Les saints glorieux et grands souverains Constantin et Hélène, égaux aux apôtres
Constantin était le fils de Constance Chlore, César des provinces occidentales de l’Empire romain. Il naquit vers 280 à Naïssus (l’actuelle Niš, en Serbie).
Il fut proclamé empereur à la mort de son père, en 306. Ayant appris en 312 que Maxence et Maximin s’étaient alliés contre lui pour se débarrasser de lui, il marcha sur l’Italie.
Là, une croix de lumière lui apparut sous le disque du soleil, avec ces mots : « Par ce signe tu vaincras. » Il livra à son ennemi une bataille acharnée près du pont Milvius, sur le Tibre, le 28 octobre.
Maxence fut vaincu et se noya dans le fleuve. Le lendemain, Constantin entra en vainqueur dans Rome, et le Sénat le proclama empereur de l’Occident, tandis que Licinius restait maître de l’Orient.
En 313, les empereurs Constantin et Licinius publièrent à Milan un édit commun, valable pour tout l’Empire romain, en Orient comme en Occident, qui reconnaissait la pleine liberté religieuse.
Ce fut la fin de la persécution des chrétiens dans l’Empire. Mais Licinius, rongé de jalousie devant l’influence grandissante de Constantin, reprit la politique de persécution et de massacres contre les chrétiens dans l’Orient qu’il gouvernait. Constantin lui fit la guerre et le vainquit en 324. Il devint ainsi le maître incontesté de l’Empire romain, en Orient et en Occident.
L’Église jouit alors de la paix, et le christianisme triompha. Constantin transféra la capitale de l’Empire de Rome à Byzance, sur les rives du Bosphore, au cœur de l’Empire ; il la rebâtit et lui donna son nom : elle fut appelée Constantinople, la « nouvelle Rome », par rapport à l’ancienne capitale, la « vieille Rome ».
Voulant mettre fin aux troubles ariens et connaître la vraie doctrine chrétienne sur la divinité du Verbe, il réunit à Nicée, en 325, les évêques du monde entier. Ce premier concile œcuménique proclama que le Père et le Fils ont une seule et même nature divine, et Arius et ses partisans furent frappés d’anathème.
Le concile fut présidé par Osius, évêque de Cordoue en Espagne, et par deux légats du pape Sylvestre.
En 326, Constantin envoya sa mère, sainte Hélène, à Jérusalem pour rechercher la vénérable Croix.
Hélène réalisa son vœu en 327. Elle revint ensuite à Constantinople, puis à Rome, où elle s’en alla vers Dieu vers 329. Constantin, tombé malade à Nicomédie, reçut le saint baptême et s’en alla vers Dieu le 22 mai 337.
Ses restes furent transportés dans la capitale et ensevelis dans l’église des Saints-Apôtres, qu’il avait fait construire.
Quant à sa mère Hélène, elle fut ensevelie à Rome, dans l’une de ses églises, et ses restes furent placés dans un sarcophage de porphyre, conservé encore aujourd’hui aux Musées du Vatican.
Métropolite Néophytos Edelby




