Le Chemin de croix
Acte de contrition
Mon Seigneur et mon Dieu, je regrette de tout mon cœur tous mes péchés, car par le péché j’ai perdu mon âme et les biens éternels et j’ai mérité les peines de l’enfer ; mais je les regrette plus encore parce que je t’ai offensé et outragé, toi, mon Seigneur et mon Dieu, qui es digne de tout honneur et de tout amour. C’est pourquoi je hais le péché plus que tout autre mal, et je veux, avec ta grâce, mourir plutôt que de t’offenser encore. Je prends la résolution de fuir toute occasion de péché et de réparer, autant que je le pourrai, les péchés que j’ai commis. Amen.
Chant (inspiré du Stabat Mater) :
La Mère douloureuse se tenait debout au pied de la croix, les larmes coulant de ses yeux.
Refrain : Ô sainte Mère, imprime dans mon cœur les plaies de ton Fils unique.
Première station
Le prêtre : Contemplons : Jésus est condamné à mort.
Le prêtre : Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons,
Le peuple : car par ta sainte croix tu as racheté le monde.
Le prêtre : Seigneur Jésus-Christ, par cette sentence injuste que mes péchés t’ont value, délivre-moi de la sentence de la mort éternelle que j’ai méritée tant de fois. Amen.
Notre Père – Je vous salue Marie
Le prêtre : Aie pitié de nous, Seigneur.
Le peuple : Aie pitié de nous.
Le prêtre : Que les âmes des fidèles défunts reposent en paix,
Le peuple : par la miséricorde de Dieu. Amen.
Son âme affligée, cachée dans sa douleur, un glaive cruel l’a transpercée.
Refrain : Ô sainte Mère, imprime dans mon cœur les plaies de ton Fils unique.
Deuxième station
Le prêtre : Contemplons : Jésus est chargé de sa croix.
Le prêtre : Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons,
Le peuple : car par ta sainte croix tu as racheté le monde.
Le prêtre : Ô Jésus, toi qui as porté volontairement la lourde croix que je t’ai imposée par mes péchés, je te demande de m’en faire comprendre la laideur, afin que je les pleure jusqu’à la mort. Amen.
Notre Père – Je vous salue Marie
Le prêtre : Aie pitié de nous, Seigneur.
Le peuple : Aie pitié de nous.
Le prêtre : Que les âmes des fidèles défunts reposent en paix,
Le peuple : par la miséricorde de Dieu. Amen.
Quelles douleurs terribles a connues la Vierge, la Mère de notre Rédempteur bien-aimé !
Refrain : Ô sainte Mère, imprime dans mon cœur les plaies de ton Fils unique.
Troisième station
Le prêtre : Contemplons : Jésus tombe sous la croix pour la première fois.
Le prêtre : Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons,
Le peuple : car par ta sainte croix tu as racheté le monde.
Le prêtre : Ô Jésus, le poids de mes grands péchés t’a fait tomber sous la croix. Je les déteste et je les hais, et je t’en demande pardon. Avec ta grâce, je suis résolu à ne plus jamais y revenir. Amen.
Notre Père – Je vous salue Marie
Le prêtre : Aie pitié de nous, Seigneur.
Le peuple : Aie pitié de nous.
Le prêtre : Que les âmes des fidèles défunts reposent en paix,
Le peuple : par la miséricorde de Dieu. Amen.
Elle a souffert une mort amère qui a brisé son cœur, à cause de son Fils bien-aimé.
Refrain : Ô sainte Mère, imprime dans mon cœur les plaies de ton Fils unique.
Quatrième station
Le prêtre : Contemplons : Jésus rencontre sa Mère affligée.
Le prêtre : Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons,
Le peuple : car par ta sainte croix tu as racheté le monde.
Le prêtre : Ô Jésus affligé, et toi, Marie, Mère douloureuse : si j’ai été autrefois la cause de vos tourments et de vos douleurs, désormais, avec l’aide de Dieu, il n’en sera plus ainsi ; je veux vous aimer fidèlement jusqu’à la mort. Amen.
Notre Père – Je vous salue Marie
Le prêtre : Aie pitié de nous, Seigneur.
Le peuple : Aie pitié de nous.
Le prêtre : Que les âmes des fidèles défunts reposent en paix,
Le peuple : par la miséricorde de Dieu. Amen.
Quel cœur ne pleurerait pas en voyant la Vierge gémir de la douleur qui consume son âme ?
Refrain : Ô sainte Mère, imprime dans mon cœur les plaies de ton Fils unique.
