Fête de l’Assomption de la Mère de Dieu au ciel avec son âme et son corps
« Un grand signe apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles » (Ap 12, 1).
Ce signe, c’est la Vierge Marie, grande et toujours vierge, la très sainte Mère de Dieu. Elle est apparue dans l’Apocalypse de Jean, au ciel, comme une femme ayant le soleil pour manteau : ses pensées et ses désirs étaient toujours tournés vers le ciel. Elle est de la descendance d’Ève, la première femme, dont Marie a effacé la malédiction lorsque Dieu envoya son Fils, Soleil de justice, né d’une femme et né sous la Loi, qui nous a rachetés par son sang pur et précieux.
L’Église catholique célèbre chaque année, le 15 août, la fête de l’Assomption de la Vierge Marie au ciel avec son âme et son corps. Cette fête nous rappelle la Vierge, Mère du Seigneur, bénie entre toutes les femmes et bénie dans le fruit de ses entrailles ; elle nous rappelle la grandeur de sa place et de son intercession, et comment le Tout-Puissant, dont le nom est saint, a fait pour elle de grandes choses, dont cette assomption digne d’elle au ciel, là où est son Fils, là où est la gloire céleste.
C’est la fête où la Vierge Marie est couronnée Reine du ciel et de la terre ; c’est la fête de l’espérance et de la lumière, où se sont accomplies les promesses de Dieu envers sa fille bien-aimée, la Mère aimante du Seigneur. C’est une fête qui nous rappelle que le dernier mot
n’appartient pas au mal et à la mort, mais à la vie éternelle et à la gloire céleste ;
non au désespoir, mais à l’espérance ;
non aux ténèbres, mais à la lumière ;
non à la mort, mais à la vie ;
non aux puissants, mais aux humbles.
C’est la fête où le Christ honore sa Mère,
car il n’a pas permis que le corps saint dans lequel elle l’avait porté, et dont Élisabeth avait salué la venue en sentant son enfant tressaillir de joie, connaisse la corruption du tombeau comme les autres hommes.
L’Assomption de la Vierge Marie au ciel avec son âme et son corps est une vérité divine, et il ne peut en être autrement. C’est la puissance de l’amour divin qui a changé la malédiction de la croix en résurrection, qui a créé la vie à partir du néant, qui a vaincu le désespoir par l’espérance et la mort par la vie ; c’est cette même puissance qui a élevé la Vierge Marie au ciel avec son âme et son corps. C’est l’accomplissement de la volonté divine, c’est la tendresse divine qui élève Marie, notre Mère, avec son corps et son âme, jusqu’à la perfection de l’amour divin. Le Seigneur nous enseigne ainsi que la mort de la Vierge fut une dormition, qu’elle est entrée dans ce monde préservée du péché et de la corruption du mal, et qu’elle en est sortie sauve, préservée de la corruption du tombeau. C’est lui qui a dit : « Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie » (Jn 5, 24).
Préparé par Rita, de l’équipe Sawt el Rab




