Qui m’a touché ?
(La foi de l’homme et la Parole de Dieu)
En ce temps-là, il y avait une femme atteinte d’hémorragies que personne ne savait guérir (un peu comme notre situation actuelle). Elle avait dépensé tout son argent pour guérir et retrouver sa famille et ceux qu’elle aimait ; mais après douze ans de maladie, elle souffrait encore et s’accrochait à la vie, jusqu’à ce que vienne le moment où la gloire du Père devait se manifester par les œuvres du Fils.
Elle s’est mise à marcher derrière Jésus, de peur que quelqu’un la voie à cause de sa maladie, car une femme atteinte de pertes de sang, comme le lépreux, était considérée comme impure. Mais l’histoire de Jésus avec le lépreux lui avait donné la force et la volonté de venir à lui, sachant qu’elle serait guérie. Elle s’est approchée peu à peu, jusqu’à arriver près de lui, certaine qu’il lui suffirait de toucher la frange de son vêtement. À cette époque, la frange (les franges que la Loi prescrivait aux bords du manteau) servait à rappeler les commandements de Dieu (Nombres 15, 38-40), c’est-à-dire la Parole de Dieu. Elle a décidé de toucher la Parole de Dieu, sans savoir que cette Parole s’était faite chair et se tenait devant elle ; sans savoir que cette Parole pouvait non seulement la guérir de sa maladie, mais aussi la ramener de la mort, car celui qui croit en elle, même s’il meurt, vivra.
À ce moment-là, Jésus aurait pu laisser les choses cachées et ne pas les dévoiler ; mais le Maître a voulu nous donner une leçon : celui qui touche la Parole de Dieu, ou plutôt celui que la Parole de Dieu touche, est guéri sur-le-champ. Il leur a dit : « Qui m’a touché ? » Tous ont nié, mais Jésus savait ce qu’il voulait faire. Il leur a dit qu’une force était sortie de lui. Et quand elle a compris qu’elle était découverte, elle a raconté ce qui lui était arrivé et comment elle avait été guérie de sa maladie après toutes ces années de souffrance et de désespoir. Comme à son habitude, Jésus lui a dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix. »
Est-ce que quelqu’un parmi vous sait ce que Jésus voulait dire ? Il nous disait que tous les miracles et toutes les maladies n’ont besoin que d’une chose simple : « la foi ». Si nous avons la foi, nous serons guéris ; plus encore, nous pourrons déplacer les montagnes. C’est ce que Jésus nous a dit.
L’Évangile d’aujourd’hui ne s’arrête pas à la guérison de la femme ; il continue en nous racontant la mort de la fille de Jaïre, elle aussi âgée de douze ans, et comment tous la considéraient comme morte. Jésus est entré auprès d’elle, et il lui a suffi de dire une seule parole : « Jeune fille, lève-toi ! » Oui, une seconde fois dans le même Évangile, Jésus nous confirme que la Parole de Dieu peut nous guérir de nos maladies, et surtout nous ramener à la vie ; mais tout ce qu’il faut pour cela, c’est un acte humain simple : « la foi » (Marc 5, 21-43).
Mes frères, le Royaume de Dieu s’accomplit dans la rencontre entre la foi de l’homme et la Parole de Dieu. Notre foi chrétienne est aussi simple que cela : elle n’est pas compliquée et ne demande pas d’effort.
Jésus, comme nous avons besoin de te toucher en ce temps !
Jésus, comme nous avons besoin d’être près de toi !
Jésus, comme nous avons besoin de comprendre que tu exauces nos prières !
Jésus, je crois que tu es la Parole de Dieu ; que ton règne vienne !
Préparé par Élie Abou Zeidan