Cinquième station
Le prêtre : Contemplons : Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix.
Le prêtre : Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons,
Le peuple : car par ta sainte croix tu as racheté le monde.
Le prêtre : Ô Jésus, Simon de Cyrène fut vraiment heureux de t’aider à porter la croix. Moi aussi, je serai heureux si je t’aide à porter ta croix, en acceptant avec patience et avec joie les croix que tu m’enverras au cours de ma vie. Toi, Jésus mon Dieu, donne-moi la grâce de les porter. Amen.
Notre Père – Je vous salue Marie
Le prêtre : Aie pitié de nous, Seigneur.
Le peuple : Aie pitié de nous.
Le prêtre : Que les âmes des fidèles défunts reposent en paix,
Le peuple : par la miséricorde de Dieu. Amen.
Qui pourrait supporter d’y songer, ou de se rappeler ses souffrances, quand son Bien-aimé l’a rencontrée ?
Refrain : Ô sainte Mère, imprime dans mon cœur les plaies de ton Fils unique.
Sixième station
Le prêtre : Contemplons : Véronique essuie le visage de Jésus.
Le prêtre : Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons,
Le peuple : car par ta sainte croix tu as racheté le monde.
Le prêtre : Ô Jésus plein de tendresse, toi qui as bien voulu imprimer l’image de ta sainte face sur le linge avec lequel sainte Véronique l’a essuyée, je te demande d’imprimer dans mon âme le souvenir de ta Passion douloureuse. Amen.
Notre Père – Je vous salue Marie
Le prêtre : Aie pitié de nous, Seigneur.
Le peuple : Aie pitié de nous.
Le prêtre : Que les âmes des fidèles défunts reposent en paix,
Le peuple : par la miséricorde de Dieu. Amen.
Pour les péchés du peuple, elle voit Jésus livré aux tourments, endurant une flagellation cruelle.
Refrain : Ô sainte Mère, imprime dans mon cœur les plaies de ton Fils unique.
Septième station
Le prêtre : Contemplons : Jésus tombe pour la deuxième fois.
Le prêtre : Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons,
Le peuple : car par ta sainte croix tu as racheté le monde.
Le prêtre : Ô Jésus, mon retour au péché t’a fait tomber de nouveau à terre sous la croix. Donne-moi la grâce d’employer les moyens efficaces qui m’empêcheront de retomber. Amen.
Notre Père – Je vous salue Marie
Le prêtre : Aie pitié de nous, Seigneur.
Le peuple : Aie pitié de nous.
Le prêtre : Que les âmes des fidèles défunts reposent en paix,
Le peuple : par la miséricorde de Dieu. Amen.
Elle voit l’enfant né d’elle mourir, arraché à elle, élevé sur la croix.
Refrain : Ô sainte Mère, imprime dans mon cœur les plaies de ton Fils unique.
Huitième station
Le prêtre : Contemplons : Jésus console les filles de Jérusalem.
Le prêtre : Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons,
Le peuple : car par ta sainte croix tu as racheté le monde.
Le prêtre : Ô Jésus, toi qui as consolé les filles de Jérusalem qui pleuraient sur tes souffrances, console mon âme par ta miséricorde ; je veux m’appuyer sur elle seule et y répondre toujours. Amen.
Notre Père – Je vous salue Marie
Le prêtre : Aie pitié de nous, Seigneur.
Le peuple : Aie pitié de nous.
Le prêtre : Que les âmes des fidèles défunts reposent en paix,
Le peuple : par la miséricorde de Dieu. Amen.
Ô Mère, source de l’amour, accorde-moi le don de partager ta douleur et tes larmes.
Refrain : Ô sainte Mère, imprime dans mon cœur les plaies de ton Fils unique.
Neuvième station
Le prêtre : Contemplons : Jésus tombe pour la troisième fois.
Le prêtre : Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons,
Le peuple : car par ta sainte croix tu as racheté le monde.
Le prêtre : Ô Jésus, par les souffrances que tu as endurées dans ta troisième chute sous la croix, je te demande de ne jamais permettre que je retombe dans le péché. Oui, Jésus, j’accepte de mourir plutôt que de tomber à nouveau dans le péché. Amen.
Notre Père – Je vous salue Marie
Le prêtre : Aie pitié de nous, Seigneur.
Le peuple : Aie pitié de nous.
Le prêtre : Que les âmes des fidèles défunts reposent en paix,
Le peuple : par la miséricorde de Dieu. Amen.
