disparaître tous les péchés et fait de vous une lumière qui brille plus que les rayons du soleil. Il vous a dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos » (Matthieu 11, 28).
N’attendez pas : lavez vos péchés à travers moi, mais avec les larmes du repentir venues du fond de votre cœur, et souvenez-vous toujours que Jésus est une source de miséricorde et une cascade d’amour. « Celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé » (Matthieu 24, 13). Et « celui qui croit a la vie éternelle » (Jean 6, 47).
« Ayez honte quand vous péchez, mais n’ayez pas honte quand vous vous repentez. Le péché est la blessure, la pénitence est le remède. Le péché est suivi de la honte, et la pénitence de l’audace ; mais Satan a inversé cet ordre : il donne l’audace dans le péché et la honte dans la pénitence. »
(Saint Jean Chrysostome)
« Mes bien-aimés, faites d’aujourd’hui le jour de votre conversion, de peur que la mort ne vous surprenne cette nuit. » (Saint Éphrem le Syrien)
Avec mon amour,
la Conversion
Préparé par Céline Abi Nassif