Mets dans mon cœur un feu qui brûle pour Jésus, mon Seigneur, à l’amour admirable.
Refrain : Ô sainte Mère, imprime dans mon cœur les plaies de ton Fils unique.
Dixième station
Le prêtre : Contemplons : Jésus est dépouillé de ses vêtements et abreuvé de vinaigre et de fiel.
Le prêtre : Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons,
Le peuple : car par ta sainte croix tu as racheté le monde.
Le prêtre : Ô Jésus, toi qui as été dépouillé de tes vêtements et abreuvé d’amertume, je te demande de me dépouiller de l’attachement aux choses de la terre, et de me faire haïr tout attachement au monde et au péché. Amen.
Notre Père – Je vous salue Marie
Le prêtre : Aie pitié de nous, Seigneur.
Le peuple : Aie pitié de nous.
Le prêtre : Que les âmes des fidèles défunts reposent en paix,
Le peuple : par la miséricorde de Dieu. Amen.
Ô ma tendre Mère, fais que ces précieuses plaies atteignent notre cœur endurci.
Refrain : Ô sainte Mère, imprime dans mon cœur les plaies de ton Fils unique.
Onzième station
Le prêtre : Contemplons : Jésus est cloué sur la croix.
Le prêtre : Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons,
Le peuple : car par ta sainte croix tu as racheté le monde.
Le prêtre : Ô Jésus, par les souffrances que tu as endurées quand tes mains et tes pieds ont été cloués sur la croix avec des clous cruels, fais-moi crucifier ma chair dans un esprit de fidélité chrétienne. Amen.
Notre Père – Je vous salue Marie
Le prêtre : Aie pitié de nous, Seigneur.
Le peuple : Aie pitié de nous.
Le prêtre : Que les âmes des fidèles défunts reposent en paix,
Le peuple : par la miséricorde de Dieu. Amen.
Ton Fils est blessé et souffrant, et c’est pour moi qu’il a souffert : donne-m’en une part.
Refrain : Ô sainte Mère, imprime dans mon cœur les plaies de ton Fils unique.
Douzième station
Le prêtre : Contemplons : Jésus meurt sur la croix.
Le prêtre : Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons,
Le peuple : car par ta sainte croix tu as racheté le monde.
Le prêtre : Ô Jésus mon Dieu, toi qui, après trois heures d’agonie sur la croix dans d’amères souffrances, es mort pour moi, fais-moi mourir plutôt que de retomber dans le péché. Et si tu veux que je vive, que ma vie serve seulement à t’aimer et à te servir en toute fidélité. Amen.
Notre Père – Je vous salue Marie
Le prêtre : Aie pitié de nous, Seigneur.
Le peuple : Aie pitié de nous.
Le prêtre : Que les âmes des fidèles défunts reposent en paix,
Le peuple : par la miséricorde de Dieu. Amen.
Associe-moi à tes pleurs, quand ton Bien-aimé fut suspendu, et blesse mon cœur affligé.
Refrain : Ô sainte Mère, imprime dans mon cœur les plaies de ton Fils unique.
Treizième station
Le prêtre : Contemplons : Jésus est descendu de la croix et déposé dans les bras de sa Mère.
Le prêtre : Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons,
Le peuple : car par ta sainte croix tu as racheté le monde.
Le prêtre : Ô Marie, Mère douloureuse, qu’il était grand le glaive de douleur qui transperça ton cœur quand tu vis ton cher Fils Jésus mort sur tes genoux ! Obtiens-moi, ô Marie, de haïr toujours le péché, cause de sa mort et de ta grande douleur, de vivre en vrai chrétien et de sauver mon âme. Amen.
Notre Père – Je vous salue Marie
Le prêtre : Aie pitié de nous, Seigneur.
Le peuple : Aie pitié de nous.
Le prêtre : Que les âmes des fidèles défunts reposent en paix,
Le peuple : par la miséricorde de Dieu. Amen.
Accorde à un humble serviteur d’être ton ami, sauvé des flammes.
Refrain : Ô sainte Mère, imprime dans mon cœur les plaies de ton Fils unique.
Quatorzième station
Le prêtre : Contemplons : Jésus est mis au tombeau.
Le prêtre : Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons,
Le peuple : car par ta sainte croix tu as racheté le monde.
Le prêtre : Ô Jésus, je désire demeurer toujours avec toi, mort au monde, et ne vivre que pour ton amour, afin de jouir plus tard avec toi, dans le paradis céleste, du fruit de ta Passion douloureuse et de ta mort sur le bois de l’opprobre. Amen.
Notre Père – Je vous salue Marie
Le prêtre : Aie pitié de nous, Seigneur.
Le peuple : Aie pitié de nous.
Le prêtre : Que les âmes des fidèles défunts reposent en paix,
Le peuple : par la miséricorde de Dieu. Amen.
Quand mon corps mourra, mène mon âme à ce qu’elle désire : la gloire de notre Rédempteur bien-aimé.
Refrain : Ô sainte Mère, imprime dans mon cœur les plaies de ton Fils unique.
Prière
Père éternel, toi qui as sanctifié l’étendard de la croix vivifiante par le sang précieux de ton Fils, nous implorons ta miséricorde : accorde à ceux qui vénèrent cette sainte croix le pardon de leurs péchés et l’entrée dans la gloire éternelle, par les mérites de notre Sauveur Jésus-Christ. Amen.
Notre Père – Je vous salue Marie – Gloire au Père (aux intentions du Souverain Pontife, pour gagner l’indulgence).
Le prêtre bénit le peuple avec la croix en disant :
Le prêtre : Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit toujours avec vous ; que le souvenir de sa sainte Passion et sa force demeurent dans vos cœurs ; et que le signe de sa croix très pure vous délivre de tous vos ennemis, au nom du Père + et du Fils + et du Saint-Esprit +.
Le peuple : Amen.
Procession de la croix (Zyah)
Le Christ parle depuis la croix :
Ô mon peuple, mes amis, où est l’alliance de la foi ?
Où est la fidélité de l’amour, de l’affection et de la bienveillance ?
Comme un meurtrier, comme un ennemi, vous m’avez livré à l’humiliation,
et entre deux brigands vous m’avez crucifié, nu.
Qu’ai-je donc fait pour recevoir un tel salaire ?
Qui est l’accusateur, et pourquoi suis-je condamné ?
Ne vous souvenez-vous pas de mes bienfaits, ne vous souvenez-vous pas de ma générosité ?
Combien de malades, combien d’infirmes mes soins ont guéris !
Vous qui regardez ma détresse, vous qui voyez mon épreuve,
vous qui entendez mes pleurs et les soupirs de ma Mère,
avez-vous jamais vu quelqu’un frappé d’un malheur pareil au mien ?
Quelqu’un a-t-il bu ma coupe et goûté mon amertume ?
Ô Marie, ma Mère, tes sanglots redoublent mes larmes :
aie pitié de moi, calme-toi, laisse-moi, retourne-t’en !
Ô mon Père, pourquoi m’abandonnes-tu dans ma douleur ?
Les soupirs m’étouffent, et mes côtes sont déchirées !
Le prêtre récite une prière à la sainte croix ou les cinq actes, en l’honneur des cinq plaies du Seigneur ; après chacun, les deux chœurs disent : Notre Père – Je vous salue Marie – Gloire au Père.
Prière à la sainte croix
Le prêtre : Sois béni, ô sainte croix, bois de vie, toi qui détruis l’erreur et donnes au monde le salut. Tu es l’étendard de la victoire dans le combat ; par toi se sont accomplis des signes admirables. Tu abolis les sacrifices anciens et tu accomplis les mystères. Par toi la paix vient à nous et la joie demeure en nous. Par toi l’Église est élevée et ses enfants sont protégés. Par toi nos corps sont sanctifiés et nos âmes purifiées. Par toi nos fautes sont effacées et notre justice grandit. Par toi les croyants atteignent la perfection. Par toi les vivants sont armés, par toi les défunts reposent. À ton ombre nous nous abriterons au dernier jour, et avec toi nous marcherons vers la demeure de la vie, rendant gloire au Christ, le Verbe qui fut crucifié sur toi, à son Père et à son Esprit vivant et saint, pour les siècles.
Le peuple : Amen.
Les cinq actes
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.
Acte de foi
Seigneur Jésus-Christ, nous croyons fermement tout ce que notre Mère la sainte Église croit et nous enseigne à croire, parce que c’est toi qui le lui as révélé, toi la Vérité qui ne trompe pas et ne peut être trompée. Nous te demandons, par ton amour pour ta Mère, la sainte Vierge Marie, et pour ton juste serviteur saint Joseph, son époux virginal, et par la plaie de ton pied gauche, de nous accorder ta grâce pour vivre et mourir en elle. Amen.
Notre Père – Je vous salue Marie – Gloire au Père
Acte d’adoration et d’action de grâce
Seigneur Jésus-Christ, nous te confessons et nous t’adorons comme notre Dieu, notre Sauveur et notre Juge suprême ; inclinés devant ta divine majesté, nous te rendons grâce pour tous les bienfaits que tu nous as accordés et que tu nous accorderas encore. Nous te demandons, par ton amour pour ta Mère très sainte, la Vierge Marie, et pour ton juste serviteur saint Joseph, son époux virginal, et par la plaie de ton pied droit, de nous accorder ta grâce pour vivre et mourir en elle. Amen.
Notre Père – Je vous salue Marie – Gloire au Père
Acte d’espérance
Seigneur Jésus-Christ, nous mettons en toi notre confiance et nous espérons que tu nous secourras et nous guideras en cette vie, que tu pardonneras nos fautes et nous feras posséder ton bonheur éternel, car toute notre espérance repose sur ta miséricorde infinie et ta bonté ineffable. Nous te demandons, par ton amour pour ta Mère très sainte, la Vierge Marie, et pour ton juste serviteur saint Joseph, son époux virginal, et par la plaie de ta main gauche, de nous accorder ta grâce pour vivre et mourir en elle. Amen.
Notre Père – Je vous salue Marie – Gloire au Père
Acte d’abandon à la volonté de Dieu
Seigneur Jésus-Christ, nous nous abandonnons à ta volonté divine, parfaitement droite, et nous acceptons de bon cœur, de ta main, les maladies, les épreuves et la mort, de la manière et au moment que tu voudras. Nous ne désirons rien d’autre, ô Jésus bien-aimé, que voir s’accomplir en nous ta bonne volonté, maintenant et toujours, en tout lieu et en tout temps. Nous te demandons, par ton amour pour ta Mère très sainte, la Vierge Marie, et pour ton juste serviteur saint Joseph, son époux virginal, et par la plaie de ta main droite, de nous accorder ta grâce pour vivre et mourir en elle. Amen.
Notre Père – Je vous salue Marie – Gloire au Père
Acte de contrition et d’amour
Seigneur Jésus-Christ, nous regrettons du fond du cœur de t’avoir offensé par nos mauvaises actions ; nous avons mérité de toi des peines temporelles et le feu éternel de l’enfer, et nous avons perdu les joies de ton Royaume céleste ; mais nous les regrettons surtout parce que nous avons offensé ton amour paternel, toi qui es un Dieu bon, digne de l’amour de toutes tes humbles créatures. Nous prenons la ferme résolution de ne plus y revenir, et nous accepterions de mourir mille fois plutôt que de commettre un seul péché mortel. Nous te demandons, par ton amour pour ta Mère très sainte, la Vierge Marie, et pour ton juste serviteur saint Joseph, son époux virginal, et par la plaie de ton côté très pur, de nous accorder ta grâce pour vivre et mourir en elle. Amen.
Notre Père – Je vous salue Marie – Gloire au Père
Pendant que le prêtre encense la croix, puis se lève et la porte en se tournant vers le peuple, le peuple chante « Tešbuḥto l-Moryo » (Gloire au Seigneur).
Tešbuḥto l-Moryo (Gloire au Seigneur)
Gloire au Seigneur !
Le Fils de Dieu est mort pour nous dans les tourments, sur la croix,
et il a remis son esprit à son Père, le Seigneur de l’univers admirable.
Les rochers se sont fendus, les tombeaux se sont ouverts,
et l’angoisse s’est emparée de toute la terre.
Ils ont transpercé d’une lance le cœur de celui par qui tout a été fait,
et de lui ont coulé le sang et l’eau, qui ont donné la vie aux fils des hommes.
Gloire au Seigneur !
Quand l’Église vit le Soleil de justice resplendissant
crucifié sur le bois de l’opprobre, lui le Dieu tout-puissant,
elle fut saisie de tristesse et pleura à chaudes larmes,
en voyant ses plaies et la marque des clous.
Elle s’inclina et lui dit : « Me voici, ô toi, l’objet de tous mes désirs,
prosternée avec mes enfants, car tu es mort pour nous. »
Ou bien on le chante en syriaque. Les deux strophes syriaques ont le même sens :
Gloire au Seigneur : sur la croix il remit son esprit entre les mains de son Père, le Seigneur des mondes ; les tombeaux s’ouvrirent, les rochers se fendirent, et la stupeur saisit toute la création ; d’une lance on perça le côté du Créateur de tout, et il en coula le sang et l’eau, pardon pour le monde.
Gloire au Seigneur : du haut du bois de la croix, l’Église vit le Soleil de justice qui illumine le monde ; elle s’affligea, pleura, contempla ses blessures et les clous de ses mains, et la marque de la lance dans son côté ; elle s’approcha, se prosterna devant lui et dit : « Moi et mes enfants, nous t’adorons, car pour nous tu es mort. »
Ou bien on dit en arabe ces deux strophes :
Gloire au Seigneur !
Sur le bois est étendu le Saint de Dieu,
une seule plaie, du sommet de la tête jusqu’aux pieds.
Chaque tombeau a la bouche ouverte,
chaque rocher est fendu et brisé ;
le cœur du Créateur de tout est transpercé, sanglant,
et de lui coule le pardon qui abreuve la terre entière.
Gloire au Seigneur !
Ô toi dont les yeux regardent du haut du bois,
Soleil de justice resplendissant, débordant de bonté,
le clou a pénétré dans ses mains,
la lance a ouvert son cœur éprouvé ;
tu as abreuvé le rocher dur de ton sang vermeil :
Seigneur, aie pitié de nous, enseigne-nous cette expiation.
Le prêtre porte la croix en se tournant vers le peuple, qui chante à deux chœurs :
Marie se tenait debout
Marie, fille de David, se tenait debout près du bois,
pleurant son Fils crucifié par les mains des soldats.
La lance de la douleur s’enfonçait dans son âme,
et sous la souffrance elle perdit connaissance.
Puis la Mère revint à elle
et s’écria : « Ah, mon enfant !
Mon bien-aimé, mon bien-aimé, mon enfant, parle-moi !
Comment te voir nu sans te pleurer, mon Fils ?
Tes douleurs ont brûlé mes entrailles,
tes souffrances ont transpercé mon cœur.
Comment ta Mère pourra-t-elle vivre,
mon enfant, après ta mort ?
Ô gloire de ta Mère et son fruit unique,
ô Fils unique de ton Père et son image glorieuse,
ton départ m’a blessée comme un couteau,
et ton supplice m’a transpercée comme une lance.
Permets-moi de mourir avant toi,
pour ne pas voir ce que tu endures.
Fruit de mes entrailles, quel est cet état ?
Ton sang coule et les coups s’abattent sur toi.
Qui aura pitié de moi à cause de toi ?
Qui mêlera mon sang à ton sang ?
Tu es crucifié sur la croix,
et ta Mère redouble ses sanglots.
Que sont ces blessures sur ton corps très pur ?
Elles ont changé ta beauté et ton éclat florissant ;
la splendeur de ton visage a pâli,
et tes larmes coulent comme la pluie.
Tes soupirs m’ont fait fondre,
tes tourments m’ont brisée. »
Ô Mère de Jésus, fille du Père très bon,
ô Épouse du très grand Esprit Saint,
associe-nous aux souffrances de notre Rédempteur,
orne-nous de la grâce de notre Créateur,
afin que nous te servions toujours,
à toute heure et tous les jours.
Le prêtre bénit le peuple avec la croix en disant :
Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit toujours avec vous ; que le souvenir de sa sainte Passion et sa force demeurent dans vos cœurs ; et que le signe de sa croix très pure vous délivre de tous vos ennemis : au nom du Père + et du Fils + et du Saint-Esprit +.
Le peuple : Amen.
Ô mon bien-aimé
Ô mon bien-aimé, ô mon bien-aimé, dans quel état te trouves-tu ?
Qui t’a affligé, qui t’a frappé ? Qui est donc ce misérable ?
Mon bien-aimé, quelle faute, quel mal as-tu commis ?
Te voilà épuisé, blessé, sans aucun remède.
« Fille de Sion, regarde-moi, englouti dans ces flots profonds ;
j’ai été abandonné, trahi, et le malheur m’a pénétré jusqu’aux entrailles.
Pas un ami, pas un de mes proches n’est sorti
pour écarter de moi l’opprobre et consoler l’affligé.
J’ai été lié et frappé comme le plus misérable des hommes ;
on m’a flagellé à coups de fouet comme le pire des criminels.
Tout cela, c’est à cause de vous, afin que vous soyez honorés.
Regardez-moi : avez-vous vu au monde une souffrance pareille à la mienne ?
Ils m’ont étendu comme un agneau, ils m’ont cloué sur la croix ;
tout secours m’a fui, comme si j’étais un étranger.
Alors j’ai gémi et j’ai appelé le Créateur de l’univers, qui veille sur tout ;
à l’injustice ont succédé l’abandon, le trouble et les larmes. »




